Galeries

Le Blogue:

Qui suis-je? voilà quelques pistes pour répondre à cette intéressante question.

Ça fait 11 ans que je suis arrivé au québec, importé de France. Je travaille en gestion de la recherche, à l'université Laval de Québec.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu, je fais aussi des scénarios de BD, mais je ne suis pas assez avancé à mon goût pour m'étendre sur le sujet (si vous voulez en savoir plus, contactez moi:  eric.lamiot@lycos.com).

J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Bref, c'est à travers ces pages que vous finirez par me découvrir, si ça vous tente!!

A bientôt.

Éric

http://ericlamiot.site.voila.fr/

Si l'environnement, l'écologie appliquée, et un projet de développement économique socialement conscient vous intéressent, venez participer ici:

http://zone.industrielle.ecologique.over-blog.com/

Liens

Jeudi 10 avril 2008

 



Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu'un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

 Â«Les Trolls de Troy, c'est dans le stand Hachette.» «C'est exactement pareil comme Michel Vaillant, mais complètement différent.» «Vous voulez-tu m'encourager en achetant mes bédés monsieur ? S'il vous plait ? Pitié ?» «Regade, frustré sexuel au regard creux, il y a des pitounes tounues à profusion !... Comment ?... Ah non, désolé, y'a pas d'épées, par exemple.»

 

Pouvez-vous nous parler de l'actualité concernant Jimmy Beaulieu?


J'essaie de finir plein de colosses pour le festival, je vais passer l'été à travailler comme un vrai fou sur mon prochain «vrai» livre qui sort cet automne (promis-juré), je vais aller travailler sur un autre livre dans le cadre d'une résidence à St-Malo (qui sait, je pourrais en profiter pour terminer Projet domiciliaire), j'ai participé à Québec, un détroit dans le fleuve, qui sort juste pour le festival, et j'ai été invité à participer à un autre collectif dans ce genre, publié par Delcourt, celui-ci. Un projet bigrement international. En plus de ça, je vais publier des livres d'Albert Chartier, Daniel Shelton (tous deux dans la nouvelle collction [strips]), Jules Feiffer, Jean-Nicolas Vallée et plusieurs autres d'ici la fin de l'année. Et Michel Viau et moi, on lance une nouvelle collection de bande dessinée POP cet automne appelée ROTOR. J'en oublie, c'est certain, 'va falloir que je m'achète un agenda, un jour.

 

Pouvez-vous nous parler de ce qui sera présenté par Mécanique Générale au FBDFQ?


Les ravins, de Philippe Girard (nouveau pseudonyme rigolo de PhlppGrrd). D'ailleurs, PisHier songe à adopter un autre pseudonyme créatif inusité du genre : Pierre Girard, ce serait super ! On va aussi baptiser Luc Giard : Pluc Girard, désormais. Les ravins raconte le voyage à St-Petersbourg qu'on a fait, Philippe et moi, en septembre dernier. Il me fait dire tous les jeux de mots poches et les commentaires lubriques sur les filles ! Ma vengeance sera terrible ! C'est un bouquin consistant, copieux, qui risque de surprendre et de rassasier. Il y a aussi Burquette, de Francis Desharnais, qu'on lance. Même si c'est pas un MG, c'est dans la famille et c'est formidable !

 

Des projets Colosse cette année encore?


Oui. Plein. Mais je ne sais pas encore lesquels seront prêts à la ligne d'arrivée. Donc : suspense. (quelqu'un voudrait me donner un coup de main pour les jobs de scan ?) De toutes façons, la politique éditoriale des colosses, c'est qu'on les annonce pas vraiment, pour que le visiteur du festival, le curieux, le fervent, ait une bonne surprise, et en plus, ça envoie chier le tiède qui attend qu'on le guide et qu'on prémâche tout pour lui (hin hin...). Colosse, c'est une réconciliation avec la créativité guerillesque après de longs moments à se souiller dans la machine commerciale. Quoi qu'il en soit, passez nous voir à l'OFFiciel (comme le deadline est serré pour la présence des colosse au site du «vrai» festival, je ne garantis pas qu'on va en trouver).

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de vos albums?


«Ça n'a pas changé ma vie.» «Ce n'est pas extraordinaire.» «Je n'ai pas accroché une photo de vous rayonnant de mille feux dorés à mon mur après la lecture d'une de vos pages.» «Mais oui, je vous aime, mais je ne suis pas amoureuse de vous.» «Bof.»

http://www.mecaniquegenerale.org/

 

http://velue.blogspot.com/


http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=38
 

 

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 9 avril 2008

 



Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Mon travail en bande dessinée s’inspire plus du cinéma et de la photo que de la bd en général. Je ne suis pas un grand consommateur de bd. Depuis quelques années, je me concentre à la réalisation de séries d’illustrations; des Portraits d’interprétations. J’ai un peu délaissé la bd pour me concentrer sur l’illustration. J’expose régulièrement mes travaux dans divers bars et galeries de la région de Québec et mes illustrations que je reproduis sous forme de lithographies (Giclee) en série limitée se vendent un peu partout dans le monde grâce à internet et son réseautage.

 Mes illustrations représentent des artistes que j’admire pour leurs arts et leurs personnalités. Venant pour le moment surtout du monde de la musique et du cinéma. Le Front est pour moi une occasion parfaite de replonger dans l’univers de la bd après plusieurs années d’absence, l’instant d’une courte histoire que j’ai eu énormément de plaisir à concevoir et mettre en scène (images).

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Fred Jourdain?

 

En ce moment il y a beaucoup de récolte de ce que j’ai semé durant les derniers mois. En plus de la sortie du Front et de ma bd intitulé Round Midnight, j’ai dévoilé ma nouvelle série d’illustrations qui est présentement exposé à Québec, au Bal du Lézard à Limoilou (sur la troisième avenue) et ce jusqu’à la fin d’avril. Je suis fier de cette exposition, qui selon moi est ma meilleure jusqu’à présent. Aussi, quelques cases de Round Midnight sont reproduites sous forme de lithographies et y sont aussi exposés. Je vais ensuite poursuivre les expositions en ajoutant à chaque fois quelques nouvelles œuvres à chaque fois. Une exposition spécialement conçu pour couvrir les murs du bistro bar L’Inox sur le quai St-André à Québec, juste en face de l’espace du 400e de Québec et du moulin à image de Robert Lepage sera affiché durant 6 semaines cet été. Simultanément, j’exposerai mes nouvelles œuvres à la galerie-boutique Le Ren’art Bleu sur la rue Saint-Denis à Montréal. Une boutique spécialisée en vente de vynils et cds pour mélomanes et qui offre à ses clients, la chance d’admirer certaines sérigraphies de Riopelle, et depuis août 2007, d’admirer mes œuvres qui sont exposés en permanence et qui y sont aussi à vendre.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer au collectif « le Front Â»?

 

J’avais le goût de revenir à la bd l’instant d’une courte histoire, j’avais quelques pistes sur un scénario en particulier et c’est en en jasant avec mon ami Gautier Langevin, Éditeur du collectif Le Front, qu’on a débloqué l’histoire. On a vraiment co-scénarisé ça en quelques heures sur internet, les idées fusaient de part et d’autres et je suis très satisfait du scénario. C’est un scénario Noir, dans un New-York des années 40, une histoire de détective, de truands et de nouvelles amitiés ! Bref, le Front était l’occasion idéale pour publier cette nouvelle illustrée.

 

Qu’est-ce qui vous motive dans le passage de l’illustration à la BD?

 

C’est intéressant de varier un peu nos méthodes de création. L’illustration et la bd, c’est très différent. Les deux disciplines tente de raconter une histoire, mais c’est dans le traitement du temps que cela change. Je ne songe pas à me lancer temps plein en bd, je veux seulement illustrer des bonnes histoires quand j’en aurai à raconter et que j’en aurai envie, mais c’est certain que je vais répéter l’expérience.

 

Qu’attendez-vous de votre participation au FBDFQ?

Dans les éditions de 1999 à 2003 j’ai été présent pour présenter des fanzines que je faisais au complet, ça fait un bail que j’ai pas retouché à ce monde là, je pense que de revoir certains visiteurs me fera plaisir. J’attends de ce festival de me faire du plaisir, de promouvoir notre travail et pourquoi pas pour discuter de possible futurs projets !

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Surprenant… hum, je ne sais pas, je pense que le meilleur commentaire m’a été offert par la femme de Jaco Pastorius, un grand musicien et artiste de jazz qui est décédé il y a une vingtaine d’années. C’est un de mes musiciens préférés et j’ai réalisé un portrait de lui, que j’ai produit en une série limitée et signée. J’en ai vendu beaucoup en Floride et en Californie, ce qui me faisait déjà plaisir, mais un jour j’ai reçu des félicitations de Mme Ingrid Pastorius. Elle s’était procurée une copie de mon illustration et me disait l’avoir encadrée chez elle. Je pense que cette histoire là est ma préférée, parce que ça prouve vraiment que l’art finit par rejoindre les gens concernés à un moment ou à un autre dans sa propre vie.

 

 http://www.fredjourdain.com/

http://www.frontfroid.com/

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=105


Nous en profitons pour vous rappeler le lancement de l'album "Le Front" #1 le Jeudi 17 avril, à 20h à La Ninkasi, au 811 rue St Jean

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 9 avril 2008

 




Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je vous dirais:

Je suis né à Jonquière en 1981. Dès ma première journée sur les bancs d’école, j’ai commencé à remplir de dessins les marges de mes cahiers et agendas. Comme je n’ai jamais pu me débarrasser de cette bonne habitude, j’ai naturellement décidé d’en faire mon métier. En 2004, j’ai terminé mon Baccalauréat interdisciplinaire en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Depuis, j’ai déménagé à Québec et je mène conjointement une carrière d’illustrateur et d’auteur de bandes dessinée.  Mes deux premiers livres Dans un cruchon et Nicolas, se sont partagé le prix Réal-Fillion au Festival de la bande dessine francophone de Québec en 2006.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité de Pascal Girard?

 

Pour le festival, je suis dans le livre "Québec, un détroit dans le fleuve". Je suis scénariste de l'histoire "le boulon d'or" qui est dessiné par Étienne Davodeau. Je fais aussi de courtes apparitions dans 2-3 autres livres à gauche et à droite.

Je travaille comme scénariste pour l'adaptation en dessin animé du livre "OVNI"  par Lewis Trondheim et Fabrice Parme. 

Je prépare ma première histoire longue: "Jimmy et le bigfoot". Une fiction avec des adolescents, le site YOUTUBE et un Bigfoot. Et toute cette belle histoire se déroule dans mon Saguenay natal.

Il faut suivre WWW.PARESSE.CA pour lire quotidiennement ma série de strips quotidiens.

C'est à peu près ça, je crois...

 

 

 

Comment s’est passé le séjour à Bordeaux?

 

Très bien! Je me suis fait des amis, j'ai eu des contrats et j'ai repensé mes projets. C'est une très belle ville et j'espère y retourner très bientôt. (Peut-être en octobre prochain...)

 

 

 

Paresse a disparu de votre blogue, le projet est il achevé?

 

Ben non! 

Il est là: WWW.PARESSE.CA

Tu as manqué une bonne série de strips. Ça doit faire au moins 4-5 mois qu'il est là.

Le projet sera édité par "la pastèque" en 2009.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Mmmm... Je ne peux pas dire que j'ai reçu des commentaires vraiment surprenants. Les réactions étaient souvent assez fortes pour "nicolas" mais sinon c'est des encouragements. Ha oui! J'ai lu quelque part que "dans un cruchon" était un livre inutile. 

 

 

http://www.paresse.ca/paresse/paresse.html

 

http://www.pascalgirard.com/pascal/pascal%20girard%20illustration.html

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=54

 

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 7 avril 2008

 



Front Froid lance son premier collectif, et ça va se passer Jeudi 17 avril, à 20h à La Ninkasi, au 811 rue St Jean. Certains des auteurs du collectif seront dans les entrevues du FBDFQ  prochainement, mais en attendant, j’ai demandé au Front Froid de nous expliquer ses objectifs.

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter Front Froid à quelqu'un qui ne vous connaît pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je m’appelle Gautier Langevin (oui, Gautier c’est mon prénom). En compagnie d’Olivier Carpentier, j’ai fondé Front Froid, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion de la bande dessinée québécoise et de sa relève. Nous n’avons toutefois pas la prétention de vouloir représenter l’entièreté du milieu de la BD au Québec. Notre organisme, même s’il fait la promotion de la BD en général par l’intermédiaire de ses ateliers de formation, a toutefois une ligne éditoriale bien particulière au sein de ses activités d’édition. Nous publions essentiellement de la BD communément appelée « de genre Â», sans pour autant faire du « prémâché Â».

 

Pourquoi le nom « Front Froid Â»?

 

Parce que nous sommes une coalition qui vient du nord, qui veut brasser les choses, créer de l’action en mêlant les courants.

 

Pouvez-vous nous parler de l'actualité concernant Front Froid?

 

Notre organisme est officiellement reconnu par le registraire des entreprises du Québec depuis un an, mais nous sommes actifs depuis trois ans. Nous organisons depuis 2005 des ateliers de sensibilisation à la bande dessinée dans les écoles secondaires de Montréal, mais cette année, nous nous lançons dans le secteur de l’édition, en publiant notre premier recueil de bandes dessinées, intitulé « Le Front Â», qui regroupera le travail d’Olivier Carpentier, Jeik Dion, Michel Falardeau, Fred Jourdain, Félix Laflamme et Martin Roy.

 

Comment vous est venue l'idée de cette association?

 

L’élément déclencheur est assez banal. Olivier et moi avions envie de publier une bande dessinée. Nous n’avions aucune expérience dans le domaine. Nous avons donc entrepris de nous renseigner sur le milieu. Au fil des discussions avec des collègues libraires, des amis et des acteurs du milieu, nous avons constaté que le milieu était encore assez précaire, en lente progression, mais affaiblie par une histoire ponctuée de faillites qui n’avait rien pour redonner confiance aux grands éditeurs québécois.  Sans compter que La pastèque et Les 400 coups (Mécanique Générale), malgré la grande qualité de leur production, ne s’inscrivaient pas dans notre créneau.

Nous étions donc animés par une « ambition paradoxale Â» : Nous voulions faire de la bande dessinée de genre, tout en étant bien conscients que l’entreprise ne pouvait pas être rentable au sein du marché existant au Québec. Peut-être à cause de notre implication au sein du mouvement étudiant, nous avons considéré ce paradoxe comme une raison de plus de faire quelque chose. Front Froid est né. Bien honnêtement, au début, ce n’était qu’un site Internet destiné à faire la promotion de notre vision des choses et de quelques petites BD qu’Olivier et moi avions produites.  La branche des ateliers de formation s’est imposée d’elle-même, au fur et à mesure que les professeurs du service aux collectivités de la librairie où je travaille, manifestaient leur intérêt pour la BD, voyant qu’elle pouvait constituer un outil très puissant de sensibilisation à la lecture.

            C’est aussi au fil de rencontres, cette fois-ci avec des artistes, que nous avons décidé de nous lancer dans l’édition. Nous avons rencontré un bon nombre d’illustrateurs qui nous disaient tous la même chose : « J’adore la BD, j’aimerais en faire, mais je ne peux pas parce que je dois payer le loyer Â». Je ne vous apprends rien en vous disant que faire de la BD, c’est très long, et que préparer un projet solide prend un temps considérable, non rémunéré.

 

Le premier album collectif s'en vient, quel a été le processus pour y arriver, et qu'allez-vous organiser autour de cet album?

 

Nous avons lancé un appel de projet en septembre 2007, qui permettait à n’importe qui de soumettre sa candidature pour « Le Front #1 Â». Nous demandions un synopsis ainsi qu’un extrait visuel du projet, qui devait comporter maximum 12 pages. Nous avons reçu une dizaine de soumissions. L’appel terminé, les membres de Front Froid ont voté pour les cinq meilleurs projets.  Ce n’est pas un jury qui a choisi les gagnants, mais bien l’ensemble des membres de l’organisme, qui est constitué d’artistes, d’administrateurs, mais aussi de lecteurs. Pour nous, c’est très important d’inclure les artistes et les lecteurs dans le processus de sélection. Toutefois, pour être membre, il faut payer sa cotisation annuelle de 30$ à Front Froid. Certains ont critiqué ce genre de pratique, mais il faut comprendre que pour nous, c’est une source de financement et que pour le membre, c’est une preuve d’engagement et de sérieux dans sa démarche.

À partir du moment où les « gagnants Â» ont été choisis, nous avons commencé à leur verser un cachet, qui s’élève à 100$ par page. Ce montant a été versé en trois versements égaux, tout au long du processus de création.

Le lancement du collectif aura lieu dans le cadre du 21e Festival de BD francophone de Québec, le 17 avril à la galerie Ninkasi. Nous tiendrons aussi un kiosque au centre des congrès, et nous nous entretiendrons avec Julie Delporte, vendredi le 18, sur la scène du Festival. Nous organiserons aussi, pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer à Québec, un 5 à 7 à la galerie Attakus, le 13 mai prochain.

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Plusieurs commentaires tournant autour du fait que le projet était très risqué ont été formulés, mais ce n’est pas très surprenant, car c’est vrai. Le projet est risqué, mais c’est en risquant qu’on accomplît de belles choses. Le commentaire le plus surprenant que nous avons reçu est sûrement la comparaison qui a été faite entre nous et Star Académie…  J’espère juste qu’on aura autant de succès!

 

Rappel : Lancement du Front #1 le Jeudi 17 avril, à 20h à La Ninkasi, au 811 rue St Jean

 

 

http://www.frontfroid.com/

 

 

 

 
par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 11 mars 2008
undefined


Dernière partie de la trilogie d’entrevues du projet Champlain, après François Defaye, l’Éditeur, et Philippe Girard, le scénariste, voici un bref échange avec le dessinateur de ce projet, Guy Michel.
 
E.L. : Comment avez vous été impliqué dans ce projet?
Guy Michel : J ai été contacté par Michel Francois qui m a expliqué le projet et le scénario, ça m’a immédiatement plu. Une connaissance commune lui avait donné mes coordonnées.

SangamGM02.jpg
 
E.L. : Quels sont les plus grands défis au niveau dessin pour cette histoire?
Guy Michel : Les délais sont très court, et il n y pas de suivi éditorial, je suis obligé de faire attention à la qualité du dessin car je travaille sans filet.
 
E.L. : Connaissiez-vous Champlain avant de réaliser cet album?
Guy Michel : Non. Mais je connaissais Jacques Cartier ! :o)
 
E.L. : Comment vous êtes vous documenté sur lui?
Guy Michel : Philipe Girard, le scénariste, m avait déjà mâché le travail merci à lui. J ai aussi pu me rendre sur place au Québec, ce qui a été positif

SangamGM01.jpg
 
E.L. : Qu’avez vous retenu de ce personnage?
Guy Michel : C était un grand voyageur qui respectait les autres.
 
E.L. : Comment se passe la collaboration avec le scénariste?
Guy Michel : On s est beaucoup vu et expliqué lors de mon voyage au Canada. Sinon pour les détails on règle ça par mail et par téléphone.

SangamGM03.jpg
 
E.L. : Vous êtes venu faire du repérage à Québec cet automne, comment s’est passé cette visite?
Guy Michel : Fort bien merci. J ai pu partir juste avant l’hiver (ouf)
 
E.L. : Qu’est-ce qui vous a marqué lors de ce passage?
Guy Michel : Les citrouilles car j adore le orange. Et les paysages évidemment, fait de tons orangés, et pourpre.

SangamGM04.jpg
 
E.L. : Reviendrez-vous en 2008 pour fêter les 400 ans de Québec avec nous?
Guy Michel : C est prévu, mais est ce que vous m offririez les billets et le logement ?
 
E.L. : Qu’est-ce qui s’en viens pour vous en 2008 outre « Champlain Â»?
Guy Michel : Le sang du dragon tome 4 et l affaire Seznec tome 1.

Nous vous rappelons le site de l'éditeur: 

undefined

Celui du dessinateur:

Guy Michel

Et celui du scénariste:

Philippe Girard

 

undefined
 
par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 24 janvier 2008
quebec400roug.jpg

Pour continuer sur le projet Samuel de Champlain, en lien avec le 400ème anniversaire de Québec, j’ai contacté Philippe Girard (PhlppGrrd), qui en est le scénariste, pour nous en dire quelques mots, et nous parler aussi de ses autres projets.
 
 
Comment as-tu été impliqué dans ce projet?
 
Philippe Girard : Au départ, c’est Jean-Louis Tripp qui m’a passé un coup de fil parce qu’il avait été approché par François Defaye (L’éditeur) pour participer à l’appel d’offre que la région Poitou-Charentes avait lancé. Comme il était déjà très occupé avec magasin général, il m’a demandé si j’étais intéressé à prendre le relais. Sur le coup, j’ai hésité parce que je n’avais pas le goût de raconter une histoire dans laquelle les amérindiens seraient désignés comme des ‘sauvages’. Puis, en replongeant dans les manuels d’Histoire, j’ai réalisé que Champlain respectait les premières nations et que sa vie méritait d’être racontée. Par la suite, j’ai passé un coup de fil à François et j’ai senti que le courant passait bien entre nous. La combinaison de ces facteurs m’a incité à plonger.
 
 phlpgrd01.jpg
 
Quels ont été les plus grands défis de ce scénario?
 
Philippe Girard : Il y en avait plusieurs car la vie de Champlain pourrait faire l’objet d’une série de dix albums. Mais en gros, disons que la principale difficulté a été de raconter trente cinq ans en quarante pages sans qu’on change d’année à chaque page. Il fallait que l’histoire se lise comme un album de BD normal, avec des rebondissements, de l’action et des surprises. Je tenais à utiliser les ressorts normaux du récit pour raconter cette histoire même si elle reposait sur des faits vécus.
 
Sans vouloir tout révéler, quelle est l’approche que tu as choisie pour parler de Champlain?
 
Philippe Girard : J’ai essayé de mettre en relief sa ténacité, son entêtement et son humanisme. Je trouvais que Champlain avait démontré un grand courage et une grande détermination dans la poursuite de son objectif. Quand on pense qu’il a effectué une vingtaine de traversées à raison de deux mois à chaque fois et qu’il est mort à plus de soixante ans, force est de reconnaître que l’homme croyait en ses rêves.
 
 phlpgrd02.jpg
 
Comment t’es tu documenté sur lui?
 
Philippe Girard : D’abord à travers des livres et aussi en interrogeant des historiens. À ce titre, Jean Provencher m’a donné un sacré coup de pouce pour débroussailler certains éléments historiques, entre autres sur la vie quotidienne en Nouvelle-France.
 
Qu’as-tu retenu de ce personnage?
 
Philippe Girard : Sa grandeur d’âme, son obstination et le respect qu’il a manifesté pour les amérindiens. Contrairement aux Espagnols, il s’est abstenu de se comporter en inquisiteur et je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles il mérite sa place dans l’Histoire.
 
 phlpgrd03.jpg
 
Comment se passe la collaboration avec le dessinateur?
 
Philippe Girard : Jusqu’à maintenant, elle est excellente. Guy Michel est un professionnel de la BD. Il connaît son affaire. Nous nous sommes rencontrés au début d’octobre pour une semaine de repérage photographique. Ça nous a permis de mieux nous connaître et de discuter plus en profondeur du projet. Guy est très à l’aise avec l’univers de la navigation, des grands espaces et des récits d’aventure. Je pense qu’il s’est senti interpellé par ce côté de mon scénario. Pour le reste, nous avons une mécanique de travail assez simple. J’ai écrit un scénario qui comporte beaucoup de didascalies afin de lui permettre de s’y retrouver. En suivant mes indications et en se basant sur sa documentation visuelle, il crayonne chaque page, me l’envoie pour approbation et ainsi de suite. Tout cela se fait assez naturellement.
 
Peux-tu nous parler de « Danger public Â»?
 
Philippe Girard : Danger public est une nouvelle que j’ai écrite il y a six ou sept ans pour Leif Tande parce qu’il m’avait passé une commande pour un scénario de BD. Lorsque l’histoire a été complétée, je lui en ai reparlé et il m’a dit : «je ne me souviens pas de t’avoir demandé ça.» Alors j’ai remisé tout ça dans mes cartons et je l’ai oubliée. Quelques mois plus tard, l’Agence Québec Wallonie Bruxelles a lancé un concours de nouvelles sur le thème du danger. Alors, je me suis souvenu de ce que j’avais écrit pour Leif et je l’ai soumis. Résultat, mon texte a été retenu et publié dans un recueil de nouvelles aux éditions de l’Instant même.
 
 phlpgrd04.jpg
 
Qu’est-ce qui s’en viens pour toi en 2008 outre « Champlain Â»?
 
Philippe Girard : Il y a d’abord les strips de Béatrice que je continue à produire pour le magazine Spirou, un nouveau manuscrit de roman jeunesse pour la courte échelle et une sorte de carnet de voyage sur le séjour que j’ai effectué en Russie avec Jimmy Beaulieu cet automne. Ce projet me tient tout spécialement à cÅ“ur.


Merci beaucoup d'avoir répondu à ces questions.
Le blog de Philippe Girard: http://philippegirard.blogspot.com/
Le site de Sangam, l'éditeur qui coordonne le projet: http://www.sangam.space-blogs.com/
 
 
quebec400vert.jpg
 
par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 17 janvier 2008
undefined

Le 400ème anniversaire de la vielle de Québec donne lieu à toute une série d’activités culturelles et historiques. Dans le cadre de ces activités, la bande dessinée n’est pas laissée à la traine. Alors pour commencer, voici un projet sur le fondateur de Québec, Samuel de Champlain. Pour nous en parler, j’ai demandé aux différents acteurs impliqués dans ce projet de répondre à mes questions. La première entrevue sera avec M. François Defaye, gérant de la société Sangam

 
Pouvez-vous nous présenter Sangam?
 
François Defaye : Sangam est le fruit d’un parcours de plus de quinze ans au service de la diffusion culturelle, en particulier dans la direction d’événements d’envergure internationale notamment le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (éditions 1992 à 1998).
 
Notre société associe l’expérience et les compétences de femmes et d’hommes afin de créer des projets et d’apporter des conseils dans le domaine culturel.
 
Cette confluence de savoir-faire se décline autour de trois activités :
 
SANGAM ORGANISATION ET CONSEIL en communication,
recherche de partenaires pour des événements et des organismes culturels.
 
SANGAM EDITION d'ouvrages centrés sur le thème de l'image : bande dessinée, illustration, peinture, photo.
 
SANGAM PRODUCTION cinéma, audiovisuelle et service sous-titrage / traduction.
 
Le nom Sangam signifie la confluence mythique de la vallée du Gange, il symbolise également l’association des savoirs et des hommes dans une entreprise commune.
 
Enfin, Sangam est installé à Bordeaux.

undefined
 
Comment avez-vous été impliqué dans le projet « Champlain Â»?
 
François Defaye : Dans le cadre de l’opération, « Poitou-Charentes Québec 2008 Â», le Conseil régional du Poitou-Charentes, présidé par Ségolène Royal, a lancé un appel d’offre public pour la réalisation d’une bande dessinée sur la vie de Samuel de Champlain. Avec l’Agence Vibrato basée à Poitiers et qui travaille régulièrement avec Sangam, nous avons présenté un dossier. Il a été retenu.
 
Comment avez-vous vu cet ouvrage, qui ne va pas être exclusivement
BD?
 
François Defaye : Dès le départ avec Vibrato, nous avons souhaité impliquer un auteur québécois et plus particulièrement un scénariste. Il nous semblait en effet incontournable d’associer des artistes et des historiens québécois à la réalisation de cet ouvrage, constituant ainsi une équipe québéco-picto-charentais que Champlain n’aurait sans doute pas renié. Nous avons appelé notre dossier de candidature : « Un projet transatlantique Â».
 
Ensuite, le commanditaire voulait en plus d’une bande dessinée, disons historique, une histoire plus contemporaine sur les rapports entre le Poitou-Charentes et le Québec. Nous avons proposé un conte écrit par Yannick Jaulin qui est un comédien et par ailleurs parrain de « Poitou-Charentes Québec 2008 Â».

undefined
 
Comment les auteurs ont-ils été sélectionnés?
 
François Defaye : Mes relations dans la bande dessinée m’ont mis en contact avec Philippe Girard et Guy Michel respectivement par l’intermédiaire de Jean-Louis Tripp et Alain Goutal.

undefined
 
Quelles vont être les activités prévues autour de cet ouvrage, en France et ici, au Québec?
 
François Defaye : Dans un premier temps, cet ouvrage est offert à 2500 lycéens du Poitou-Charentes.
 
Dans un deuxième temps, nous avons la possibilité d’en assurer l’exploitation commerciale en France et au Québec.
 
Nous avons préparé un plan de communication que nous espérons pouvoir mettre en place notamment avec le Conseil régional du Poitou-Charentes et les Fêtes de la Nouvelle-France.
 
Voici les grandes lignes :
 
Présentation de l’ouvrage au Québec du 16 au 20 avril 2008 au cours du Salon du Livre de Québec.
 
Lancement de l’ouvrage en Région Poitou-Charentes le 8 mai 2008 à La Rochelle à l’occasion des festivités liées au 400e anniversaire du Québec et notamment la remise à la Ville de Québec du livre géant des carnets de croquis de Samuel de Champlain.
 
Participation aux Fêtes de la Nouvelle-France à Québec du 5 au 10 août 2008 avec les possibilités suivantes : exposition des planches et croquis dans un lieu à déterminer, deux conférences dédicaces au Musée de la Civilisation. 

undefined
 
Avez-vous d’autres projets avec une part de bande dessinée de prévus?
 
François Defaye : Nous sortons à la fin de cette année, Bordeaux – Les historiettes de Bast et Matyo. Les auteurs nous invitent à visiter un Bordeaux « Ã  leur manière Â»... Au gré de leurs déambulations, soulignant les curiosités auxquelles les passants ne font plus attention, ils nous font redécouvrir la capitale de l’Aquitaine avec humour et parfois force détails scientifiques !
Ce livre d’une soixantaine de pages est constitué de bandes dessinées, de photos inédites et de contes et légendes plus ou moins indiscutables ! Il y a une histoire à laquelle a participé Philippe Girard, « L’eau qui nous sépare Â». N’oublions pas que Bordeaux et Québec sont villes jumelles !
 
Nous préparons pour juin 2008, Les couvertures de San-Antonio (titre provisoire) de François Boucq. 150 dessins illustrant les aventures de San-Antonio. Préface de Patrice Dard. Habillage graphique de Philippe Brulois. Histoire des couvertures de San-Antonio par Maxime Gillio avec le concours de l’Association des Amis de San-Antonio. Portrait de François Boucq créateur d’images par Laurent Turpin.
 
Nous avons dans nos cartons un projet important qui est L’anthologie de la bande dessinée européenne de Gilles Ratier, Didier Quella-Guyot, Laurent Turpin et Patrick Gaumer. C’est une première dans le monde de la bande dessinée. Cet ouvrage de référence proposera à différents publics un panorama
du 9e art, des origines à nos jours, à travers son histoire, la diversité de sa création artistique et sa dimension pédagogique.
 
Nous recherchons des mécènes pour nous aider à finaliser la production. L’appel est lancé !
 
 
 
François Defaye
Gérant Sarl Sangam
www.sangam.space-blogs.com
 
 
 
Merci à M. Defaye d’avoir répondu à nous questions, et bientôt, le projet vu du coté du scénariste, M. Philippe Girard. 


undefined
par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 15 novembre 2007
BDQu--bec01.jpg

BD Québec fête ses 10 ans sur la toile. 10 ans pour promouvoir la BD du Québec, 10 ans pour valoriser, faire connaître, intéresser le public. Derrière BD Québec, il y a un passionné et une équipe, et j’ai voulu en savoir plus, et vous le faire partager. Entrevue avec Michel Pleau, passionné de BD et webmestre de BD Québec.
 
10 ans de BD Québec, quel bilan peut on tirer de ces 10 dernières années en BD?
Michel Pleau : Que du bon! L’arrivée d’Internet et son étendue a été une superbe cause pour la bd québécoise. Les outils de communication avec les auteurs, les éditeurs, les libraires… n’ont fait qu’aider à l’expansion d’auteurs édités par des maisons européennes.   Je crois qu’Internet a aidé grandement à la reconnaissance des talents d’Ici. On pourrait dire qu’avant ces 10 dernières années, on connaissait tous à peu près les mêmes auteurs et que ça stagnait. Et puis : BOUM! L’explosion s’est faite avec tous ces talents qui se sont fait connaître plus facilement. Alors, ce n’est que du bon pour moi… amateur de BD.
 
Comment  et pourquoi est né BD Québec?
Michel Pleau : À partir d’une page personnelle où j’avais le droit à 500k d’espace disque! Je parlais de mes passions en quelques mots (J’aime la bd, j’aime les films d’horreurs, etc.). Et je plaçais des hyperliens vers d’autres pages existantes… donc, rien de bien intéressant et c’était une page bien insignifiante parmi tant d’autres.   J’étais abonné au magazine Croc et j’étais un fan de Red Ketchup. Je me suis mis à écrire un court texte sur le personnage et en y mettant une image de Red que j’ai fait moi-même avec le logiciel « Paint Â» que tout le monde possède en autant qu’on possède un PC.    Après quelques semaines, un professeur m’a écrit pour obtenir plus d’informations sur Red et jâ€