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Le Blogue:

Qu'est-ce que ce Blogue?

 

Ça fait mantenant plus de 15 ans que je suis arrivé au québec, importé de France.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu. J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Ça, c'est pour moi.

 

Pouquoi ce blogue? Aprés avoir découvert la BD du Québec et avoir constaté son intérêt, j'ai décidé d'essayer de partager mes découvertes. Plutôt que de faire de la critique BD, je préfère discuter avec les auteurs. Alors je prépare des entrevues avec eux, avec les éditeurs et avec d'autres acteurs de la BD au Québec, et je les partage avec vous.

 

Alors... bonne lecture et à bientôt.

Éric

 

eric.lamiot@lycos.com

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Pour mes photos et chroniques de voyage:

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Pour mes dessins:

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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 15:22

 

Le Studio Premières Lignes est très actif dans la publication de bandes dessinées au Québec, nous permettant de découvrir de nouveaux talents. Cette année, Premières lignes innove et lance un livre avec trois textes illustrés, « Le Lycanthrope ». Pour en savoir plus sur cet éditeur, Bedeka.org lui a posé quelques questions. André St-Georges a accepté d?y répondre (au nom de l?équipe de Studio Premières Lignes). Cette entrevue étant datée de la fin de l?an dernier, il est possible que certaines parties ne soient plus d?actualité.

Bedeka.org : Comment est né le Studio Premières Lignes ?
Premières Lignes : L'idée a commencé à prendre forme quand quelques étudiants de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) ont voulu publier eux-mêmes leur matériel (dont Le Scribe) et se trouver une ligne éditoriale qui reflèterait leurs goûts et intérêts. Après beaucoup de travail et de tasses de café, le Studio a officiellement ouvert ses portes en 2003, juste à temps pour la parution du Scribe 8. Parmi les sept originaux, certains membres sont partis, d'autres se sont joints et l'équipe compte aujourd'hui 6 membres.
Ronan Bonnette est membre fondateur du Studio et secrétaire de la coopérative. Natif de Québec, il y est retourné, fonder la succursale « Capitale Nationale » et y tester les technologies de télécommunication inter-provinciale. On retrouve ses BD au ton humoristique dans les Scribe 1 à 8. *
Frédérick Lavergne agit à titre de vice-président et membre fondateur du Studio. Mononc Fred est natif de l?Outaouais où il a depuis, pris le contrôle des bars de la région et de leurs clientes. Dans les Scribe 4 à 8, on retrouve ses ?uvres reflétant souvent son passé militaire.
Pierre Savard est membre fondateur et président de la coopérative. Directement descendu de Jonquière, il hante l?Outaouais sous le pseudonyme d?Amon Joris. Auteur du livre S.A.I.D. en collaboration avec Victor Brideau, il a aussi participé à tous les Scribe.
André St-Georges est l?heureux trésorier du Studio. Véritable patriote de sa région natale, il s?éloigne parfois de l?Outaouais que pour mieux y revenir. Auteur d?un joli bouquin, Le Fond, il a aussi participé aux Scribe 3 à 8.
Christian Quesnel use ses pinceaux depuis plusieurs années. Depuis près d?un an, il participe aux activités du Studio dans sa région de l?Outaouais, plus récemment au milieu des vaches de Saint-André-Avellin. Outre plusieurs livres édités à gauche à droite, il est l?auteur de Manche De Pelle et se retrouve dans la liste des auteurs du Scribe 8.
Le petit dernier du Studio s?appelle Sylvain Lemay. Les présentations sont vaines dans le milieu de la BD. Résumons tout de même que Sylvain est le Grand Manitou du programme de bande dessinée de l?UQO et maintenant, directeur de la collection Analogon chez Premières Lignes, une nouvelle ligne de livres d?analyse et d?essais sur la bande dessinée. Sans oublier ses collaborations à titre de scénariste dans plusieurs récits du Scribe.

Bedeka.org : Comment se fait la sélection éditoriale ?

 

Premières Lignes : Le travail d?éditeur est grandement basé sur le pif. Malgré une tangente que nous voulons suivre, un projet part toujours d?abord d?un coup de c?ur. Il faut que l'idée nous semble prometteuse et que le style de dessin employé soit adéquat. Si quelqu'un veut nous soumettre quelque chose, il (ou elle) le fait et nous décidons ensemble si le projet nous intéresse ou non.
Dans le Scribe, sous forme de récits réalistes illustrés, les auteurs présentent diverses perceptions du thème en reflet de notre culture à chacun. Pour nos albums d?auteurs, jusqu'à présent, le choix ne fut jamais trop difficile car, connaissant le travail des auteurs, on savait de quoi ils étaient capables. En finale, nous présentons néanmoins des genres assez différents, reflets de ce que nous aimons au milieu de cette diversité de la BD québécoise.

Bedeka.org : Comment vous vous démarquez en tant qu'éditeur de BD dans le milieu ?

 

Premières Lignes : Je crois que c'est notre implication dans le milieu qui nous distingue. On cherche vraiment à être présents sur la scène outaouaise (et sur la scène québécoise par le fait même) pour développer la BD d'ici. Pour ça, on s'implique le plus possible dans les différents festivals, salons et rendez-vous du Québec, on voyage beaucoup, on organise des expos, on participe à des colloques, on siège sur des tables de concertation sur la culture en Outaouais, etc. Il en reste encore beaucoup à faire au Québec pour que la BD soit reconnue et appréciée à sa juste valeur. Mais beaucoup de gens travaillent très fort à donner de la crédibilité à ce milieu depuis des années et nous nous donnons le devoir de travailler aussi dans ce sens. Nous voulons montrer que la BD peut prendre plusieurs formes et que, contrairement à ce que plusieurs croient encore, tout le monde peut trouver son compte dans ce qui se fait ici. Ça ne veut pas dire que tout le monde va aimer ce qu'on fait. Par contre, c'est important de montrer aux gens que ça existe.

Bedeka.org : Comment est la réception du public, et pensez vous qu?il soit possible d?attirer les gens vers la bande dessinée d?ici ?

 

Premières Lignes : Pour répondre à la première partie de la question, le public reçoit généralement assez bien ce qui sort de chez nous.  Je dis assez bien parce que beaucoup de gens ne connaissent qu'Astérix ou Tintin et quand ils voient ce qu'on fait, ils sont un peu perdus.  Leurs "repères" pour figurer ce qui constitue de la bande dessinée ne tiennent plus et ce, malgré le fait qu'on ne soit pas les plus pétés dans le domaine.  Si ces gens devaient mettre la main sur du Dave McKean ou encore du Valium, ils seraient complètement débobinés.  Mais je ne parle pas de tout le monde, là!  Il y a tout de même une certaine fierté chez les gens quand ils constatent que de la BD se fait ici (ça, c'est pour la deuxième partie de la question) mais le même phénomène se produit dans tous les domaines.  Exemple: au dernier Super Bowl, je me suis mis à supporter Seattle quand j'ai appris qu'un Québécois jouait dans l'équipe. Ben c'est la même chose en BD. Les gens sont toujours heureux de voir que quelque chose émane de chez eux.  Je crois donc que oui, il est possible de rejoindre le public d'ici avec quelque chose d'ici.  Il reste juste du travail à faire pour faire constater aux gens que la BD n'est pas exclusive aux Européens, Américains ou Japonais.

Bedeka.org : Parlez nous un peu du projet Le Scribe (genèse, sélection des thèmes, des auteurs?) ?

Premières Lignes : Le Scribe, c'est ce qui est à l'origine de Premières Lignes. Pierre Savard et Jérôme Mercier ont importé à l'UQO le concept de revue qu'ils avaient élaboré au Cégep Marie-Victorin. La forme fut repensée mais l'objectif demeura le même: montrer ce que les jeunes auteurs qui évoluaient à l'UQO pouvaient faire. Malgré l?implication de l?UQO à l?époque, tout se faisait à l'extérieur des cours. Des thèmes inspirants ont toujours été choisi par l'équipe de réalisation après une période de "brainstorming". Au départ, tout le monde pouvait soumettre quelque chose au Scribe, un comité de sélection se rencontrant ensuite pour déterminer ce qui serait publié ou non. Aujourd'hui, Le Scribe est sorti de l?enceinte de l?université et les éditeurs sont plus sévères sur la sélection. Nous invitons nous-mêmes les auteurs que nous apprécions et d'autres peuvent proposer des projets mais l'acceptation n'est pas automatique. On travaille d'ailleurs sur le 9e numéro qui devrait sortir cet automne. Ça va fesser!

Bedeka.org : Quels sont vos liens avec l?Université du Québec en Outaouais ?

Premières Lignes : Eh calvasse!  Par où commencer?  Tous les membres du Studio ont étudié à l'UQO au bac en BD, hormis Christian et Sylvain, ce dernier y ayant plutôt enseigné. Au fil des ans, c?est un partenariat qui s?est établi entre les deux institutions au profit du développement de la bande dessinée en Outaouais. Nous travaillons avec l'UQO comme nous travaillons avec le Conseil régional de la culture de l'Outaouais (CRCO) et le Salon du livre de l'Outaouais (SLO). Mais l?UQO possède un certain lien émotif puisque c?est entre ses murs que les éditeurs se sont rencontrés, qu?ils ont ressuscité Le Scribe et lancé l?idée d?une coopérative d?édition. Les sept premiers numéros ont reçu une aide formidable de l?université qui s?investissait de diverses manières dans le projet. Mais, soulignons-le, la revue n?a jamais été une publication de l?UQO comme l?est aujourd?hui Plan B. Les éditeurs du Scribe se sont toujours réservé le droit de piger ses auteurs où bon leur semblaient. Finalement, le Studio et le programme de BD de l?UQO profitent tous deux de la découverte de d?une relève en BD et d?un échange fructueux entre les milieux scolaires et professionnels.

 

Bedeka.org : Vous êtes allés à Angoulême cette année. Qu'en avez vous retiré ?

 

Premières Lignes : Cette année, c'est la première fois que nous nous retrouvions en plein c?ur du festival d?Angoulême en tant que maison d?édition. On a établi plusieurs contacts très intéressants qui vont permettre des échanges avec le milieu de la BD européenne dans les années à venir. Également, comme nous voulons être le plus impliqués possible dans le domaine de la BD au Québec, nous en avons retiré une foule d'idées pour enrichir la scène québécoise. C'est énorme, le festival d'Angoulême! Pourtant, Angoulême qui n'est pas une grosse ville, est néanmoins le centre européen de la bande dessinée. C'est donc la preuve que culturellement parlant, tout n'a pas besoin d'être centralisé dans une métropole pour fonctionner. À ce chapitre, le cas d?Angoulême nous rappelle qu?il est frustrant de voir cette mentalité ridicule au Québec qui confine la culture d?ici à ce qui se passe sur le plateau de Montréal. Il est nécessaire de développer la culture du Québec et ses manifestations dans les autres régions. Tout le monde gagnera à l?aménagement de divers pôles culturels sur notre territoire. Angoulême en est la preuve.

Bedeka.org : L'Outaouais semble prolifique en terme BD : le Studio Premières lignes, Les Éditions du Vermillon à Ottawa, les rendez vous de la BD de Gatineau, l?Université du Québec en Outaouais? y a t'il quelque chose qui rends cette région prolifique dans ce domaine, ou est-ce juste un hasard ?

Premières Lignes : Effectivement, depuis quelques années, il y a un essor considérable du 9e art en Outaouais. Et la région ne cache pas sa volonté de devenir un lieu incontournable de la production et la diffusion de la bande dessinée. Depuis la création du baccalauréat en BD à l'Université du Québec en Outaouais, un nombre considérable de jeunes auteurs ont choisi la région. Se retrouvant plongés dans un milieu social et créatif particuliers, rassemblant des bédéistes de tout le Québec et d?outre-mer, un bouillonnement culturel s?est installé. De ceux qui sont venus étudier, plusieurs sont restés. Parmi les diplômés, plusieurs refusent d'abandonner leur passion et s'investissent dans les différentes manifestations comme le Rendez-vous international de la BD de Gatineau. Mais comment se fait-il que tout ça se passe chez nous? Je commence justement une maîtrise sur le sujet. Je vous reviendrai là-dessus!


Bedeka.org : La BD Québécoise voit en ce moment sa production en forte augmentation, qu'en pensez vous ?

Premières Lignes : Tant mieux! La BD d'ici est unique et il est temps que les gens commencent à la remarquer. Le Québec a toujours eu une excellente représentation sur la scène culturelle internationale. Pour un peuple de 7 millions et des poussières, nous sommes extrêmement dynamiques à ce niveau. Mais le problème, c'est que pour qu'on le reconnaisse ici, il faut souvent l'approbation de Matante France. Félix Leclerc est passé par là, lui aussi. Il a dû être acclamé d'l'aut'bord pour qu'on daigne en faire notre icône. C'est qu'on est comme ça, nous. On fait quelque chose de nouveau, de vraiment bien, mais on ne sait pas trop quoi en penser. On le montre aux "cousins" pour leur demander leur avis puis ils nous répondent qu'on est fuckés, qu'on fait des trucs complètement sautés et qu'ils adorent. Donc si la BD québécoise est en augmentation, tant mieux! Tant qu'on se met pas à faire des trucs uniquement pour faire plaisir à d'autres...

Bedeka.org : Doit-on vraiment en passer par « ailleurs » pour confirmer la qualité de ce qui est fait ici ? 

Premières Lignes : Je ne prétends pas qu'il le faille coûte que coûte.  Par contre, c'est une fâcheuse tendance qu'ont les Québécois d'attendre l'approbation de l'étranger avant d'acclamer eux-mêmes leurs créateurs.  Mais je crois que cette tendance commence à s'estomper.  Ça fait combien de temps qu'on exporte des Cirques du Soleil, des Bottines souriantes, des Félix Leclerc, des Robert Lepage, des ONF et des Guy Delisle?  Les gens se rendent compte qu'on fait des bons trucs pis que de toute façon, même si ça pogne pas ailleurs, ça change quoi?  Si on regarde vite fait la scène de BD québécoise, on va se rendre compte nous-même qu'on est bons.  Faut juste prendre le temps de jeter un coup d??il sur ce qui se fait ici et le constat se fait par lui-même.

Bedeka.org : Quels sont vos plus récents « coups de C?ur » ?

Premières Lignes : Calvasse! Pour être bien franc, ça fait un sacré bout de temps que je n'ai rien lu de nouveau... J'ai plutôt relu des trucs que j'avais déjà lu, comme "Pilules bleues" de Frédérik Peeters. Non c'est vrai! J'ai lu "La cage" de Martin Vaughn-James, récemment réédité chez MG et le fanzine "Justine" d'Iris Boudreau-Jenneau. Trop fort!

Bedeka.org : Que nous réserve le « Studio Premières Lignes » pour les prochains mois ?

Premières Lignes : Bien des choses! Le Scribe 9, pour commencer, et qui sera lancé lors du prochain Épisode, la soirée des Rendez-vous de la BD de Gatineau, le troisième party du festival organisé par le Studio. Sinon, cette année, plusieurs projets sont sur la table. Je ne peux vous dire tout pour l'instant mais des albums d?auteurs et d?autres projets collectifs sont au menu.

Bedeka.org : Quelle est la question que vous aimeriez qu'on vous pose, et quelle serait votre réponse ?

Premières Lignes : Qu'on me demande: "Prévois-tu un jour être le prochain Uderzo?", je répondrais: "Qui?"

 

 

Merci beaucoup à toute l?équipe de Studio Premières Lignes pour l?excellent travail réalisé, et pour nous avoir accordé cette entrevue. Pour tous renseignements supplémentaires, vous pouvez consulter : http://www.premiereslignes.com/

 

 

* : Ronan Bonette est actuellement propriétaire du café-bistrot « La Cuisine », rue St-Vallier, à Québec, une place à découvrir absolument!! (publicité gratuite)

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /Mai /2007 17:05

Bonjour

 

Je vais essayre de vous revenir la semaine prochaine. Il me faudra récupérer mes scans pour être capable de vous proposer de quoi, mais je vous promet d'essayer, même en basse vitesse.

A bientôt

 

Éric

 

nb: pour ceux qui voudraient avoir plus de nouvelles de ma petite fracture, je suis en arrêt jusqu'en juillet.... Sinon, ça va bien...

Par Eric Lamiot - Publié dans : ericlamiot
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 20:52

Bonjour

Désolé pour ce silence depuis le FBDFQ, mais le vendredi 13 avril, je me suis fracturé le genoux en tombant dans la rue. Conséquence, je dois être tranquille jusqu'au 14 juillet (aucune de ces dates n'est uune blague). Bref, ce blogue restera donc surement encore silencieux un moment jusqu'a ce que je sois rétabli.

Amicalement et prenez soins de vous (attention en traversant la rue ;~) )

Éric

Par Eric Lamiot - Publié dans : ericlamiot
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 04:26

Entrevues FBDFQ 2007 : Yves Rodier

 

Yves Rodier est le créateur de « Pignouf et Hamlet » avec David, et le dessinateur des « aventures de Simon Nian » avec Corteggiani au Scénario, dont les deux premiers tomes sont publiés chez Glénat.

 

EL : Ou en es-tu dans le troisième tome de Simon Nian?

Yves Rodier : Le 3e Simon Nian est en "stand-by" pour le moment. Je travaille sur un contrat de storyboard pour une série de dessins animés chez Spectra Animation. L'album est au 3/4 crayonné et j'ai entre 5 et 10 pages encrées. Je m'y remets aussitôt que je termine mes storyboards, c'est à dire cet été... J'espère que l'album pourra paraître vers la fin de l'année.

 

EL : Qu’est-ce que t’apporte cette série en terme évolution personnelle et professionnelle?

Yves Rodier : Du point de vue personnel, je crois que je commence à développer mon propre style tout en évoluant dans l'école franco-belge classique, ce qui est un rêve devenu réalité pour moi. Du côté professionnel, bien que les ventes ne soient pas faramineuses, je crois que Simon Nian m'apporte une grande visibilité. De son look "rétro" (que j'appellerais plutôt "classique"), la série accroche l'œil et se démarque du genre "Éditions Soleil" qui inonde les tablettes.

 

EL : Quels sont tes autres projets?

Yves Rodier : Corteggiani et moi avons un projet de série dans un autre style qui jouera encore sur la nostalgie de certaines grandes séries d'aventures. Et dans mes temps libres (qui sont plutôt rares!) je travaille à un essai de reprise d'une série-culte... Je ne peux pas en dire plus là-dessus pour l'instant!

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récoltés sur cette série?

Yves Rodier : Hmmm, difficile de répondre... Je pense que le meilleur commentaire m'est venu d'un vieux monsieur, alors que je dédicaçais dans une librairie de Paris, à la sortie du premier album. Il a pris mon album en demandant: "C'est une ré-édition?" J'ai répondu que non, que ça venait tout juste de paraître! Il est parti, il a acheté l'album et il a fait la queue pour une dédicace. Quand son tour est arrivé, je me suis mis à lui dessiner Simon Nian, Paoli et Diana, et il m'a dit, la voix tremblotante: "Ça me remplit d'émotion de voir un jeune (!) dessiner dans ce style-là, aujourd'hui! Je ne pensais jamais revoir ça!"... J'y repense encore souvent aujourd'hui, trois ans plus tard, et ça me fait toujours autant chaud au cœur! Le pire commentaire?...  plus difficile... Les gens n'osent pas vraiment faire des remarques négatives devant les auteurs d'une œuvre... J'imagine qu'on pourrait nous reprocher un certain manque d'originalité...

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Yves Rodier : J'espère surtout renouer le contact avec les amateurs de BD classique de Québec, qui sont beaucoup plus nombreux qu'à Montréal! C'est la première fois que je dédicace à Québec depuis la naissance de Simon Nian! J'ai hâte de voir l'accueil qu'on lui a réservé et écouter les commentaires de ses lecteurs!... De toute façon, on est toujours bien reçu au FBDFQ!

 

 

Yves Rodier au FBDFQ : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=72

 

Yves Rodier sur internet : http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/yrodier/yrodier.htm

 

Yves Rodier en entrevue sur : http://www.bedeka.org/yves-rodier.htm#cut-1

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 04:20

Entrevue FBDFQ 2007 : Catherine Genest

 

Catherine Genest est l’auteure de « Nenette », sorti l’année dernière chez Mécanique Générale.

 

EL : Que devient Catherine Genest après ce premier album de Nenette et quels sont tes projets?

Catherine Genest : Ce que je deviens : quelqu’un de meilleur, je l’espère. Et mes projets : en ce moment je travaille sur mon 2ième livre, qui paraîtra à la Courte Échelle dans une collection pour adolescents. Je fais des illustrations pour un livre écrit par un ami, j’ai commencé à faire des capsules d’animations pour un projet de sonneries de téléphones cellulaires (!), et je commence à penser à un deuxième tome pour Nenette… donc ça va !

 

EL : Qu’est-ce que t’a apporté ce premier ouvrage en terme évolution personnelle?

Catherine Genest : Faire ce premier livre, ça m’a surtout donné envie d’en faire d’autres. Je pense que c’est ce que ça m’a apporté de mieux. J’espère que je vais avoir la chance de continuer à en faire, longtemps.

 

EL : Nenette est à la frontière entre la BD, la peinture, le graphisme. Comment qualifierais-tu ton travail?

Catherine Genest : Ce qui est bien avec la BD ici, c’est que sa définition s’élargie au-delà des cases et des bulles. Nenette, c’est d’abord une séquence d’images cohérente (du moins je l’espère) donc pour moi (et pour mon éditeur de BD, pour les librairies et pour les festivals), c’est une bd !

 

EL : Quels sont les pires et les meilleurs commentaires que tu as récolté sur cet album?

Catherine Genest : J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de bons commentaires. Je peux pas dire que j’en ai eu des mauvais, j’ai eu quelques échos de gens à qui le livre ne disait rien, ou ne plaisait pas, ce qui est plutôt normal. hum… si je dois dire le meilleur : Ton livre est tellement génial que j’ai décidé de lâcher ma job et le lire à temps plein, pour toujours. Le pire : ton livre me rappelle Danser dans la lumière, de Shirley Mclaine. Mais je n’ai eu ni un ni l’autre encore.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Catherine Genest : Plein de plaisir !

 

Catherine Genest au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=53

 

Catherine Genest sur internet : http://www.cgenest.com/

 

Nenette sur internet : http://www.nenette.org/

 

Catherine Genest en entrevue sur : http://www.bedeka.org/nouvelles/images/cath-genest/c-genest.htm

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 04:30

Entrevue FBDFQ 2007 : Line Arsenault

 

Line Arsenault est l’auteur de l’excellente série « La vie qu’on mène » dont le sixième tome vient de sortir.

 

EL : Comment s’est passé l’écriture du dernier tome de « la vie qu’on même »?

Line Arsenault : Le premier tome représente 4 mois de parutions à fréquence de 6 jours semaine. Donc, vu l'échéance à chaque semaine, il s'agissait d'une production de 6 à 10 strips par semaine, vus mes strips à histoires doubles parfois. Un marathon, mais c'est bien d'avoir des échéances serrées pour s'obliger à produire.

 

EL : Qu’est-ce que t’apporte cette série en terme évolution personnelle et professionnelle?

Line Arsenault : En produisant à chaque jour, j'ai amené de nouveaux contextes à ma série, car j'appelle cela plutôt des contextes que des personnages. Exemple: les attendeurs d'autobus, le travailleur autonome ou les poissons dans l'aquarium représentant la vie de couple. L’évolution perso est l'évolution du travailleur autonome...il y a des libertés et des questionnements, c’est sûr. Les deux se rassemblent!

 

EL : Comment vis-tu l’autoédition?

Line Arsenault : Il s'agit de prendre sur ses épaules une facture...et l'assumer! Ensuite pour la distribution, c'est plus limité pour le moment, car j'ai imprimé un petit nombre d'albums, dont je ne peux fournir pour une grosse distribution. Je crois qu'il faut s'informer et jouer prudemment. Je décide de tout, en fait.

 

EL : Quels sont les commentaires que tu récolte au fil du temps sur cette série?

Line Arsenault : Depuis 10 ans, j'ai de très bons commentaires.que mes sujets sont faits d'un humour fin et intelligent! Humblement c'est ce qu'on me dit.

 Mes lecteurs suivent l'évolution des sujets et contextes... Les lecteurs qui apprécient ce que je fais sont des fidèles. Ils en redemandent. J’ai récolté de nouveaux lecteurs également par les parutions dans le Soleil, mais ces lecteurs ne savent pas toujours que j'ai des albums.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Line Arsenault : Faire connaissance avec quelques auteurs étrangers, avoir des soupers rencontres ou occasions d'échange. Vendre mon récent album "Qu'à cela ne tienne". J'aurais aimé faire partie d'un échange sur scène ou entrevue de groupe, mais il semble que je n'en aurai pas cette fois.

 

Line Arsenault au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=37

 

Line Arsenault sur internet : http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/arsenault/arsenault.htm

 

Line Arsenault en entrevue sur www.ericlamiot.org d’ici la fin de l’année si tout va bien. Venez jeter un œil de temps en temps.

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 04:24

Entrevues FBDFQ 2007 : Michel Rabagliati

 

 

 

Michel Rabagliati est l’auteur de la série « Paul », sortie chez «  La Pastèque  »

 

 

 

EL : Comment as-tu vécu la médiatisation du dernier album de « Paul »?

Michel Rabagliati : Très bien! C’est toujours agréable de faire parler de son travail de manière positive. Soulignons que les éditions de la Pastèque ont été très dynamiques et ont fait un très bon travail de relation de presse. Il est évident aussi qu’il a été plus aisé d’approcher les médias avec un cinquième album d’une série déjà en place qu’avec un premier livre, tout à fait inconnu.

 

 

 

EL : Penses-tu que cet exercice a été bénéfique pour la bande dessinée au Québec en général?

Michel Rabagliati : Je crois que oui. Le fait que des médias «sérieux» comme les journaux nationaux (Presse, Devoir, Soleil)  et des émissions de radio comme Christiane Charette ou de télé comme Bazzo.tv, Le Téléjournal etc. en parlent avec intérêt et sérieux, rehausse l’image de la bd, trop souvent considérée comme art mineur bon marché pour les enfants.

 

 

 

EL : Est-ce que cette médiatisation a modifié la perspective que tu as sur ton travail?

Michel Rabagliati : Non, ma création reste libre et personnelle. Et puis il y a médiatisation et médiatisation, on est encore loin avec les Paul, d’un battage publicitaire à la Harry Potter !

 

 

 

EL : Quel sont maintenant tes projets?

Michel Rabagliati : Continuer à m’amuser en fabriquant des bd et je me sens très privilégié de pouvoir le faire. Je travaille actuellement sur une sixième histoire.

 

 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Michel Rabagliati : Surtout bavarder avec des lecteurs, des collègues et m’éloigner de ma table à dessin!

 

 

 

Michel Rabagliati au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=70

 

 

Michel Rabagliati sur internet : http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/rabagliati/rabagliati.htm

 

 

Michel Rabagliati en entrevue sur : http://www.bedeka.org/michel-rabagliati.htm

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 04:15

Entrevues FBDFQ 2007 : Zviane

 

 

 

Zviane étudie en musique et, gagnante du premier concours Québécois de la bande dessinée, elle est l’auteur de « Le point B » sorti chez Monet Éditeur.

 

 

 

EL : Que devient Zviane après « le point B » et quels sont tes projets?

Zviane : Après les Point B, Zviane continue à faire de la bande dessinée. Ben oui, yarrive pas une semaine sans que je fasse au moins une page. Est-ce que je bosse sur un gros projet? Non, pas vraiment. Je fais des bandes dessinées pour deux magazines (le Cactus et le Vestibulles) ainsi que pour alimenter mon blogue. J’ai deux ou trois idées pour des B.D. de plus grosse envergure, mais pour l’instant, je suis encore à temps plein à l’école, alors je me réserve ça pour plus tard. Je commence une maîtrise en musique en septembre et j’ai pas mal hâte.

 

 

 

EL : Qu’est-ce que t’a apporté ce premier ouvrage en terme évolution personnelle?

Zviane : Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Si on compare la première page du livre avec la dernière, on peut voir une nette différence. La principale chose que j’ai apprise, c’est à me taire; c’est à laisser parler les images. Je fais de plus en plus de BD muettes, ou bien des BD sans narration. C’est là-dedans, je crois, qu’on peut profiter du médium au maximum. Parallèlement, je découvre peu à peu le petit milieu de la bande dessinée, rempli de gens passionnés… j’adore ça. C’est vraiment en ébullition, c’est beau à voir.

 

 

 

EL : Tu as fait tes premières séances de dédicaces, quel est ta réaction?

Zviane : Ahahah!!! Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de monde!!! Je trouve ça hallucinant que les gens prennent la peine de venir me voir lors des festivals ou salons du livre. Ya rien qui les oblige, mais ils viennent pareil et ça leur fait plaisir! Alors du coup, moi je suis remplie de joie, ya pas à dire. Et puis ça me tripper de voir des gens qui me connaissent par l’intermédiaire de mon blogue. J’ai l’impression qu’il me connaissent!...

 

 

 

EL : Quels sont les commentaires que tu récolte sur cet album?

Zviane : Beaucoup d’enthousiasme, à droite et à gauche, et venant de n’importe qui. Une des mes plus grandes victoires, c’est sûrement d’avoir réussi à faire lire de la bande dessinée à des gens qui n’en lisait pas vraiment. Puisque mon livre traite de la musique, beaucoup de musiciens s’y sont intéressés – il y a des gens qui trouvaient drôle de reconnaître les décors de la faculté de musique de l’université de Montréal dans mes cases. Et puis, le livre est super beau, je me le suis fais dire souvent, je dois ça au colossal travail des gens de chez Monet, ils ont fait un magnifique travail d’édition.

 

 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Zviane : Ça va être la fête!!! Je veux rencontrer plein de gens, je veux qu’on rigole comme des petits fous! Et puis j’ai aucun doute qu’on va rigoler; ce festival, je l’attends depuis un an, j’en ai tellement entendu parler l’an dernier (ben oui, je me suis mordu le front avec les dents d’en haut de pas y être allée), et voilà, avec tant de gens extraordinaires qui se rencontrent, la fête ne peut être que réussie.

 

 

 

Zviane au FBDFQ : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=83

 

 

Zviane sur internet : http://www.zviane.com/prout/index.php

 

 

Zviane en entrevue sur : http://www.bedeka.org/nouvelles/images/2zviane/zviane.htm

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 04:04

Entrevues FBDFQ 2007 : David Turgeon

 

David Turgeon est l’auteur de la série « La muse Récursive », parue chez Fichtre! Éditeur, et de « Minerve » sorti chez Mécanique Générale.

 

EL : Ou en es-tu dans la série « la muse récursive »?

David Turgeon : À peu près au même point depuis deux ans, c'est à dire au quart du tome 3!  En fait, c'est surtout que je me suis lancé dans d'autres projets en parallèle donc "la muse récursive" a été un peu mise de côté pour cette raison.  Surtout qu'il fallait bien sortir les deux premiers tomes qui eux étaient prêts depuis longtemps.  D'ailleurs, le deuxième tome devrait sortir dans les prochains mois, toujours chez fichtre!

 

EL : Qu’est-ce que t’apporte cette série en terme évolution personnelle et  professionnelle?

David Turgeon : À la base, cette série m'a permis de trouver ce que je voulais faire en bande dessinée, d'expérimenter des personnages, des récits, des manières de dessiner, de découper, etc.  Évidemment, plus l'histoire avance et plus les possibilités d'expérimenter se font rares, parce que je ne veux pas non plus tomber dans le n'importe quoi.  C'est pourquoi ça m'a fait du bien de faire "minerve" l'an dernier, ça m'a permis de pousser dans des directions impossibles à atteindre avec "la muse", qui est fondamentalement un récit d'aventure assez classique mais raconté de manière baroque.

 

EL : Quels sont tes autres projets?

David Turgeon : Présentement je termine "printemps lunaire", un livre pour mécanique générale qui devrait sortir cet été.  Après ça, je n'ai pas vraiment d'autres projets sur la table dans l'immédiat, donc j'envisage de terminer "la muse" dès que possible.

 

EL : Quels sont les commentaires que tu as récoltés sur ton travail?

David Turgeon : Ce sont des commentaires assez variés, d'un côté beaucoup de lecteurs sont très enthousiastes, je sens que mes livres les ont touchés, qu'ils ont vraiment embarqué dans l'histoire et dans la manière de la raconter.  Le commentaire le plus fréquent pour "la muse récursive"  c'est: "j'ai hâte à la suite!" ce que je considère comme une réussite totale.  D'un autre côté il y en a qui me reprochent que je ne peaufine pas assez mes dessins.  C'est vrai que pour moi, le "beau dessin", ça ne m'intéresse pas tant que ça et même que je m'en méfie un peu.  Même si j'aime beaucoup certains dessinateurs au dessin très travaillé, j'ai souvent plus de plaisir avec un dessin spontané, un peu brut.  Je ne crois pas être le seul même si je sais bien que ce n'est pas une opinion partagée par tous!

Je suis un peu tiraillé par la question des commentaires sur mon travail.  D'un côté, comme tout le monde je ne veux pas travailler dans le vide, et c'est bon de savoir ce que les lecteurs pensent de ce que je fais.  D'un autre côté, je ne veux pas trop compter sur ça non plus, c'est entre autres pourquoi je poste très rarement de nouvelles planches sur mon blogue (ou ailleurs). Je veux garder une certaine indépendance pour travailler, sans avoir à toujours me demander si les lecteurs vont aimer ce que je fais ou pas.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

David Turgeon : Je n'ai pas d'attentes particulières, j'ai surtout hâte de revoir mes collègues de l'extérieur de Montréal, que je ne vois pas souvent.

 

David Turgeon au FBDFQ : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=80

 

David Turgeon sur internet : http://www.davidturgeon.net/

 

David Turgeon en entrevue sur : http://www.bedeka.org/david-turgeon.htm

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 04:04

Les entrevues du FBDFQ 2007 : Voro

 

 

Voro (Vincent Rioux) est l’auteur de « la mare au diable », puis de la série « tard dans la nuit » publiée chez Vents d’ouest.

 

 

EL : Après « tard dans la nuit », ou en sont tes projets?

 

Voro : J’ai terminé ma série et j’en ai profité pour explorer amplement d’autres styles graphiques et utiliser d’autres médiums pour réaliser mes planches. Je travaille maintenant en collaboration avec Marc Bourgne sur « L’été 63 », ma nouvelle série, toujours chez Vents d’Ouest. L’album avance bien, la sortie est prévue pour avril 2008 je crois.

 

EL : Qu’est-ce que t’a apporté cette série en terme évolution personnelle et professionnelle?

Voro : Tard dans la nuit m’a permis de mettre le pied dans une grande maison d’édition européenne, à une époque ou la BD québécoise était presque inexistante en Europe. C’était un compromis où je délaissais (en partie) la couleur et le scénario pour faire mes preuves. Avec cette série, j’ai appris à maitriser un style graphique plus classique. Pour moi, c’était la première étape avant de pousser encore plus loin mon graphisme et pouvoir évoluer vers autre chose. Avant d’explorer une forme d’art, je crois qu’il est important d’en connaître les bases.

 

EL : Tu as fait beaucoup de séances de dédicaces, aimes-tu toujours autant cet exercice?

 

Voro : Oui, mais avec quelques nuances.  Si je ne prend pas le temps de discuter avec les lecteurs, ça ne me sert à rien et ça peut devenir assez pénible.  Je passe mes grandes journées à dessiner, alors je ne vais pas dans les Festivals pour faire la même chose que dans mon quotidien. Pour moi, les séances de dédicaces sont avant tout un prétexte à l’échange avec le public.  C’est une belle occasion et un privilège de pouvoir discuter avec les gens qui suivent ma carrière et qui se déplacent pour venir me rencontrer. 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté sur cette série?

 

Voro : Le meilleur commentaire est sans doute que mes personnages sont vivants et expressifs, et le pire est le contraire. J’ai pris quatre ans à faire cette série et j’ai entendu et lu plusieurs choses à mon sujet. Je prends ce qui est constructif et j’avance.  Je fais de la BD pour moi en premier. C’est une passion et je m’amuse à faire ce boulot. Si les autres aiment tant mieux, sinon, tant pis!  Ça ne sert à rien de s’enfler la tête ou de se démoraliser. Je crois que si on se pose trop de questions, on perd la passion et on tombe dans le côté technique du travail. Alors je ne passe pas beaucoup de temps à ruminer les commentaires, bons ou moins bons et je m’amuse.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

 

Voro : Je reste presque toute l’année dans mon atelier pour travailler, comme un ermite dysfonctionnel. Alors les Festivals nous permettent de prendre une pause et sortir de notre trou pour rencontrer le vrai monde, discuter avec les lecteurs pour avoir des retours sur nos livres et bien sûr, rencontrer les amis pour s’amuser (très important) !

Les Festivals existent pour 3 choses :

-          Faire connaître la BD au grand public.

-          Permettre aux lecteurs de rencontrer les auteurs, et vice versa.

-          Donner la chance aux auteurs de se rencontrer et de lier des liens d’amitié, qui débouchent souvent sur de futures collaborations.

 

Voro au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=81

 

Voro sur internet : http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/voro/voro.htm

 

Voro en entrevue sur : http://www.bedeka.org/voro.htm#cut-1

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Éric Lamiot

 

Des entrevues réalisées avec les acteurs de la BD québécoise et des nouvelles de la BD d'ici 

 

Dans les liens ci-contres, le "+" représente une entrevue réalisée avec l'auteur. Pour les lire, allez voir dans la section "entrevues" des catégories.

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