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Le Blogue:

Qu'est-ce que ce Blogue?

 

Ça fait mantenant plus de 15 ans que je suis arrivé au québec, importé de France.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu. J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Ça, c'est pour moi.

 

Pouquoi ce blogue? Aprés avoir découvert la BD du Québec et avoir constaté son intérêt, j'ai décidé d'essayer de partager mes découvertes. Plutôt que de faire de la critique BD, je préfère discuter avec les auteurs. Alors je prépare des entrevues avec eux, avec les éditeurs et avec d'autres acteurs de la BD au Québec, et je les partage avec vous.

 

Alors... bonne lecture et à bientôt.

Éric

 

eric.lamiot@lycos.com

http://ericlamiot.site.voila.fr/

 

 

Pour mes photos et chroniques de voyage:

http://elamiotphoto.over-blog.com

 

Pour mes dessins:

http://elamiotdessins.over-blog.com

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BDE 

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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 04:58

Entrevues FBDFQ 2007 : Dubuc/Delaf

 

 

 

Dubuc (Maryse Dubuc) et Delaf (Marc Delafontaine), sont respectivement scénariste et dessinateur de la bande dessinée « Les Nombrils » publiée chez Dupuis, dont le tome deux est sur nos tablettes depuis quelques semaines.

 

 

 

EL : Quelles sont vos impressions après la sortie du tome 2 des nombrils?

Dubuc/Delaf : On se trouve très gâtés. Dupuis mise beaucoup sur la série, et les résultats satisfont tout le monde.  Nous, on continue à avoir toute liberté dans notre création et les réactions sont excellentes, autant du public que des critiques.  Que demander de plus ?

 

 

 

EL : Qu’est-ce que vous apporte cette série en terme évolution personnelle et professionnelle?

Dubuc/Delaf : D’abord, le fait que ce soit une série nous oblige à développer un projet sur du long terme, ce qu’on n’avait jamais fait avant.  Mes romans jeunesse, par exemple, sont tous des one-shots.  Faire une suite comporte ses difficultés propres, et c’est un beau défi d’apprendre à créer dans ce contexte.

Du point de vue plus personnel, c’est vraiment un soulagement de ne plus ressentir l’impatience de publier enfin notre premier album.  Ça relâche des tensions.  Il ne nous reste plus que le plaisir de créer.

 

 

 

EL : Vous avez fait beaucoup de séances de dédicaces, aimez-vous toujours autant cet exercice?

Dubuc/Delaf : Les séances de dédicaces sont très exigeantes (surtout pour Marc, moi j’ai le beau rôle!).  On rencontre toutes sortes de personnes, du pire au meilleur.  Trop souvent les gens considèrent la dédicace comme un dû.  Ils nous en veulent de nous arrêter après trois ou quatre heures sans pause !  Mais à d’autres moments, il y a des rencontres géniales, des discussions vraiment intéressantes qui nous donnent un autre point de vue sur notre travail.  Alors là, on se dit que ça vaut la peine !

 

 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que vous avez récoltés sur cette série?

Dubuc/Delaf : On en a eu tellement que tout s’embrouille un peu.  C’est une série qui fait beaucoup réagir.  Le pire, pour moi, c’est un lecteur de Spirou qui a écrit à la rédaction pour leur conseiller de me faire attacher derrière une voiture en fuite.  Il a fait ça avec la noble intention de dénoncer la violence d’un de nos gags !  On a beau se dire que c’est un cas isolé, que c’est exagéré au point d’en être risible, ça fesse quand même.

Les meilleurs : Philippe Belhache (anciennement de BD Paradisio) qui affirme que le tome 2 ‘confirme tout le bien que l’on pensait déjà de la série’.  Ou Nicolas Anspach, sur Actua Bd, qui dit que les Nombrils ‘ont toutes les qualités pour devenir un futur classique’. Des commentaires comme ceux-là, faut y repenser les jours où on a du mal à se mettre au boulot !

 

 

 

EL : Quelles sont voss attentes au FBDFQ?

Dubuc/Delaf : J’aimerais qu’il y ait le plus de non-initiés possible qui profitent de cette occasion pour découvrir la bande dessinée, surtout celle faite ici.  Mais c’est plus un souhait qu’une attente. À part ça : faire de belles rencontres, lecteurs et auteurs confondus.  C’est ce qui est le plus intéressant dans les festivals.

 

 

 

Dubuc/Delaf au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=45 ou http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=49

 

 

 

Dubuc/Delaf sur internet : http://www.dupuis.com/servlet/jpecat?OUVRAGE_ID=8239&lang=UK&pgm=VIEW_ALBUM

 

 

 

Dubuc/Delaf en entrevue sur : http://www.bedeka.org/delaf-dubuc.htm#cut-1

 

 

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 04:53

Entrevues FBDFQ 2007 : Tristan Demers

 

Tristan Demers est auteur de la série Gargouille ainsi que de Cosmos Café, en plus de donner des ateliers de Bandes Dessinées et d’être l’animateur de la série BD cités.

 

EL : Quels ont été les réactions à la sortie de « Cosmos Café »?

Tristan Demers : Bonnes, pour la plupart. J’étais heureux de présenter à une clientèle un peu plus vieille une BD à l’imaginaire plus éclaté. Certains se demandaient quel était le public cible vu les gags inégaux mais dans l’ensemble, la réaction des médias et les bonnes ventes  me confirment que la série obtiendra un joli succès avec le temps. Le deuxième est prévu pour novembre prochain et des ventes de droits se profilent à l’horizon.

 

 

 

EL : Quels sont tes autres projets BD à venir?

Tristan Demers : Le neuvième Gargouille, intitulé Tranches de rires! sera lancé cet automne et j’ai deux autres projets d’édition dont je ne peut parler pour l’instant.

 

 

 

EL : BD cités, une autre saison en perspective?

Tristan Demers : Non! Les deux premières saisons couvraient 52 auteurs et178 lieus dans trois pays, ce qui est déjà pas mal. Je suis très heureux de la réaction des bédéphiles et des téléspectateurs mais je travaille déjà sur d’autres projets télé inspirés de la bande dessinée.

 

 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récoltés sur ton travail?

Tristan Demers : Je ne prétends pas avoir un coup de patte bien original et je fais de la BD grand public qui plait, mais qui est inspirée de la BD Franco-Belge que j’ai lue toute ma vie. En ce sens, certains me reprochent mon manque de finition, mais je ne prétends pas révolutionner le genre, tout en étant persuadé de m’améliorer graphiquement d’albums en albums. Je crois en l’intelligence des lecteurs et si le dessin est efficace et amuse les enfants, j’ai alors gagné mon pari. Mes meilleurs commentaires concernent la plupart du temps mon travail de promoteur et de communicateur, mes aptitudes en marketing et ma facilité à m’entourer des bonnes personnes pour réaliser mes objectifs. J’accepte les compliments!

 

 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Tristan Demers : Je veux m’amuser! J’aurai mon stand au festival et j’animerai quelques rencontres et animations sur scène. L’événement sera un prétexte pour faire d’agréables et enrichissantes rencontres entre professionnels de l’industrie de l’édition et de la bande dessinée. Quelques repas bien arrosés s’ajouteront sans doute à l’horaire bien chargé!

 

 

 

Tristan Demers au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=5

 

 

Tristan Demers sur internet : http://www.bdgargouille.com/

 

 

Tristan Demers en entrevue sur : http://www.ericlamiot.org/article-5950631.html

 

 

 

 

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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 04:48

Entrevues FBDFQ 2007 : Arnaud Hilmarcher

 

Arnaud Hilmarcher produit la série Bibop & Loula détectives du pas normal pour le nouveau Pif Gadget en mai 2006 ; cette série se poursuit encore aujourd'hui. Il réalise aussi quelques scénarios pour Eric Dérian dans le mensuel Psikopat. A l'automne 2006 il retourne au Québec pour étudier le dessin animé à Rivière-du-Loup ou il vit actuellement.


EL : Peux-tu nous présenter qui est Arnaud Hilmarcher?

Arnaud Hilmarcher : Je fais de l'illus depuis 2001 et de la bd de temps à autre. J'aime me définir comme un gentleman bourlingueur ; incapable de me fixer, je privilégie les expériences à la rentabilité d'une carrière monotone. Vous trouverez une bio plus détaillée ici : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=61


EL : Que vas-tu nous proposer au Festival?

Arnaud Hilmarcher : Deux conférences sont prévues dans le cadre du Café Bd (horaires ici : http://www.fbdfq.com/?rub=7&id_sous_rub=2). J'y présenterai mon travail en m'appuyant sur des dessins que je réaliserai au fur et mesure (étant plus à l'aise un crayon dans les mains qu'à l'oral).


EL : Peux-tu nous parler un peu de ta méthode de travail?

Arnaud Hilmarcher : Je bosse sur du papier machine tout bête, je dessine au crayon HB Evolution de Conté, j'encre au feutre Reynolds et je fais mes couleurs sous Ms Paint. Je mets entre deux et cinq heures pour encrer une illus et cinq jours pour encrer une planche.


EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté sur ton travail?

Arnaud Hilmarcher : Les commentaires les plus agréables relatifs à mon boulot me viennent de mes petits frères (neuf et treize ans) ; ils sont toujours enthousiastes et sincères. Pour ce qui est du pire, l'indifférence.


EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Arnaud Hilmarcher : Rencontrer le public québecois, les mômes qui lisent Pif, Picsou, etc. Revoir de vieux amis, faire la connaissance d'auteurs que j'admire, bref passer un bon moment.

 

 

Arnaud Hilmarcher au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=61

 

Arnaud Hilmarcher sur internet : http://www.atelier-sanzot.com/sanzotsite/auteurs/hilmarcher/index.htm

 

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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 04:42

Entrevue FBDFQ 2007 : Niko Henrichon

 

Niko Henrichon est le dessinateur de « Pride of Baghdad », scénarisé par Brian Vaughan, sorti d’abord chez Vertigo en Amérique du nord et dont la version française est éditée par Panini Comics.

 

EL : Pride of Baghdad a été très bien reçu par la critique et le public, et très médiatisé. Comment as-tu vécu cette médiatisation?

Niko Henrichon : J’ai très bien vécu cela. Bien que je ne fasse pas ce métier dans le but d’être médiatisé et encensé par la critique. Quand ça arrive, ça fait plaisir et c’est gratifiant.

 

EL : Qu’est-ce que t’a apporté cet ouvrage en terme évolution personnelle et professionnelle?

Niko Henrichon : Au niveau personnel, ça m’a permis de voir que j’étais capable de tenir la route sur un projet dans lequel je réalise tout le visuel. Ce qui était pour moi une première. Le scénario de Brian m’a séduit dès le début par sa qualité, son originalité et l’actualité de son propos. J’ai été heureux de relever le défi que ça posait. Au plan professionnel, ça m’a ouvert beaucoup de portes. Grace à Pride of Baghdad, les gens du milieu de la bd peuvent désormais associer mon nom à quelque chose. Donc en général, disons que ça me donne un préjugé favorable et les éditeurs m’appellent plus souvent.

 

EL : Quelle va être la suite maintenant pour toi?

Niko Henrichon : La suite se passera sur les 2 continents. Je ferai bientôt mon entrée sur le marché Européen avec un album publié chez Dupuis. Parallèlement à ça,  je mène quelques petits projets aux États-Unis. Entre autre chez Marvel comics.

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté sur « Pride »?

Niko Henrichon : Les pires commentaires que j’ai vus sont ceux de gens qui ne semblent pas avoir vu d’allégorie ou de métaphore dans l’album. C’est vraiment ça le point capital du livre et si on passe à côté, ça en fait effectivement un livre plutôt ordinaire. Les meilleurs, au contraire, sont souvent trop élogieux. Certains ont poussé l’audace jusqu’à comparer Pride of Baghdad à des œuvres comme Maus et Watchmen.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Niko Henrichon : Pas d’attentes spéciales. Je veux seulement rencontrer les lecteurs et les autres professionnels de la BD. Passer un moment agréable finalement.

 

Niko Henrichon au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=60

 

Niko Henrichon sur internet : http://www.nikohenrichon.com/

 

Niko Henrichon en entrevue sur : http://www.ericlamiot.org/article-5999460.html

 

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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 04:24

Entrevue FBDFQ 2007 : Pierre Bouchard (Petr)

 

Pierre Bouchard est l’un des organisateurs du Fanzine Bidon. Il vient de publier L’île aux ours, chez Mécanique Générale.

 

EL : Tu viens de publier « l’Ile aux ours », pourrais tu nous en parler?

Pierre Bouchard : Cet album est une auto-fiction, il parle de mes aventures d’enfance et d’adolescence au lac-st-jean c’est-à-dire dans un milieu rural, j’aime me rappeler ces souvenirs et j’ai l’audace de penser que ça pourrait intéresser d’autres gens.

 

EL : Qu’est-ce que t’apporte cet album en terme évolution personnelle et professionnelle?

Pierre Bouchard : En produisant cet album, j’ai encore évolué dans mon style et je crois que mon prochain sera encore plus solide, plus ancré dans un genre et plus cohérent. Pas que je n’aime pas mon premier album mais je vois déjà certaines erreurs que je ne ferais plus maintenant, je n’ai pas peur de faire des erreurs et d’évoluer devant le lecteur, j’aime beaucoup l’approche de Robert Lepage en ce sens, lui présente des pièces en cours de création, je vois mon travail un peu de la même façon. Ceux qui ont observé mon évolution depuis 3 ans peuvent constater toute l’évolution graphique que j’ai pu parcourir.

 

EL : Que devient le Fanzine Bidon, et qu’est-ce qui nous sera présenté au FBDFQ à la galerie Rouje?

Pierre Bouchard : Nous vendrons des anciens numéros du fanzine bidon au festival, par contre rien de nouveau pour le festival par manque de temps. Nous avons cependant un numéro sur le thème du pont de Québec qui verra le jour pour le 400e de la ville de Québec en collaboration avec le groupe de musique Swedish death polka. Encore un beau projet.

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récoltés sur ton travail?

Pierre Bouchard : Drôle que tu poses cette question parce que je viens tout juste de lire ma première vraie critique de bd dans « Le délit », journal étudiant de  L’Université McGill puis la critique n’a pas vraiment trippé sur L’île-aux-ours, elle dit que ça ressemble à des dessins que l’on  faisait dans nos cahiers Canada (J’ai en effet beaucoup dessiné dans les marges de mes cahiers). Elle dit que les le scénario est insipide, bref ça touche. Je suis déçu car je croyais amené une culture aux gens de la ville, vous savez ce fameux fossé entre les villes et les régions. J’ai vécu dans un village où la forêt, la pêche, la chasse, les vtt et les filles de la ville en vacances était notre réalité, je croyais que des urbains auraient su y chercher leur intérêt. Peut-être que le message n’était pas si clair. Ou peut-être que ce fossé est infranchissable.

Malgré cela, beaucoup de gens me disent qu’ils ont ri et qu’ils ont été touché et ça c’est le plus beau compliment que l’on puisse me faire, parce que le texte prend beaucoup de place graphiquement et c’est voulu qu’on entende ma narration, les dessins en quelque sorte viennent appuyer la narration en ajoutant un gag par exemple ou un détail non-écrit, en fait je devrais faire du stand-up comic.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Pierre Bouchard : Présenter au plus grand nombre de gens mon travail, vendre des livres, rencontrer des auteurs, avoir du plaisir.

 

Pierre Bouchard au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=41

 

Pierre Bouchard sur internet :  http://aliaspetr.blogspot.com/

 

Pierre Bouchard peut être en entrevue sur www.ericlamiot.org d’ici la fin de l’année, si tout va bien.

 

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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 04:19

Entrevue FBDFQ 2007 : Jacques Lamontagne

 

Jacques Lamontagne est le dessinateur de la série « Les Druides » sur un scénario de Istin et Jigourel, série publiée chez Soleil (collection Celtic) et dont le tome trois s’en vient.

 

EL : Ou en es-tu dans le troisième tome des Druides?

Jacques Lamontagne : Au moment d’écrire ces lignes, j’en suis au story board de la page 40. Aucune faute grave ne doit m’arriver car je dois livrer toutes les pages pour le 10 mai prochain. Il y aura également un coffret réunissant les trois premiers tomes qui sera offert aux gens. Sa sortie coïncidera avec celle du troisième tome.

 

EL : Qu’est-ce que t’apporte cette série en terme évolution personnelle

Jacques Lamontagne : Travailler sur cette série est un formidable exercice de dessin. Chaque jour, ou presque, je dois m’y mettre. Et pas d’échappatoire ou de raccourci afin de gagner du temps. Je dois servir le scénario et réaliser les plans proposés par mes scénaristes. On doit donc repousser quotidiennement ses limites.

 

EL : Tu as fait beaucoup de séances de dédicaces, aimes-tu toujours autant cet exercice?

Jacques Lamontagne : J’aime toujours rencontrer mes lecteurs. Sinon, j’aurais l’impression d’être comme un acteur qui ne fait que des répétitions sans jamais jouer devant le grand public. C’est à travers ces rencontres que l’on goûte vraiment les appréciations des gens, les choses qu’ils aiment comme celles qu’ils aiment moins.

 

EL : Quels sont les commentaires que tu récolte sur cette série?

Jacques Lamontagne : Plutôt positifs je dois l’avouer. J  Mais il faut également comprendre que les commentaires que je récolte viennent des gens que je rencontre lors de séances de dédicaces. Donc, c’est un public déjà gagné. Ceux qui n’aiment pas ne se déplaceront pas spécialement pour venir me le dire ;) ! Les commentaires qui reviennent souvent sont à propos des  ambiances retrouvées dans les albums. Les gens aiment bien le côté « cinématographique ».

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Jacques Lamontagne : Revoir mes pairs et mes lecteurs. Le métier d’auteur BD en est un de solitaire. Beaucoup d’auteurs comme moi, travaillent seuls, à la maison. Le FBDFQ est donc une formidable occasion de se revoir et d’échanger sur le métier.

 

Jacques Lamontagne au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=64

 

Jacques Lamontagne sur internet : http://lamontagne.over-blog.net/

 

Jacques Lamontagne en entrevue sur : http://www.bedeka.org/jacques-lamontagne.htm#cut-1

 

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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 04:55

Entrevue FBDFQ 2007 : Jimmy Beaulieu

 

 

 

Jimmy Beaulieu est auteur de plusieurs ouvrages, dont « Ma voisine en maillot » et « Quelques pelures », entre autres, il participe régulièrement à des ouvrages collectifs, et il est également Éditeur (Mécanique Générale).

 

 

 

EL : Quelle est l’actualité pour Mécanique Générale?

Jimmy Beaulieu : Trois nouveautés importantes, dont une d’une importance capitale selon moi : Hiatus, de Benoît Joly. Les deux autres sont des livres de deux vedettes de Québec : les excellents Pierre Bouchard et PisHier, du très hip Fanzine Bidon. Un autre gros morceau est notre nouveau site web : http://www.mecaniquegenerale.org/ . Nous préparons aussi des évènements chouettes pour juin et septembre.

 

 

 

EL : Quelle est l’actualité pour Jimmy Beaulieu, l’auteur?

Jimmy Beaulieu : Qui ça ? Moi ? Je suis auteur, moi ? Désolé, je l’oublie complètement, par moments. MG dévore tout mon temps et mon énergie. Mais j’aimerais bien arriver à faire la suite de Ma voisine en maillot cet été. Il faudrait, parce que la sortie est programmée pour octobre 2007 (tiens ! Elle l’était aussi pour octobre 2006… hm-hm…).

 

 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté dans ta carrière?

Jimmy Beaulieu : Bonne question. Je reçois souvent des courriels de gens qui ont été touchés assez profondément par ce que je fais, ou qui se reconnaissent beaucoup dans ce qu’on publie chez MG. Qui sont sur la même longueur d’onde. Je n’arrive pas à me souvenir d’une phrase qui cristaliserait bien l’esprit de tous ces commentaires. Mais ça contribue à me donner le guts de continuer dans les moments les plus cotons. Le pire commentaire serait assurément quelque chose qui m’a été adressé comme un compliment. Genre : « Ce que tu fais est tellement bien qu’on dirait un film ! » ou « T’es tellement bon que tu pourrais écrire des romans ! ». Quand j’entends ça j’ai envie de m’enterrer vivant, mais c’est toujours dit avec une telle bonne volonté qu’on ne peut rien répondre. On peut juste dire un « merci » avec un sourire jaune. Aaaaargh ! Je vous en supplie, arrêtez ça !

 

 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Jimmy Beaulieu : Voir les copains et copines, rencontrer de nouveaux lecteurs et revoir des habitués, voir la belle vue sur Québec depuis les grandes fenêtres du Centre des Congrès,  sentir qu’on est pas tout seuls dans notre bulle à penser que la bande dessinée, c’est important. Aussi : culpabiliser parce que 800 000 personnes vont me reprocher de ne pas donner de nouvelles (je suis originaire de Québec).

 

 

 

EL : Vas-tu nous réserver quelques surprises lors du festival?

Jimmy Beaulieu : Hmmm… non. J’ai sorti tout mon jus sur les 3 livres et le site. Mais le site est rempli de surprises (les fouilleux seront récompensés). J’ai aussi une nouvelle histoire dans le nouveau numéro d’Urbania, mais je ne sais pas s’ils seront représentés au festival. Sinon, je compte me présenter tout habillé et relativement sobre à toutes les rencontres mondaines. Peut-être que je pourrais arriver avec une grosse moustache…

 

 

 

Jimmy Beaulieu au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=38

 

 

 

Jimmy Beaulieu sur internet : http://velue.blogspot.com/

 

 

 

Jimmy Beaulieu en entrevue sur : http://www.bedeka.org/jimmy-beaulieu-mecanique-generale.htm#cut-1 et http://www.bedeka.org/rvibdg06.htm

 

 

 

Mécanique Générale sur internet : http://www.mecaniquegenerale.org/

 

 

 

 

 

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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 04:53

Entrevue FBDFQ 2007 : André St-Georges

 

 

 

André St-Georges est l’auteur de la bande dessinée « Le Fond » sortie aux éditions « Premières lignes » dont il est aussi l’un des animateurs-fondateurs.

 

 

 

EL : Quelle est l’actualité d’André St-Georges? 

André St-Georges : L’actualité d’André St-Georges… bonne question.  En fait, il se passe pas mal de choses dans ma vie.  En plus d’avoir représenté Premières Lignes au Festival d’Angoulême, où nous partagions un stand avec Mécanique générale/les 400 coups, j’ai dirigé la production d’un nouveau recueil qui s’appelle Le Lycanthrope et qui ne ressemble pas du tout au Scribe ou aux autres publications de chez nous.  J’en suis très fier.  C’est une collaboration avec des étudiants en lettres françaises de l’Université d’Ottawa qui ont tenu un concours littéraire.  Les trois textes gagnants ont été mis en images (dont un par moi) et publié chez nous.  On a obtenu une excellente couverture médiatique, surtout par Radio-Canada, qui ont encensé le projet.  Mais revenons à Angoulême.  Comme on a été aidé par l’OFQJ pour y aller, on doit leur remettre un rapport.  C’est Iris (Dans mes rellignes… MG) et moi-même qui sommes en train de le réaliser, sous forme de fanzine.  On va y raconter toutes nos anecdotes cocasses (Dieu sait qu’il y en a!).  En plus, un de nos amis qui siège sur le CA du festival d’Angoulême a demandé aux auteurs qui étaient présents à notre stand de réaliser une planche sur le thème « des Québécois à Angoulême » et celle-ci sera remise comme cadeau au Musée national de la BD.  Pas pire, han?  Je m’apprête aussi à mettre en images un superbe conte de Christian Quesnel.  Sinon, dans mes temps libres, je prépare une expo de peinture, je joue un peu de musique, je dessine le tableau de la bière du mois Aux 4 jeudis (meilleur bar de Hull, pour ceux qui ne sont pas de l’Outaouais.  Une véritable institution…) et j’espère que les Canadiens se rendent en séries…

 

 

 

 

 

EL : Que deviennent les éditions « Premières lignes »? 

André St-Georges : Je crois qu’avec les projets qui s’en viennent, Premières Lignes va passer à une autre étape de son existence.  Je crois qu’on trouve enfin notre niche et nos prochaines publications devraient en témoigner.  Entre autres, Christian Quesnel et Danièle Vallée, qui nous ont concocté le très beau Manche de Pelle (Premières Lignes) et Marie 2 poches dans le Plan cartésien (MG), nous réservent un autre opus, dont je ne parlerai pas trop, question de ne pas gâcher l’effet de surprise.  Le Lycanthrope sera repris l’an prochain.  Frédérick Lavergne devrait (enfin!) nous publier une histoire comme lui seul sait le faire (voir le Scribe no. 9… Sublime!)En tant qu’auteurs et artistes, nous nous sommes développés beaucoup et nos futurs projets témoigneront de cette maturité grandissante.  Le voyage à Angoulême a beaucoup aidé, à cet effet.

 

 

EL : Peut-on s’attendre à des surprises venant de toi ou de « Premières lignes » lors du festival? 

André St-Georges : Ben là… si je le dis, ça ne sera plus une surprise!  Non sans blague, j’ai bien hâte de montrer le Lycanthrope… pis pour le reste, ben, il faudra venir à notre stand pour voir ce qu’on vous réserve.  Ah oui!  Le jeudi soir, au resto La Cuisine , au 205 St-Vallier Est (propriété de mon cher collègue et ami Ronan), on fera une soirée Premières Lignes où sera relancé le Lycanthrope.  C’est généralement assez sympa, comme soirée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté pendant ta carrière?

André St-Georges :

 

 

Pires :

-On dirait que t’as botché ton livre (Le fond) par bouttes…

 

 

-Si t’avais rien à dire, t’aurais dû fermer ta gueule.

 

 

Meilleurs :

Au retour des Z'Europes, votre sympatique courriel m'attendait. De fait, j'ai inséré votre ouvrage parmi les 10 titres proposés à l'analyse cette année. Les étudiants hésiteront donc entre Jacobs, Miller, Fred, Andreas, Saint-André et quelques autres de moindre acabit. Voilà compagnie, ma foi, bien peu gênante. Si certains de ces exercices rendaient suffisamment justice à votre travail, je me permettrai de vous les communiquer.  À noter cependant que les analyses demandées ne portent ni sur la thématique, ni sur le style des ouvrages mais sur un aspect bien spécifique: leur utilisation des ressources expressives du médium.  Et, à ce niveau, Le fond m'avait paru très efficace.  

 

Dans l'attente de vos prochaines planches  

Bien à vous  Philippe Sohet, professeur

 UQAM

-Tes images m’ont presque fait pleurer… (dans le Lycanthrope)

-Tu représentes le quotidien et la banalité comme jamais je ne pourrai le faire.  (de la part de Christian Quesnel)

Donc, je me dis que le positif surpasse le négatif.  Pis anyway, les commentaires négatifs, s’ils sont bien défendus, peuvent devenir constructifs.  Mais des choses comme « osti qu’c’est poche, man! », ça me laisse plutôt indifférent.

 

 

 

 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ? 

André St-Georges : Euh… vendre tout plein de livres?  Non, non, blagues à part, je m’attends à avoir ben du plaisir.  À chaque Festival, que ce soit à Gatineau ou à Québec ou même à Angoulême, j’ai du fun avec une belle gang d’auteurs et d’amoureux de la BD.  Je ne pense pas que cette fois-ci fera exception.  Mais aussi vendre des livres.

 

 

 

 

 

André St-Georges au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=74

 

 

André St-Georges sur internet : http://www.aaao.ca/stgeorges.htm

 

 

André St-Georges et Studio Premières lignes bientôt en entrevue sur www.ericlamiot.org

 

 

 

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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 04:47

Entrevues FBDFQ 2007 : François Miville-Deschênes

 

François Miville-Deschênes est le dessinateur de l’excellente série « millénaire » dont le quatrième tome vient de sortir chez « les humanoïdes associés ».

 

EL : Ou en est le quatrième tome de la série « Millénaire »?

François Miville-Deschênes : Mais il est en vente, mon cher; dans toute bonne librairie près de chez vous! Quant au cinquième, il est en chantier. Comme je prévois connaître de meilleures nuits que celles que m’a imposé le petit dernier l’an passé, je pense qu’il pourrait paraître avant les Fêtes.

 

 

EL : Qu’est-ce que t’a apporté cette série en termes d’évolution personnelle et professionnelle?

François Miville-Deschênes : Pas grand chose en ce qui concerne l’évolution personnelle. Non pas que je sois déjà particulièrement évolué (…), mais j’ai l’impression que de ce côté, ça se joue davantage ailleurs qu’à la table à dessin. En ce qui concerne l’évolution professionnelle ou disons technique, les apports de Millénaire sont variés. Ce n’est pas véritablement le dessin qui en bénéficie, car je dois reconnaître qu’il me vient avec aisance et que je ne sue pas à grosses gouttes quand vient le temps d’affronter une position audacieuse, un angle de vue particulier ou une perspective architecturale complexe. Ce serait plutôt les techniques de narration visuelle qui en bénéficient; aligner ainsi des centaines de cases permet de peaufiner la façon de mettre en scène les séquences, de raconter graphiquement les événements et de perfectionner tout ce qui touche au découpage de l’histoire. Toutes choses qui sont aussi importantes que le dessin lui-même dans une bande dessinée réaliste comme celle que je signe.

 

EL : Quelle va être la suite maintenant pour toi?

François Miville-Deschênes : Comme je l’indiquais plus haut, je travaille sur le cinquième tome de Millénaire pour quelques mois encore; avec celui-ci prendra fin le premier cycle de la série. Puis je prendrai une pause, un petit congé de l’an mil.

 

Un contrat est déjà conclu avec un éditeur et j’enchaînerai aussitôt avec cet autre projet pour lequel un certains nombre d’études et de recherches sont déjà griffonnées. Ce sera un récit historique, mais proche d’une heroic fantasy primitive, se déroulant en Asie centrale et en Europe de l’est environ sept ou huit cents ans avant Jésus Christ.

 

J’ai cru bon de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier et de d’assurer mes arrières en ces temps de surproduction de BD, il s’agit donc d’un autre éditeur que les Humanoïdes Associés. Avoir quelques albums à son actif (et un lectorat acquis) donne un poids non négligeable quand vient le temps de négocier pour une nouvelle série. Les éditeurs sont généralement et tout naturellement plus enclins à accorder des conditions avantageuses à ceux qui ont déjà fait leurs preuves. Et puis, on apprend à négocier, c’est le métier qui rentre: j’imagine que ça doit faire partie de mon évolution personnelle, finalement…

 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté pour « Millénaire »?

François Miville-Deschênes : Je n’accorde aucune importance aux critiques, seule compte ma satisfaction personnelle vis à vis de mon travail; je suis plus exigeant envers moi-même que quiconque pourrait l’être à mon égard. Toutefois, ça ne m’empêche évidemment pas d’apprécier les remarques quand elles sont sincères et justifiées.

 

En ce qui concerne un commentaire négatif, je ne sais trop. Peut-être celui de cette fille qui se prétendait critique de BD, sur un site internet, et dont la critique se résumait au fait qu’elle avait été incapable de terminer l’album (il s’agissait du tome 1, me semble-t-il). Tu parles d’une critique! Je me garderai de qualifier son travail, je risquerais d’être sans doute un peu trop critique…

 

Hum, du côté des commentaires positifs, c’est beaucoup plus facile! Mais je craindrais d’entamer le vernis de ma modestie, alors je resterai discret. Je pense néanmoins que je suis particulièrement content quand on me dit que le récit « coule bien » et qu’il n’y a pas de dissonance entre l’histoire et le dessin, qu’ils forment un tout que l’on a du mal à lâcher avant d’avoir atteint la dernière page. Là, je considère que j’ai assez bien réussi et que je peux me permettre un léger rictus de satisfaction.

 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

François Miville-Deschênes : Celles que j’ai d’habitude quand je vais dans un festival de BD : rencontrer les lecteurs de mes albums (et ça tombe rudement bien, ceux qui viennent faire dédicacer leurs livres n’ont que du bien à en dire!…), puis rencontrer les collègues du métier, ce qui ne m’arrive jamais au fond de ma lointaine Gaspésie.

 

J’ai de très bons espoirs de voir se réaliser mes attentes…

 

 

François Miville-Deschênes au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=67

 

François Miville-Deschênes sur internet : http://www.miville-deschenes.com/francois/index.html

 

François Miville Deschênes en entrevue sur www.ericlamiot.org d’ici la fin de l’année si tout va bien. Revenez jeter un œil de temps en temps.

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 04:38

Entrevues FBDFQ 2007 : Yuio

 

 

 

Yuio n’est pas encore très connu au Québec. Il sera avec la délégation de Belgique, et nous aurons donc le plaisir de découvrir cet auteur.

 

 

 

EL : Peux-tu nous présenter qui est Yuio?

Yuio : Yuio est avant tout et surtout mon nom professionnel. J'ai d'ailleurs commencé à signer toutes mes couleurs avec mon nom de baptême, Etienne Simon. Le glissement vers un surnom vient de la banalité du nom Simon et par extension, de l'attribution ou du vol de travaux appartenant à d'autres Simon déjà présent depuis plus longtemps que moi dans le milieu.

Je suis un auteur de BD officiant en partie pour spirou magazine (Trikäär avec Dav et plusieurs histoires courtes ou animations) et en autre partie pour d'autres éditeurs mais avec un statut variable: coloriste pour certains (Dupuis, Delcourt, Soleil,...)  et dessinateur pour d'autre (Glénat - Caravelle).

En Belgique et en France, j'ai aussi réussi à travailler pour pas mal de maisons d'éditions pour enfants en tant qu'illustrateur ou créateur de visuel de communication.

 

 

 

EL : Que vas-tu nous proposer au Festival?

Yuio : Normalement, je viens avec une association belge qui a pris la charge de prendre des affiches de Trikäär et d'autres petites affiches. Si les gens le désirent, j'accompagnerai ces images d'un petit dessin - dédicace.

Je sais aussi que je vais à plusieurs reprises parler de mon travail de coloriste avec des jeunes. Benbk, autre belge, sera - sauf erreur - avec moi pour parler lui aussi de couleurs. J'ignore encore quelle est l'infrastructure exacte qui va accueillir les échanges mais on aura tout notre matériel avec nous pour faire des vraies démonstrations si l'occasion se présente.

 

 

 

EL : Peux-tu nous parler un peu de ta méthode de travail?

Yuio : Je crois que si je dis que j'ai une méthode de travail, mes scénaristes vont soit se moquer de moi ou soit devoir corriger. Je crayonne des formes à la jetée, j'encre en obtenant des surprises et je colorise la case finie que je désire. Si personne me guide ou me donne de deadline, je peux avoir un album en chantier mais pas une page de finie et avoir un grand final en livrant quasi les 46 pages en 15 jours.

Sinon, en règle générale, je crayonne et j'encre quasi en même temps. 

Le crayon me sert juste d'appel pour encrer. Après tout se passe sur ordinateur et je réalise la couleur, je pose la typo, crée des cadres, redessine les bulles et mets en page comme de plus en plus d'auteur. L'informatique facilite beaucoup le travail.

 

 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté sur ton travail?

Yuio : Les meilleurs commentaires sont parfois les pires. L'éternel "sympa"  et le coutumier "c'est bien" peuvent parfois me faire sourire et parfois me plomber la journée. Tout dépend du kilo de tripes que j'ai mis dans le dessin et des litres de sueur dépensés à le mettre en couleur.

En tout cas, je n'ai pas fixé de choses extrêmement positives ou négatives pour le moment. En même temps, je n'ai rien inventé de neuf non plus.

 

 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Yuio : J'irai principalement pour rencontrer les gens et observer le milieu outre-atlantique. J'ai pas de chiffres à faire et des kilos d'albums à vendre. Bref, mes attentes sont principalement sociales et la rencontre sera au centre des objectifs du festival. Comme festival, je ne connais qu'Angoulême ou Andenne et on m'a déjà prévenu de l'énorme différence de public: la bd est moins suivie par votre population qu'en Belgique par exemple.

 

 

 

Yuio au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=82

 

 

Yuio sur internet : http://chairafauteuil.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Éric Lamiot

 

Des entrevues réalisées avec les acteurs de la BD québécoise et des nouvelles de la BD d'ici 

 

Dans les liens ci-contres, le "+" représente une entrevue réalisée avec l'auteur. Pour les lire, allez voir dans la section "entrevues" des catégories.

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