Galeries

Le Blogue:

Qui suis-je? voilà quelques pistes pour répondre à cette intéressante question.

Ça fait 11 ans que je suis arrivé au québec, importé de France. Je travaille en gestion de la recherche, à l'université Laval de Québec.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu, je fais aussi des scénarios de BD, mais je ne suis pas assez avancé à mon goût pour m'étendre sur le sujet (si vous voulez en savoir plus, contactez moi:  eric.lamiot@lycos.com).

J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Bref, c'est à travers ces pages que vous finirez par me découvrir, si ça vous tente!!

A bientôt.

Éric

http://ericlamiot.site.voila.fr/

Si l'environnement, l'écologie appliquée, et un projet de développement économique socialement conscient vous intéressent, venez participer ici:

http://zone.industrielle.ecologique.over-blog.com/

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Mercredi 16 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

 Nous éditons des bandes dessinées et livres de graphisme hors norme qui n'existeraient sans doute pas sans nous.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant les éditions Humeurs?

 

La nouvelle formule de notre collectif sort en juin, un livre de Vuillemin et Choron en novembre, et plusieurs autres projets en chantier.

 

 

 

Quels sont les défis à relever pour une maison d’édition comme la votre?

 

Éditer les meilleurs livres possible, qu'ils soient conformes à notre idée du livre, peut importe la rentabilité du titre.

 

 

 

Qu’allez-vous proposer aux lecteurs québécois comme découvertes?

 

Malheureusement, nous n'avons guère de nouveautés à présenter, mais je ramènerai quand même plusieurs titres de notre catalogue.



Qu’attendez-vous de votre passage au Festival de la Bande Dessinée Francophone de Québec?

 

 Des rencontres, de beaux livres.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Une fois, une réaction assez violente (lettre d'insultes) suite à la publication du livre pourtant interdit aux moins de 18 ans, Desseins malpropres de Doury et Richard.

 

 

http://editionshumeurs.free.fr/UntitledFrameset-29.htm

 

 

 

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Mercredi 16 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter ce que vous faites à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Se présenter comme dessinateur de bande dessinée suscite toujours un regard de surprise au Québec… Je ne m’en offusque pas, c’est vrai que le métier est plutôt étrange et peu commun. Généralement lorsque je présente mon métier à des gens, je suis assez généraliste sur le fond (je dessine de la BD pour des éditeurs européen…) mais je développe si je tombe sur un passionné.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Djief?

 

Ah celui-là! Ne m’en parlez pas! Il continue à illustrer la série du Crépuscule des dieux et à prendre des commandes de couvertures pour Soleil pour faire vivre sa famille mais il est généralement peu fréquentable ces derniers temps à cause de son horaire drôlement chargé… Par contre, sa double personnalité qui se nomme « Bergeron » a entre-temps signé chez Glénat (France) une nouvelle série qui verra le jour en 2009. Elle s’intitule « Saint-Germain ». Ce nouveau projet est réalisé en collaboration avec le scénariste français Thierry Gloris et développé à partir d’un vieux concept qui traînait dans les cartons de Bergeron depuis une vingtaine d’années.

 

 

 

Jusqu’à présent, quel a été l’accueil pour « Le crépuscule des dieux »?

 

Tout dépend de quel côté on le prend : du point de vue des critiques BD, ça n’a pas levé une tonne d’enthousiasme, mais d’un point de vue des lecteurs la réception a été bonne! Compte tenu de la situation du marché de la BD en Europe, on a tiré notre épingle du jeu sommes toutes assez bien. Rien d’exceptionnel mais assez bon pour que l’éditeur entrevoit un avenir prometteur à ce cycle de 6 tomes. Le troisième opus consolidera la série et rassurera les lecteurs plus frileux par rapport aux nouvelles séries sur le marché.     

 

 

 

Comment s’est passée la visite à Angoulême?

 

Ce fut beaucoup de dédicaces, du beau temps en cadeau de dame nature et de belles rencontres d’auteurs.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

La question qui tue : « On peux-tu vivre de ça ??? »

Ben, il semblerait que oui… ^__^

 

 

http://www.djief.com/

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=47

 

 

 

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Mercredi 16 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je fais de la bande dessinée underground parce que les gens trouvent que j’ai des drôles d’idées. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est ce que je récolte le plus souvent comme commentaire face à ma production.

La bande dessinée rejoint me deux plus grande passion : dessiner et inventer des histoires. J’ai donc approché le médium de la bande dessinée dans la volonté de développer un nouveau moyen d’expression, et non dans le but unique de « faire de la bd ».

Voilà pourquoi mon travail offre une grande diversité de lecture, parce que je procède par exploration.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant ce que vous allez nous présenter au Festival?

 

Chimeris –Sirus- est un récit de science-fiction.

Cette histoire se construit  comme Mandragora et Evagruss en ce sens qu’elle s’apparente un peu à de la tragédie grecque. Le personnage principal tient mordicus à une idée : son identité, alors qu’autour de lui un monde incompréhensible se charge de détruire tout l’édifice de ses conceptions. Le personnage doit donc se reconstruire en modifiant l’espace de ses perceptions : par le sens visuel en majeur partie.

C’est une bd que je viens tout juste de terminer, juste à temps pour le festival de bande dessinée. Je vais aussi avoir l’occasion d’aller la présenter en France à l’automne prochain, au festival Quai des bulles car j’ai gagné un concours de l’OFQJ.

 

 


  

Qu’attendez-vous de votre présence dans l’espace Fanzine du FBDFQ?

 

Beaucoup de plaisir et bien des rencontres.

J’aime beaucoup voir où les autres sont rendus, regarder ce qu’ils ont produit cette année, partager et échanger.

C’est un moment unique car nous nous voyons assez peu souvent. J’ai hâte de récolter les critiques et les commentaires. Même s’ils sont rarement positifs, c’est extrêmement formateur, c’est ainsi que j’apprends le mieux.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Cela me surprend qu’on me compare souvent à Lovecraft ou même un jour au « Vagabond des limbes ». J’ai trouvé cela extrêmement flatteur.

Les gens voient souvent des traces de mes inspirations dans mon travail : Druillet et Andreas.

Mais … Crumb? Oui, cela m’étonne beaucoup mais on y a déjà discerné son influence. Et c’est un peu vrai.

Mon travail serait torturé et troublant. Peut-être, mais ce n’est pas toujours ce que j’en perçois et ce que je désire y exprimer.

Et, pour finir, étant donne que la plupart des gens trouvent que ce que je fais est définitivement trop bizarre, les commentaires positifs ne sont pas légion. Ils me surprennent toujours et sont pour moi la plus grande récompense de mon travail acharné.


 

 http://www.vaar.ca/



 

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Mardi 15 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je suis un dessinateur-humoriste. Depuis environ 30 ans, je conçois et produits des dessins au Québec sous forme de bandes dessinées, de caricatures éditoriales, d'illustrations humoristiques, d'animation web et d'animation télé. Ma spécialité est l'humour, particulièrement le gag rapide. Je travaille pour tous les types de publics.

 

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité de Serge Gaboury?

 

Actuellement, je collabore régulièrement à Safarir, les Débrouillards et La Terre de chez nous pour la bande dessinée. Je fais de la caricature éditoriale pour La Terre de chez nous. Je fais des illustrations humoristiques pour Protégez-vous, Vélomag et Délire. Je travaille aussi sur des projets qui ne sont pas nécessairement des collaborations régulières. Par exemple, je viens de terminer, pour les Éditions du Chien rouge, toutes les illustrations d'un livre destiné à la clientèle touristique, intitulé "Parlure et parlotte Québécoise illustrée". Il devrait paraître d'un jour à l'autre!

 

 

 

 

Est-ce différent de faire « Glik et Gluk » plutôt que les Laterreur, la bande dessinée qui passe dans « la terre de chez nous »?

 

 Glik et Gluk est une bande dessinée destinée aux enfants qui paraît dans le mensuel "Les Débrouillards", et elle consiste en histoires complètes de deux pages. Le monde de Glik et Gluk est imaginaire et absurde. Les Laterreurs, qui paraît dans "La terre de chez nous", un journal hebdomadaire, est une bd de type "strip", destinée à toute la famille, dont les personnages sont une famille de producteurs agricoles aux prises avec des problèmes inspirés de la vie réelle. Les deux bd sont humoristiques.

 

 

 

 

Vous faites aussi de l’animation, est-ce que la BD et l’animation s’influencent l’un l’autre?

  

  Les deux se sont toujours influencés pour moi. En 1979, mes premières pages pour Croc étaient très influencées par les dessins animée de la Warner Brothers. Je travaillais aussi avec des cases de format panoramique, et ça, c'était une référence consciente au cinéma.

 

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Ce qui me surprend toujours, c'est surtout les commentaires des enfants. Toute petite, une de mes fille m'a dit, en regardant mon travail sur ma table à dessin: "Toi, Papa, tu es un genre d'enfant adulte."

C'était le plus beau compliment qu'elle pouvait me faire!

 

 

 

http://www.gabourycartoons.com/

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=51

 

 

 

 

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Mardi 15 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

Je m'appelle Felix Quednau, je suis un ``excentrique hypersensible`` qui aime dessiner, peintre, sculpter, jouer de la musique, faire des arts martiaux et raconter des histoires mythologiques.
Je suis en train de construire un site pour ma bd 
www.nemexar.com 
J'essaye de raconter des histoires fantastiques remplies d'action, mais qui ne sont pas ``gore``. Un genre de seigneur des anneaux à la Peter Jackson mais accessible à un enfant de moins de 8 ans, dans lequel j'incorpore certains aspects que l'on retrouve dans l'aïkido et le tai-chi.

J'aimerais aussi que ma bédé s'inscrive éventuellement dans un contexte écologique, équitable et de décroissance (encre écolo, papier recyclé, imprimerie coopérative de travail...). Dans la même veine que le soulier ``unswoosher`` de Adbusters.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant ce que vous allez nous présenter au Festival?


Au salon, je vais présenter les 25 premières pages du premier chapitre (qui en compte environ 100). C'est une première partie plutôt lente. Il ne s'y passe pas grand chose. J’expose les différents lieux où va se dérouler l'aventure. Au fur et a mesure que l'histoire va défiler le rythme va s'intensifier...
On y voit même pas encore les personnages principaux, c'est pourquoi j'ai fais un mini poster (pièce jointe). Malheureusement, les personnages sont difficiles a discerner surtout les huit gardiens célestes. Il va falloir que je me fasse des sculptures....
Je vais tenter  de commencer a me monter un ```fanclub`` pour pouvoir vendre mes bds à partir de mon site.
Aussi voir si il y aurait de l'intérêt pour faire des ateliers de créativité ou les gens pourraient venir partager leur connaissance et travailler dans l'entraide, la coopération et la confiance sur leurs projets. (voir
www.djaimox.com/go)

 

 

 

Qu’attendez-vous de votre présence dans l’espace Fanzine du FBDFQ?

 

De me faire connaitre un peu, me faire des contacts, parler à des gens qui comprennent les énormes difficultés d'être bédéiste a Québec. Rencontrer des gens qui partagent mes préoccupations écologiques, et de justice sociale.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?


Que mes œuvres vont juste prendre de la valeur quand je serai mort. Ça fait mal et je refuse de le croire. J'aimerais bien un jour générer un revenu à travers mes habiletés artistiques....

 

 

www.nemexar.com

 

 

 

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Mardi 15 avril 2008

 




Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un  qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je dirais qu'on est un couple dans la vie comme au travail, et qu'on fait ensemble la série les Nombrils.  C'est une série d'humour mettant en scène trois adolescentes : deux jolies chipies et leur copine, moins mignonne, mais dotée d'un grand cœur.  J'ajouterais qu'il s'agit de gags généralement en une page qui se soudent pour développer une trame narrative, permettant ainsi d'explorer la psychologie des personnages.

 


Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Delaf et Dubuc?

 

Eh bien le tome trois de notre série vient de paraître.  Le tome 2 a reçu le prix des étudiants et étudiantes en bd de l'UQO (merci!).  Et on va se remettre très bientôt au boulot sur le tome quatre !

 

Comment vont « les nombrils »?

 

Super bien !  Jamais on n'aurait pu s'attendre à ce que les choses se passent aussi bien sur cette série, surtout avec l'humour mordant parsemé de 'politiquement incorrect' qu'on s'est permis dès le début, et qu'on continue à utiliser.  Les plus récentes nouvelles sur la série, c'est qu'elle sera publiée en albums en espagnol dès juin 2008, et que les planches sont publiées dans des magazines en France, Belgique, Turquie, Grèce et Chine, en plus du Québec.

 


Vous en êtes au troisième album, est-ce difficile de se renouveler  dans la BD d’humour?

 

Ce l'est sûrement, dans une série classique où les situations et les personnages restent exactement les mêmes d'album en album.  Dans notre cas c'est différent : dès la fin du tome 1, on a cassé un running-gag en permettant à Dan et Karine d'enfin se rapprocher.  La fin du tome 2 modifiait des choses aussi, ce qui fait que le tome 3 est très différent, avec Vicky qui assume les conséquences de sa chute.  Et c'est sans compter le tome 3, où on révèle le mystère de John John !  On se met en danger à la fin de chaque album, sans savoir comment on pourra récupérer au début du suivant.  On ne craint pas trop de se répéter, mais c'est un risque qu'on prend et ça peut parfois être angoissant.

 


Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus  de votre travail?

 

Quand les gens nous disent que le tome 3 est leur préféré !  On s'est vraiment cassé la tête pour arriver à boucler ce tome.  On avait deux trames narratives principales difficiles à combiner, et on avait peur que le dévoilement de ce qui se cache derrière la visière de John John jette de l'ombre sur notre véritable fin.  En plus, comme le dénouement est à l'image du slogan de la série (La vie est cruelle...  et puis après ?), on se disait que peut-être les gens nous en  voudraient d'être aussi durs et injustes envers nos personnages.  

Pendant qu'on se posait mille questions, les pages continuaient à paraître dans Spirou, nous forçant à continuer à avancer et à assumer ce qu'on avait déjà mis en place dans les planches précédentes...  On a sorti l'album en toute humilité, en se disant que c'était le mieux qu'on avait pu faire et que si les gens n'aimaient pas, tant pis, on  assumerait...   C'est vraiment rassurant de voir que les lecteurs nous suivent dans notre envie de raconter une histoire qui s'éloigne totalement de la morale à la walt disney !

 

http://www.lesnombrils.com/

 

http://www.dupuis.com/servlet/jpecat?pgm=VIEW_SERIE&lang=FR&SERIE_ID=1275

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=49

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=45

 

 

 

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Mardi 15 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu'un qui ne
vous connaît pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

Une image vaut mille mots.  Donc, la première chose que je fais, c'est de présenter l'ensemble de mes titres disponibles (j'en ai douze à mon actif).  Ainsi, on peut voir directement mon travail.  Étant donné qu'une bonne partie de mes ventes se font directement de personne à personne (j'ai toujours des exemplaires de mes albums dans ma voiture), je peux argumenter ou discuter sur les points qui suscitent le plus d'intérêt de la part de mon futur lecteur ou lectrice.  



Pouvez-vous nous parler de l'actualité concernant Louis Rémillard?

J'ai toujours plein de projets qui mijotent sur la table à dessin.  Mon album intitulé Voyage en zone d'exploitation, dont j'ai terminé la réalisation en 2004, vient d'être publié chez les éditions Les 400 coups/zone convective.  C'est un récit sans histoire, sans parole où s'entremêlent art, nature et expérimentation.    J'ai fait en 2007  Le dry putride qui révèle l'existence d'un étrange personnage issu du canot d'eau vive.  Activité sportive, un tantinet extrême dont je suis un friand amateur.  Récemment, j'ai finalisé le tome deux de Spécimens qui est une compilation de bandes dessinées qui présente une galerie de personnages tordus et de situations absurdes.  Actuellement je travaille sur un projet d'envergure qui sera assez différent de mon travail bédéistique habituel.  Ce projet est encore embryonnaire et je préfère ne pas vendre la mèche pour le moment.  Le temps venu, je me ferai un plaisir d'en discuter davantage.  



Ça fait longtemps que vous ¦uvrez dans la bande dessinée québécoise, comment
percevez-vous son évolution?

Lorsque j'ai commencé à publier mes BD, au début des années 70, tout était à construire et les jeunes de mon âge étaient déterminés à le faire.  Sans se connaître, des groupuscules publiaient leurs revues ou fanzines chacun de son côté aux quatre coins de la province.  Nos livres d'histoire nous enseignent que cette époque héroïque s'appelle le printemps de la BD québécoise.  Depuis, les générations de bédéistes se sont succédé, développant ainsi la qualité des BD, le lectorat et par la force des choses, le marché.  Aujourd'hui, je trouve que la bande dessinée québécoise est sur une bonne lancée.  De bons auteurs, de bonnes BD et quelques bons éditeurs.  De plus en plus d'auteurs Québécois se font publier par des éditeurs européens, chose impensable à mes débuts.  Il reste tout de même encore à faire pour atteindre un large public.  Si les journaux à grand tirage publiaient davantage de strips d'auteurs québécois, au lieu des éternelles séries américaine, cela favoriserait grandement la bande dessinée d'ici.



Que devient le général Tidéchet?

Le général Tidéchet s'est fait discret depuis quelques années.  La dernière histoire que Denis Rémillard (scénario) et moi (dessin) avons fait’ s'intitule Branle bas de combat à Cocapabanana et a été publié, par tranches d'épisodes à suivre, dans le fanzine Mensuhell.  À court terme, on n'envisage pas de faire de nouvelles BD du général, mais, on ne sait jamais.  Denis et moi collaborons toujours pour faire des BD et illustrations à caractère politique pour la revue de gauche À Bâbord.  Étant donné que je ne suis pas seul dans la création du général Tidéchet, je laisse le soin à Denis de compléter ma réponse sur ce sujet délicat.  
Tidéchet grenouille toujours pénard dans son Nomansland oublié par l'actualité.  Mais tout continue comme avant.  La dictature de cet infâme personnage persiste.  Dans ce temps de zizanie politique, il en profite pour jouer avec son réseau d'influences et asseoir encore plus de pouvoir et d’avoir entre ses mains.  Mais, il sait qu’il peut à tout moment, revenir au devant des micros et des caméras.  Car, il faut le dire, ce n’est pas parce que l’on en parle pas que son infamie a cessé de se raffiner, de se pervertir.  Il ne faudrait pas que deux auteurs pervertis de vérité risquent encore leurs vies pour remettre à jour ce pernicieux personnage.  Mais, il faut attendre le moment propice.  Il faut aussi comprendre que compromettre un personnage de la taille de Tidéchet, nous jette illico dans la mire de ses services secrets.  Il va de soit que le secret est de rigueur.  Maintenant, après quelques chirurgies plastiques et de multiples voyages à l'étranger sous diverses personnalités et passeports de diverses nationalités, nous avons peut-être brouillé les pistes.  Qui sait ?  Éventuellement, les deux détracteurs que nous sommes de ces dictatures tentaculaires que représente le Nomansland et son dictateur à vie le Général Tidéchet pourraient surprendre encore en sévissant par un autre album dénonciateur sur son régime à tout le moins excessif.  Tous les grands dirigeants politiques veulent imiter son régime.  Bush, Poutine, Sarkozy, Kadhafi et les autres empruntent à Tidéchet. Ils raffinent le truc.  Et le truc s'étend et la plèbe applaudit.  Quand on y pense, ça fait met des services secrets aux fesses tout ça.  Alors ne soyez pas surpris si on a une gueule différente dans l'éventualité de la parution d'un autre album.



Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de
votre travail?

L'absence de commentaires.  Le mutisme est pire que n'importe quel commentaire, bon ou mauvais.  Cela dit, c'est la diversité de ceux ci qui étonnent toujours.  L'un peut trouver qu'une BD est tout à fait géniale et que c'est la meilleure que j'ai jamais faite de ma vie et l'autre la trouver tout à fait nulle.  C'est toujours surprenant et amusant de voir la pluralité des réactions face à ton travail.  Ce qui est rassurant, c'est qu'il y en a pour tous les goûts et que chacun y trouve son intérêt.  Pour ma part, je prends toujours le même soin à confectionner l'une ou l'autre de mes BD.

 

http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/remillard/remilard.htm

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=111

 

 

 

 

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Lundi 14 avril 2008

 




Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Ahhhhhh… Je me le fais souvent demander et je sais jamais quoi répondre!!! J’aime pas trop expliquer ce que je fais, j’ai tout le temps l’impression de me prendre au sérieux, ou de donner l’impression que ce que je fais se prend au sérieux.

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