Galeries

Le Blogue:

Qui suis-je? voilà quelques pistes pour répondre à cette intéressante question.

Ça fait 11 ans que je suis arrivé au québec, importé de France. Je travaille en gestion de la recherche, à l'université Laval de Québec.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu, je fais aussi des scénarios de BD, mais je ne suis pas assez avancé à mon goût pour m'étendre sur le sujet (si vous voulez en savoir plus, contactez moi:  eric.lamiot@lycos.com).

J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Bref, c'est à travers ces pages que vous finirez par me découvrir, si ça vous tente!!

A bientôt.

Éric

http://ericlamiot.site.voila.fr/

Si l'environnement, l'écologie appliquée, et un projet de développement économique socialement conscient vous intéressent, venez participer ici:

http://zone.industrielle.ecologique.over-blog.com/

Liens

Jeudi 10 avril 2008

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu'un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Ben d'abord, je lui dirais: "Bonjour!" Et puis je lui dirais probablement "À quel travail t'intéresses-tu plus exactement? Nan parce que je fais autant de bande dessinée que de musique, alors je saurais un peu ce que t'aurais envie d'entendre, man!"

 Mais vu que c'est une entrevue qui concorde avec le festival de BD de Québec, ben j'imagine que je devrais ici me pencher sur mes activités d'auteur. Alors je lui dirais: "Ben écoute, man, je fais de la bande dessinée depuis un petit bout de temps, je collabore à plusieurs fanzines, et c'est d'ailleurs mon activité bédéesque principale, mis à part le blogue". Et là probablement que mon interlocuteur me regarderait avec des yeux interrogateurs, à quoi je répondrais: "ah, mais tu sais mon ami, je dessine des petites BD et je les mets sur internet... la plupart du temps c'est auto-biographique, mais c'est pas mal léger - et puis j'y parle beaucoup de musique parce que j'étudie là-dedans - on peut y entendre de mes fugues, aussi!" après quoi je donnerais peut-être l'adresse du blogue, ou peut-être pas, selon mon humeur et selon son intérêt - parce qu'on m'associe beaucoup au blogue, mais bien avant d'être une personne qui fait du blogue, je suis avant tout une personne qui fait de la B.D., quoi... le blogue n'est qu'une plateforme de diffusion.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l'actualité concernant Zviane?

 

Cette chère Zviane a tout plein d'actualité, certes. Zviane travaille fort fort fort et dur dur dur. Elle fait des B.D. pour Radio-Canada, des contrats d'illustration à gauche et à droite, des fugues, des BD pour les revues "Vestibulles" et "Cactus", elle co-organise un évènement BD, elle fait de la compo, elle construit un livre en ligne sur un modèle d'analyse harmonique... des fois elle dort, aussi. Et elle mange et elle fait caca. Ça aussi, c'est très d'actualité.

 

 

 

Votre séjour en France, quels souvenirs en rapportez-vous?

 

Des souvenirs de gros soleil (à angoulême), de rues étoites, de non-sommeil, de ratatouille en canne, de chocolat blanc, de chats bien taquins, de crécelle, de Ukulélé, de pistaches, de vendeur stressé, de Ebi-Chu, de traumatismes de transport en commun, de valses-musettes. C'était vraiment magique.

 

 

 

 Il parait que vous travaillez sur une nouvelle BD, pouvez-vous nous en dire quelques mots?

 

Nan! C'est pas assez avancé.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

La semaine dernière j'ai reçu un courriel (qui a été envoyé à partir de mon blogue) qui disait:

 "je t'aime beaucoup pourquoi tu ne ma pas embrasée j'habite a Pessoux ROUTE D'Oquier 8d 5590 gsm:0495776752".

 Bon ça a pas vraiment à voir avec mon travail mais c'est quand même pas mal surprenant.

 

 

http://www.zviane.com/prout/

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=83

 

 

 

 

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Jeudi 10 avril 2008

 



Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu'un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

 «Les Trolls de Troy, c'est dans le stand Hachette.» «C'est exactement pareil comme Michel Vaillant, mais complètement différent.» «Vous voulez-tu m'encourager en achetant mes bédés monsieur ? S'il vous plait ? Pitié ?» «Regade, frustré sexuel au regard creux, il y a des pitounes tounues à profusion !... Comment ?... Ah non, désolé, y'a pas d'épées, par exemple.»

 

Pouvez-vous nous parler de l'actualité concernant Jimmy Beaulieu?


J'essaie de finir plein de colosses pour le festival, je vais passer l'été à travailler comme un vrai fou sur mon prochain «vrai» livre qui sort cet automne (promis-juré), je vais aller travailler sur un autre livre dans le cadre d'une résidence à St-Malo (qui sait, je pourrais en profiter pour terminer Projet domiciliaire), j'ai participé à Québec, un détroit dans le fleuve, qui sort juste pour le festival, et j'ai été invité à participer à un autre collectif dans ce genre, publié par Delcourt, celui-ci. Un projet bigrement international. En plus de ça, je vais publier des livres d'Albert Chartier, Daniel Shelton (tous deux dans la nouvelle collction [strips]), Jules Feiffer, Jean-Nicolas Vallée et plusieurs autres d'ici la fin de l'année. Et Michel Viau et moi, on lance une nouvelle collection de bande dessinée POP cet automne appelée ROTOR. J'en oublie, c'est certain, 'va falloir que je m'achète un agenda, un jour.

 

Pouvez-vous nous parler de ce qui sera présenté par Mécanique Générale au FBDFQ?


Les ravins, de Philippe Girard (nouveau pseudonyme rigolo de PhlppGrrd). D'ailleurs, PisHier songe à adopter un autre pseudonyme créatif inusité du genre : Pierre Girard, ce serait super ! On va aussi baptiser Luc Giard : Pluc Girard, désormais. Les ravins raconte le voyage à St-Petersbourg qu'on a fait, Philippe et moi, en septembre dernier. Il me fait dire tous les jeux de mots poches et les commentaires lubriques sur les filles ! Ma vengeance sera terrible ! C'est un bouquin consistant, copieux, qui risque de surprendre et de rassasier. Il y a aussi Burquette, de Francis Desharnais, qu'on lance. Même si c'est pas un MG, c'est dans la famille et c'est formidable !

 

Des projets Colosse cette année encore?


Oui. Plein. Mais je ne sais pas encore lesquels seront prêts à la ligne d'arrivée. Donc : suspense. (quelqu'un voudrait me donner un coup de main pour les jobs de scan ?) De toutes façons, la politique éditoriale des colosses, c'est qu'on les annonce pas vraiment, pour que le visiteur du festival, le curieux, le fervent, ait une bonne surprise, et en plus, ça envoie chier le tiède qui attend qu'on le guide et qu'on prémâche tout pour lui (hin hin...). Colosse, c'est une réconciliation avec la créativité guerillesque après de longs moments à se souiller dans la machine commerciale. Quoi qu'il en soit, passez nous voir à l'OFFiciel (comme le deadline est serré pour la présence des colosse au site du «vrai» festival, je ne garantis pas qu'on va en trouver).

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de vos albums?


«Ça n'a pas changé ma vie.» «Ce n'est pas extraordinaire.» «Je n'ai pas accroché une photo de vous rayonnant de mille feux dorés à mon mur après la lecture d'une de vos pages.» «Mais oui, je vous aime, mais je ne suis pas amoureuse de vous.» «Bof.»

http://www.mecaniquegenerale.org/

 

http://velue.blogspot.com/


http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=38
 

 

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Mercredi 9 avril 2008

 



Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Mon travail en bande dessinée s’inspire plus du cinéma et de la photo que de la bd en général. Je ne suis pas un grand consommateur de bd. Depuis quelques années, je me concentre à la réalisation de séries d’illustrations; des Portraits d’interprétations. J’ai un peu délaissé la bd pour me concentrer sur l’illustration. J’expose régulièrement mes travaux dans divers bars et galeries de la région de Québec et mes illustrations que je reproduis sous forme de lithographies (Giclee) en série limitée se vendent un peu partout dans le monde grâce à internet et son réseautage.

 Mes illustrations représentent des artistes que j’admire pour leurs arts et leurs personnalités. Venant pour le moment surtout du monde de la musique et du cinéma. Le Front est pour moi une occasion parfaite de replonger dans l’univers de la bd après plusieurs années d’absence, l’instant d’une courte histoire que j’ai eu énormément de plaisir à concevoir et mettre en scène (images).

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Fred Jourdain?

 

En ce moment il y a beaucoup de récolte de ce que j’ai semé durant les derniers mois. En plus de la sortie du Front et de ma bd intitulé Round Midnight, j’ai dévoilé ma nouvelle série d’illustrations qui est présentement exposé à Québec, au Bal du Lézard à Limoilou (sur la troisième avenue) et ce jusqu’à la fin d’avril. Je suis fier de cette exposition, qui selon moi est ma meilleure jusqu’à présent. Aussi, quelques cases de Round Midnight sont reproduites sous forme de lithographies et y sont aussi exposés. Je vais ensuite poursuivre les expositions en ajoutant à chaque fois quelques nouvelles œuvres à chaque fois. Une exposition spécialement conçu pour couvrir les murs du bistro bar L’Inox sur le quai St-André à Québec, juste en face de l’espace du 400e de Québec et du moulin à image de Robert Lepage sera affiché durant 6 semaines cet été. Simultanément, j’exposerai mes nouvelles œuvres à la galerie-boutique Le Ren’art Bleu sur la rue Saint-Denis à Montréal. Une boutique spécialisée en vente de vynils et cds pour mélomanes et qui offre à ses clients, la chance d’admirer certaines sérigraphies de Riopelle, et depuis août 2007, d’admirer mes œuvres qui sont exposés en permanence et qui y sont aussi à vendre.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer au collectif « le Front »?

 

J’avais le goût de revenir à la bd l’instant d’une courte histoire, j’avais quelques pistes sur un scénario en particulier et c’est en en jasant avec mon ami Gautier Langevin, Éditeur du collectif Le Front, qu’on a débloqué l’histoire. On a vraiment co-scénarisé ça en quelques heures sur internet, les idées fusaient de part et d’autres et je suis très satisfait du scénario. C’est un scénario Noir, dans un New-York des années 40, une histoire de détective, de truands et de nouvelles amitiés ! Bref, le Front était l’occasion idéale pour publier cette nouvelle illustrée.

 

Qu’est-ce qui vous motive dans le passage de l’illustration à la BD?

 

C’est intéressant de varier un peu nos méthodes de création. L’illustration et la bd, c’est très différent. Les deux disciplines tente de raconter une histoire, mais c’est dans le traitement du temps que cela change. Je ne songe pas à me lancer temps plein en bd, je veux seulement illustrer des bonnes histoires quand j’en aurai à raconter et que j’en aurai envie, mais c’est certain que je vais répéter l’expérience.

 

Qu’attendez-vous de votre participation au FBDFQ?

Dans les éditions de 1999 à 2003 j’ai été présent pour présenter des fanzines que je faisais au complet, ça fait un bail que j’ai pas retouché à ce monde là, je pense que de revoir certains visiteurs me fera plaisir. J’attends de ce festival de me faire du plaisir, de promouvoir notre travail et pourquoi pas pour discuter de possible futurs projets !

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Surprenant… hum, je ne sais pas, je pense que le meilleur commentaire m’a été offert par la femme de Jaco Pastorius, un grand musicien et artiste de jazz qui est décédé il y a une vingtaine d’années. C’est un de mes musiciens préférés et j’ai réalisé un portrait de lui, que j’ai produit en une série limitée et signée. J’en ai vendu beaucoup en Floride et en Californie, ce qui me faisait déjà plaisir, mais un jour j’ai reçu des félicitations de Mme Ingrid Pastorius. Elle s’était procurée une copie de mon illustration et me disait l’avoir encadrée chez elle. Je pense que cette histoire là est ma préférée, parce que ça prouve vraiment que l’art finit par rejoindre les gens concernés à un moment ou à un autre dans sa propre vie.

 

 http://www.fredjourdain.com/

http://www.frontfroid.com/

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=105


Nous en profitons pour vous rappeler le lancement de l'album "Le Front" #1 le Jeudi 17 avril, à 20h à La Ninkasi, au 811 rue St Jean

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Mercredi 9 avril 2008

 




Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je vous dirais:

Je suis né à Jonquière en 1981. Dès ma première journée sur les bancs d’école, j’ai commencé à remplir de dessins les marges de mes cahiers et agendas. Comme je n’ai jamais pu me débarrasser de cette bonne habitude, j’ai naturellement décidé d’en faire mon métier. En 2004, j’ai terminé mon Baccalauréat interdisciplinaire en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Depuis, j’ai déménagé à Québec et je mène conjointement une carrière d’illustrateur et d’auteur de bandes dessinée.  Mes deux premiers livres Dans un cruchon et Nicolas, se sont partagé le prix Réal-Fillion au Festival de la bande dessine francophone de Québec en 2006.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité de Pascal Girard?

 

Pour le festival, je suis dans le livre "Québec, un détroit dans le fleuve". Je suis scénariste de l'histoire "le boulon d'or" qui est dessiné par Étienne Davodeau. Je fais aussi de courtes apparitions dans 2-3 autres livres à gauche et à droite.

Je travaille comme scénariste pour l'adaptation en dessin animé du livre "OVNI"  par Lewis Trondheim et Fabrice Parme. 

Je prépare ma première histoire longue: "Jimmy et le bigfoot". Une fiction avec des adolescents, le site YOUTUBE et un Bigfoot. Et toute cette belle histoire se déroule dans mon Saguenay natal.

Il faut suivre WWW.PARESSE.CA pour lire quotidiennement ma série de strips quotidiens.

C'est à peu près ça, je crois...

 

 

 

Comment s’est passé le séjour à Bordeaux?

 

Très bien! Je me suis fait des amis, j'ai eu des contrats et j'ai repensé mes projets. C'est une très belle ville et j'espère y retourner très bientôt. (Peut-être en octobre prochain...)

 

 

 

Paresse a disparu de votre blogue, le projet est il achevé?

 

Ben non! 

Il est là: WWW.PARESSE.CA

Tu as manqué une bonne série de strips. Ça doit faire au moins 4-5 mois qu'il est là.

Le projet sera édité par "la pastèque" en 2009.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Mmmm... Je ne peux pas dire que j'ai reçu des commentaires vraiment surprenants. Les réactions étaient souvent assez fortes pour "nicolas" mais sinon c'est des encouragements. Ha oui! J'ai lu quelque part que "dans un cruchon" était un livre inutile. 

 

 

http://www.paresse.ca/paresse/paresse.html

 

http://www.pascalgirard.com/pascal/pascal%20girard%20illustration.html

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=54

 

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Mardi 8 avril 2008

 

 

Lancement du tome 7:
UN BONHEUR NE VIENT JAMAIS SEUL!
(album noir et blanc, 90 pages, 20$)

 




vendredi 11 avril, 17 à 20 h, au Resto Galerie
du Loews le Concorde.
 
autre occasion:
Dimanche 13 avril, Resto Sirroco, boul René Lévesque,
près de Cartier. de midi à 14h.

 

Venez Nombreux!!!

par Eric Lamiot publié dans : Nouvelles de la BD au Québec
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Mardi 8 avril 2008

Francis Desharnais sera en dédicace pour son album "Burquette" à la librairie l'Imaginaire, Place Laurier à Québec, le vendredi 11 avril à partir de 18h30



Ce même soir, Marc Delafontaine (Delaf) et Maryse Dubuc seront présents pour nous présenter le tome 3 des Nombrils




par Eric Lamiot publié dans : Nouvelles de la BD au Québec
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Mardi 8 avril 2008
par Eric Lamiot publié dans : Nouvelles de la BD au Québec
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Lundi 7 avril 2008

 



Front Froid lance son premier collectif, et ça va se passer Jeudi 17 avril, à 20h à La Ninkasi, au 811 rue St Jean. Certains des auteurs du collectif seront dans les entrevues du FBDFQ  prochainement, mais en attendant, j’ai demandé au Front Froid de nous expliquer ses objectifs.

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter Front Froid à quelqu'un qui ne vous connaît pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je m’appelle Gautier Langevin (oui, Gautier c’est mon prénom). En compagnie d’Olivier Carpentier, j’ai fondé Front Froid, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion de la bande dessinée québécoise et de sa relève. Nous n’avons toutefois pas la prétention de vouloir représenter l’entièreté du milieu de la BD au Québec. Notre organisme, même s’il fait la promotion de la BD en général par l’intermédiaire de ses ateliers de formation, a toutefois une ligne éditoriale bien particulière au sein de ses activités d’édition. Nous publions essentiellement de la BD communément appelée « de genre », sans pour autant faire du « prémâché ».

 

Pourquoi le nom « Front Froid »?

 

Parce que nous sommes une coalition qui vient du nord, qui veut brasser les choses, créer de l’action en mêlant les courants.

 

Pouvez-vous nous parler de l'actualité concernant Front Froid?

 

Notre organisme est officiellement reconnu par le registraire des entreprises du Québec depuis un an, mais nous sommes actifs depuis trois ans. Nous organisons depuis 2005 des ateliers de sensibilisation à la bande dessinée dans les écoles secondaires de Montréal, mais cette année, nous nous lançons dans le secteur de l’édition, en publiant notre premier recueil de bandes dessinées, intitulé « Le Front », qui regroupera le travail d’Olivier Carpentier, Jeik Dion, Michel Falardeau, Fred Jourdain, Félix Laflamme et Martin Roy.

 

Comment vous est venue l'idée de cette association?

 

L’élément déclencheur est assez banal. Olivier et moi avions envie de publier une bande dessinée. Nous n’avions aucune expérience dans le domaine. Nous avons donc entrepris de nous renseigner sur le milieu. Au fil des discussions avec des collègues libraires, des amis et des acteurs du milieu, nous avons constaté que le milieu était encore assez précaire, en lente progression, mais affaiblie par une histoire ponctuée de faillites qui n’avait rien pour redonner confiance aux grands éditeurs québécois.  Sans compter que La pastèque et Les 400 coups (Mécanique Générale), malgré la grande qualité de leur production, ne s’inscrivaient pas dans notre créneau.

Nous étions donc animés par une « ambition paradoxale » : Nous voulions faire de la bande dessinée de genre, tout en étant bien conscients que l’entreprise ne pouvait pas être rentable au sein du marché existant au Québec. Peut-être à cause de notre implication au sein du mouvement étudiant, nous avons considéré ce paradoxe comme une raison de plus de faire quelque chose. Front Froid est né. Bien honnêtement, au début, ce n’était qu’un site Internet destiné à faire la promotion de notre vision des choses et de quelques petites BD qu’Olivier et moi avions produites.  La branche des ateliers de formation s’est imposée d’elle-même, au fur et à mesure que les professeurs du service aux collectivités de la librairie où je travaille, manifestaient leur intérêt pour la BD, voyant qu’elle pouvait constituer un outil très puissant de sensibilisation à la lecture.

            C’est aussi au fil de rencontres, cette fois-ci avec des artistes, que nous avons décidé de nous lancer dans l’édition. Nous avons rencontré un bon nombre d’illustrateurs qui nous disaient tous la même chose : « J’adore la BD, j’aimerais en faire, mais je ne peux pas parce que je dois payer le loyer ». Je ne vous apprends rien en vous disant que faire de la BD, c’est très long, et que préparer un projet solide prend un temps considérable, non rémunéré.

 

Le premier album collectif s'en vient, quel a été le processus pour y arriver, et qu'allez-vous organiser autour de cet album?

 

Nous avons lancé un appel de projet en septembre 2007, qui permettait à n’importe qui de soumettre sa candidature pour « Le Front #1 ». Nous demandions un synopsis ainsi qu’un extrait visuel du projet, qui devait comporter maximum 12 pages. Nous avons reçu une dizaine de soumissions. L’appel terminé, les membres de Front Froid ont voté pour les cinq meilleurs projets.  Ce n’est pas un jury qui a choisi les gagnants, mais bien l’ensemble des membres de l’organisme, qui est constitué d’artistes, d’administrateurs, mais aussi de lecteurs. Pour nous, c’est très important d’inclure les artistes et les lecteurs dans le processus de sélection. Toutefois, pour être membre, il faut payer sa cotisation annuelle de 30$ à Front Froid. Certains ont critiqué ce genre de pratique, mais il faut comprendre que pour nous, c’est une source de financement et que pour le membre, c’est une preuve d’engagement et de sérieux dans sa démarche.

À partir du moment où les « gagnants » ont été choisis, nous avons commencé à leur verser un cachet, qui s’élève à 100$ par page. Ce montant a été versé en trois versements égaux, tout au long du processus de création.

Le lancement du collectif aura lieu dans le cadre du 21e Festival de BD francophone de Québec, le 17 avril à la galerie Ninkasi. Nous tiendrons aussi un kiosque au centre des congrès, et nous nous entretiendrons avec Julie Delporte, vendredi le 18, sur la scène du Festival. Nous organiserons aussi, pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer à Québec, un 5 à 7 à la galerie Attakus, le 13 mai prochain.

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Plusieurs commentaires tournant autour du fait que le projet était très risqué ont été formulés, mais ce n’est pas très surprenant, car c’est vrai. Le projet est risqué, mais c’est en risquant qu’on accomplît de belles choses. Le commentaire le plus surprenant que nous avons reçu est sûrement la comparaison qui a été faite entre nous et Star Académie…  J’espère juste qu’on aura autant de succès!

 

Rappel : Lancement du Front #1 le Jeudi 17 avril, à 20h à La Ninkasi, au 811 rue St Jean

 

 

http://www.frontfroid.com/

 

 

 

 
par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Lundi 31 mars 2008
Bonjour

Le
FBDFQ 2008 s'en vient à grands pas.




Comme l'an passé, j'organise une série de mini-entrevues avec les auteurs présents au festival, vous pourrez lire ces entrevues dés le 9 avril.

A bientôt.

Éric
par Eric Lamiot publié dans : Nouvelles de la BD au Québec
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Mardi 11 mars 2008
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Dernière partie de la trilogie d’entrevues du projet Champlain, après François Defaye, l’Éditeur, et Philippe Girard, le scénariste, voici un bref échange avec le dessinateur de ce projet, Guy Michel.
 
E.L. : Comment avez vous été impliqué dans ce projet?
Guy Michel : J ai été contacté par Michel Francois qui m a expliqué le projet et le scénario, ça m’a immédiatement plu. Une connaissance commune lui avait donné mes coordonnées.

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E.L. : Quels sont les plus grands défis au niveau dessin pour cette histoire?
Guy Michel : Les délais sont très court, et il n y pas de suivi éditorial, je suis obligé de faire attention à la qualité du dessin car je travaille sans filet.
 
E.L. : Connaissiez-vous Champlain avant de réaliser cet album?
Guy Michel : Non. Mais je connaissais Jacques Cartier ! :o)
 
E.L. : Comment vous êtes vous documenté sur lui?
Guy Michel : Philipe Girard, le scénariste, m avait déjà mâché le travail merci à lui. J ai aussi pu me rendre sur place au Québec, ce qui a été positif

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E.L. : Qu’avez vous retenu de ce personnage?
Guy Michel : C était un grand voyageur qui respectait les autres.
 
E.L. : Comment se passe la collaboration avec le scénariste?
Guy Michel : On s est beaucoup vu et expliqué lors de mon voyage au Canada. Sinon pour les détails on règle ça par mail et par téléphone.

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E.L. : Vous êtes venu faire du repérage à Québec cet automne, comment s’est passé cette visite?
Guy Michel : Fort bien merci. J ai pu partir juste avant l’hiver (ouf)
 
E.L. : Qu’est-ce qui vous a marqué lors de ce passage?
Guy Michel : Les citrouilles car j adore le orange. Et les paysages évidemment, fait de tons orangés, et pourpre.

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E.L. : Reviendrez-vous en 2008 pour fêter les 400 ans de Québec avec nous?
Guy Michel : C est prévu, mais est ce que vous m offririez les billets et le logement ?
 
E.L. : Qu’est-ce qui s’en viens pour vous en 2008 outre « Champlain »?
Guy Michel : Le sang du dragon tome 4 et l affaire Seznec tome 1.

Nous vous rappelons le site de l'éditeur: 

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Celui du dessinateur:

Guy Michel

Et celui du scénariste:

Philippe Girard

 

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par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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