Galeries

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Le Blogue:

Qui suis-je? voilà quelques pistes pour répondre à cette intéressante question.

Ça fait 11 ans que je suis arrivé au québec, importé de France. Je travaille en gestion de la recherche, à l'université Laval de Québec.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu, je fais aussi des scénarios de BD, mais je ne suis pas assez avancé à mon goût pour m'étendre sur le sujet (si vous voulez en savoir plus, contactez moi:  eric.lamiot@lycos.com).

J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Bref, c'est à travers ces pages que vous finirez par me découvrir, si ça vous tente!!

A bientôt.

Éric

http://ericlamiot.site.voila.fr/

Si l'environnement, l'écologie appliquée, et un projet de développement économique socialement conscient vous intéressent, venez participer ici:

http://zone.industrielle.ecologique.over-blog.com/

Liens

Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 18:13
Rebonjour

Voila la suite de cette série de photos consacrée aux artistes urbains.


































Voila tout pour aujourd'hui, prochaine série bientôt.

Éric
Par Eric Lamiot - Publié dans : Photos
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 17:31
Bonjour

Des Tags, c'est souvent juste une signature travaillée, mais parfois, ça va au delà de ça. Les murales sont aussi quelquefois trés intéréssantes. En voila une sélection de Québec, en trois séries, voici la première.





































Voila, fin de la première série.

A bientôt

Éric
Par Eric Lamiot - Publié dans : Photos
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 17:01
Bonjour

Quelques tests avec mon zoom (70-300) et le doubleur. Pour ça, rien de tel que de photographier des animaux sauvages, surtout des oiseaux.


C'est sur, c'est pas un oiseau, juste un gourmand.

Me demandez pas le nom des oiseaux, pour la plupert, je ne les connais pas. Si je les connais, je l'indique, sinon, si vous le savez, n'hésitez pas à m'en faire part.


C'est un merle d'amérique


?


C'est une cane Col-vert


C'est un Carouge à épaulettes


Idem


Pareil


C'est une mésange, mais laquelle?


?


C'est le même qu'à l'image précédente, mais ?


Ça, c'est un Pic, mais lequel?


Le même


C'est le jeune du Pic


?


?


C'est un canard Col-vert


Voila tout pour aujourd'hui

Bonne journée et à bientôt

Éric
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 16:26
Bonjour

L'Esmeralda, un voilier école chilien à 4 mats, visitait Québec il y à quelque temps. Bein que contreversé (il aurait servi à deas activités de torture lors de la dictature), c'est un superbe navire.


































Voila tout pour aujourd'hui.

A bientôt

Éric
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 15:41
Bonjour

Ben oui, c'est mon habitude de photographier des fleurs, alors en voici quelques unes pour vous.






























Voila tout pour aujourd'hui

A bientôt

Éric
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 15:23

Bonjour

D'abord, quelques photos prises ça et là a Québec

C'est au musée maritime


Duplication au port de Québec

 

 

Architecture du batiment de la société de l'assurance automobile du Québec


Une vue de Québec


L'art se cache parfois ou on ne s'y attends pas


Domaine de Maizeret


Chapelle du Domaine de Maizeret


Ces dernier temps, je me suis amusé avec mon appareil, donc je vais préparer d'autres messages pour les prochains jours, histoire de vous obliger à revenir voir mon blogue, avec quelques petites fleurs, des oiseaux, des murales et des tags. Bref, revenez me voir.

A bientôt.

Éric
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /2009 17:40
Bonjour

Désolé de cette longue absence, qui risque de se prolonger encore. Je suis actuellement pris dans une trame de routine administrative.

Je penses que j'ai besoin d'air nouveau, et j'attends avec impatience un voyage prévu cet été en Australie. Il est aussi devenu évident que je garde l'oeil ouvert sur les possibilités ailleurs, même à l'extérieur du canada ou de la France, et que je serais réceptif à toute proposition sérieuse me permettant de changer d'air(e).

Je vous souhaite aussi de l'air pur pour cet été, et je vous reviendrais peut être bientot avec quelques photos. Je vais déjà essayer de vous en montrer quelques unes de mes dernier tests avec mon nouvel appareil photo.

Au passage, coté BD, le dernier album de Line Arsenault et le dernier album de Zviane sont maintenant disponibles, courrez donc chez votre meilleur libraire pour vous les procurer, et plaignez vous trés fort si il ne les a pas pour qu'il vous les commande.

Mon Iris Marcheur


Idem


Bourgeons de printemps


Visite à la cabane à sucre, temps froid, venteux et pluvieux...


Regard en coin


Bord du fleuve


Encore l'Iris marcheur, belle floraison cette année, bon modèle pour des tests photo en macro


Regardez donc sur le mur de coté du bâtiment...


Sympathique petit bonhomme!!!


Les murales de Québec sont souvent intéressantes...


Quelquefois un peu plus nationalistes.


Chez mon ami Éric, test en macro



Encore plus gros.



Sur le port de Trois-Rivières, la nuit (nb: le port de trois rivière est une immense plaque de béton bordée d'un stationnement, l'exemple typique de ce qu'il ne faut pas faire si on veut un endroit convivial et intéressant pour la population)


Parc de la Mauricie, Lichen



Parc de la Mauricie, petite chute gelée


Parc de la Mauricie, petite couleuvre


Parc de la Mauricie, rivière


Trois-Rivières, reflet de toit


Voila tout pour aujourd'hui. Si j'en ai le courage et que je reprnds quelques photos intéressantes d'ici le mois d'aout, j'essayerai de prendre quelques minutes pour vous en montrer.

A bientot.

Éric
Par Eric Lamiot - Publié dans : ericlamiot
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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /2008 16:44
Je vous fais suivre cette demande de M. Jimmy Beaulieu, si elle vous concerne, n'hésitez pas à le contacter (vous pouvez utiliser le lien suivant: http://velue.blogspot.com/ )



URGENT
: 1) Avis de recherche et 2) Demande de lettre d'appui

Allô !

Ces jours-ci, je travaille sur le recueil de strips inédits (à 99,9999%) d'Albert Chartier (un auteur québécois à la fois légendaire et inconnu, 1912-2004) que nous allons publier cet automne : Une piquante petite brunette. Des strips, muets pour la plupart, mettant en vedette une ribambelle de jeunes femmes : Kiki, Suzy, Elsinore, Cynthia, Suzette, Zizi, Mary Lou et un représentant de la gent masculine : Cornelius. Il s'agit de «pilotes» de projets qui n'ont été publiés qu'au Danemark et à Toronto (et encore, très peu) dans les années soixante. Quand on voit, dans sa correspondance, l'acharnement avec lequel Chartier proposait ces séries, on constate qu'il les avaient particulièrement à coeur (à juste titre, ce sont de véritables joyaux). Le Québec va désormais pouvoir se péter les bretelles au sujet de ce trésor national dont il n'a rien voulu savoir il y a quarante ans.

1) Récemment, je suis tombé sur des photocopies qui m'ont fait découvrir qu'il manquait plusieurs planches originales dans les lots de mes deux sources principales (la fille de m. Chartier et les Archives nationales du Canada). Si certaines de ces photocopies sont plus ou moins rescapables, d'autres sont de qualité épouvantable. Aussi, je me demande s'il n'y a pas d'autres strips qui font partie de ces séries et dont j'ignorerais encore l'existence. J'aimerais que le livre soit aussi complet que possible.

Donc, si (par bonheur) vous avez en votre possession des photocopies, ou (par miracle) des originaux (Chartier en a beaucoup perdu et donné, sans garder la moindre trace), ou si vous savez où on pourrait en trouver, répondez à ce message le plus tôt possible ! Participez à assurer la perrenité de l'oeuvre d'un des plus grands artistes québécois.

Voici des exemples de strips restaurés depuis les originaux (restauration hardcore --si vous vous demandiez pourquoi je donne peu de signes de vie ces temps-ci--) :





Et voici des pauvres photocopies (douleur) :




2) Il y a dans l'air un projet de timbre Albert Chartier, pour souligner son centenaire en 2012. m. Waite, de Poste Canada, est favorable au projet, mais pour qu'un timbre se fasse, ils ont besoin de centaines de lettres d'appui (de vraies lettres sur papier, comme dans le temps). Si vous voulez soutenir ce projet, envoyez vos missives dès aujourd'hui (en tout cas, avant septembre). Ci-contre, la lettre de madame Christiane Chartier, fille de M. Chartier. Je vous recopie l'adresse de m. Waite. N'hésitez pas à faire circuler ce message (notamment sur vos blogs, forums, et carnets d'adresses à vous), il FAUT que cet hommage devienne réalité !


M. Robert Waite
Président du comité consultatif des timbres postes
Poste Canada
2701, chemin Riverside
Ottawa
K1A 0B1




Par Eric Lamiot - Publié dans : Nouvelles de la BD au Québec
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /2008 20:48



Le samedi 3 mai est une date à ne surtout pas manquer, la boutique l’Imaginaire célèbre le Free Comic Book Day. Lors de cette journée, de nombreux comics seront distribués gratuitement et plusieurs activités seront organisées autour de cet événement.


Yanick Paquette
, dessinateur sur Ultimate X-Men et Young X-men, sera présent pour une séance exceptionnelle de dédicace.


Une vente aux enchères débute dès maintenant (28 avril au 3 mai) : 15 artistes québécois, dont Leif Tande, Jimmy Beaulieu, Denis Rodier, Philippe Girard, Voro et Thierry Labrosse, rendent hommage aux super-héros en offrant un dessin original pour cet encan. Vous pouvez miser sur ces dessins là :
http://www.imaginaire.com/indexv2.jsp?url=/fcbd08/fcbd08.jsp

(inscrivez votre nom, #téléphone ainsi que le montant que vous désirez mettre) et les profits ramassés iront à la fondation Lecture en Cadeau.



Concours de déguisement
 : L’équipe des comics élira un gagnant dans chacune des catégories suivantes : moins de 18 ans, 18 ans et plus. Un chèque cadeau d’une valeur de 25$ sera remis au gagnant de la catégorie moins de18 ans, tandis qu’un chèque cadeau d’une valeur de 50$ sera remis au gagnant de la catégorie 18 ans et plus. Le staff comics prendra en photo tous les gens costumés en super-héros/vilains, ainsi que leurs coordonnés.

Concours de dessin sur le thème des super-héros et des comics en général : Le staff comics élira un gagnant dans chacune des catégories suivantes : moins de 10 ans, moins de16 ans, 16 ans et plus. Chaque gagnant se verra remettre un chèque cadeau de 25$. Les gens peuvent apporter d’avance leur dessin (1 par personne).

Quiz organisé dans le magasin sur l’univers des comics, plusieurs lots sont à gagner.

Rabais de 15% (hors prix spéciaux) pour tous les clients sur les comics US et français (non applicable sur la carte privilège), trade paperbacks, encyclopédies sur les super-héros, art book et comics en lot.

Rabais additionnel de +10% pour les clients costumés en super-héros.

Rabais additionnel de +10% sur les hardcover (hors prix spéciaux).

Tous les packs de 25, 50 et 100 comics, ainsi que les comics à 50¢ auront un rabais spécial de 50%.

De nombreux autres rabais, notamment sur les statuettes et bustes de super-héros.

Venez nombreux et partez à la rencontre de vos super-héros préférés!

www.imaginaire.com 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Nouvelles de la BD au Québec
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Lundi 28 avril 2008 1 28 /04 /2008 06:20

 

 

 

Le troisième concours de la bande dessinée est lancé. Après Zviane et Jessica Samson-Tschimbalanga, qui va être le prochain Lauréat? Je me suis intéressé au promoteur de ce concours, la librairie Monet, et c’est Éric Bouchard, Responsable du secteur bandes dessinées de la Librairie Monet et Responsable éditorial du Concours québécois de bande dessinée qui a gentiment répondu à mes questions.

 

 

Pourriez-vous nous présenter la Librairie Monet?


La Librairie Monet est d'abord une vaste librairie générale, mais elle possède aussi deux spécialités, la littérature jeunesse et la bande dessinée, lesquelles sont les plus importantes dans leurs secteurs respectifs au Québec. C'est une librairie indépendante (donc pas la succursale d'une chaîne), dont la renommée se fonde sur l'expertise de ses libraires de métier, leur service personnalisé et leur travail de conseil sur l'ensemble des fonds d'éditeurs (par opposition à la vente de piles de meilleurs vendeurs). Elle est située dans le quartier Cartierville, au Nord de Montréal, mais le bouche-à-oreille fait que de plus en plus de gens se déplacent enfin hors du strict centre-ville pour venir profiter de la richesse de son inventaire et de la passion de ses libraires.


 

 D’où est venue l’idée du Concours québécois de bande dessinée?


Nous participions à la première édition du défunt festival bdmontréal à l'été 2005, en tant que libraires pour les fonds des diffuseurs Sogides, Dimedia, Fides et Bayard, ainsi que pour l'éditeur Marchand de feuilles, et nous tenions à nous démarquer en initiant des activités à l'intérieur de la programmation. Nous y avons organisé une Impro BD & jazz avec VoRo, Caroline Mérola et Dominique Desbiens ; une édition spéciale du Comix Jam de Montréal (avec Kurt Beaulieu, Stéphane Dumais, Sirkowski, Bruno Laporte, Zviane, Raymond Parent, Richard Suicide, Éric Thériault, Jane Tremblay et plusieurs autres) – laquelle a donné lieu à l'édition d'un fanzine (toujours disponible !) ; et surtout manifesté notre volonté de nous impliquer dans la promotion de la relève de la bande dessinée québécoise en lançant la première édition du Concours québécois de bande dessinée.


 

Comment se passent les sélections puis la décision?


Chaque nouvelle édition du Concours se lance dorénavant au Salon du Livre de Montréal (mi-novembre), simultanément à la sortie officielle du livre du lauréat de l'édition précédente. Les candidats du Concours ont jusqu'à la fin janvier pour nous faire parvenir leur synopsis ainsi que 10% des planches de leur récit. Nous recevons en moyenne une vingtaine de dossiers par année et nous élisons trois finalistes. Les critères de sélection du comité éditorial sont évidemment la qualité, l'originalité, la personnalité et la maturité de chaque projet, la contrainte étant de proposer un récit complet en français ayant le Québec pour cadre... Mais finalement l'imagination est la seule limite, le récit pouvant être historique, de science-fiction, intimiste, etc. Les trois finalistes ont par la suite jusqu'à la fin juin pour remettre leurs projets complétés, en tenant compte des annotations données par le comité éditorial. Le finaliste est élu début juillet, puis s'enclenche le processus de fabrication du livre.



Vous en êtes à la troisième édtion du Concours, quelles sont les réactions?


Tout d'abord, le nombre de projets reçus augmente à chaque année. Des participants des années précédentes peaufinent leurs styles et proposent de nouveaux projets. La qualité des dossiers et de leur présentation s'améliore également. Je crois que c'est un signe le Concours acquiert de plus en plus d'importance symbolique aux yeux de la relève, et que le bien-fondé de notre rôle s'affirme durablement. Comme nous commentons tous les projets reçus, si des auteurs en herbe s'améliorent et proposent de nouveaux projets, c'est un signe que nous contribuons aussi, à petite échelle bien sûr, à un certain «avancement» de ces auteurs.
Nous sommes très heureux du formidable accueil public et critique qu'à reçu la première lauréate du Concours, Zviane (Sylvie-Anne Ménard) pour Le point B, avec notamment de longs articles élogieux dans Le Devoir et La scène musicale. Il faut dire que son blog très achalandé (
www.zviane.com/prout) est un vecteur de diffusion privilégié pour le travail de cette auteure. Avec son deuxième album paru l'année dernière, La plus jolie fin du monde, on peut dire que la carrière de l'énergique Zviane est définitivement sur les rails.
Nous avons été légèrement déçus, bien que peu étonnés que Mémoires de métys de Jessica Samson-Tshimbalanga, la lauréate de la deuxième édition, n'ait pas suscité autant de réactions dans la presse, sans doute pour une question de public-cible. En effet, les œuvres locales destinées aux jeunes trouvent peut-être moins d'écho dans une presse s'adressant aux adultes, quoique la donne puisse changer avec l'impact des Nombrils, de Delaf et Dubuc. Quoi qu'il en soit, nous sommes convaincus que Mémoires d'un métys est un album tout aussi pertinent que Le Point B dans le paysage de la BDQ : il est l'un des premiers albums professionnels publiés au Québec s'adressant aux adolescents (le nouveau public-vedette de l'édition), proposant un dessin et une narration manga de qualité, et mêlant efficacement action et romance dans un Québec historique ; en somme, une des rares BD de genre dans un monde local de BD d'auteur! Jessica Samson-Tshimbalanga est assurément une des futures valeurs sûres de la bande dessinée de genre au Québec.

Nous avons décidé de donner plus de visibilité aux trois finalistes du Concours cette année en présentant leurs projets sur le nouveau blogue de l'Espace BD de la Librairie Monet : http://lesitebd.canalblog.com/ (voir catégorie 3e concours québécois de bande dessinée). Jusqu'à présent, on peut voir en parcourant les commentaires des lecteurs du blogue que ceux-ci sont charmés par la qualité des projets proposés, et que cette troisième édition est déjà emballante !
Finalement, une raison de plus de constater que notre idée de concours était pertinente est que Glénat Québec vient d'en lancer un à notre suite ! C'est donc dire que les gros sous sont eux aussi intéressés par les talents de la relève québécoise...


 

Pourquoi un tel engagement pour la relève en BD?


Premièrement cette action s'effectue dans le même esprit que le lancement de notre spécialité BD en 1998 : nous croyions et croyons toujours que la bande dessinée est un médium extraordinaire qui n'est pas reconnu à sa juste valeur au Québec, et que nous désirons absolument promouvoir.
Deuxièmement, dans notre réflexion sur le rôle social et culturel qu'a à jouer une librairie dans sa communauté, un concours de bandes dessinées donnant l'opportunité à de jeunes talents d'éclore vient concrétiser cette philosophie d'implication que nous nous sommes donnée, et qui est aussi un clin d'œil à celle de la librairie-éditrice au 18e siècle, où le libraire vendait les livres qu'il éditait, dans un domaine où il se spécialisait. Il y a pour nous un côté emblématique au fait que ce soit une librairie, plutôt qu'un organisme culturel par exemple, qui soit à l'origine de ce type d'initiative. Nous tenons également à préciser qu'il ne s'agit pas que d'un investissement pour la relève au sens figuré, car nous ne recevons aucune subvention pour réaliser ce travail éditorial.
Troisièmement, il s'agit d'une action concrète dans notre engagement à promouvoir la multiplicité des voix éditoriales dans un univers de concentration éditoriale, cette fameuse «bibliodiversité» qui nous est chère, et qui est le château-fort des librairies indépendantes.
Et ne négligeons pas de mentionner qu'il y a malheureusement encore trop peu de titres de BD québécoise paraissant annuellement face à l'effarante production européenne francophone, soit environ 1% de la production totale (une quarantaine de titres sur quelques 4000 nouveautés annuelles). Il y a hors de tout doute une attitude protectionniste à adopter face à la création d'ici.

 



Pourquoi vous êtes-vous attelés à éditer les albums lauréats plutôt que de vous associer avec un éditeur?


En fait, notre intention initiale était justement de nous associer à l'expertise d'un éditeur en réalisant les livres des lauréats en co-édition ; nous ne croyions pas pouvoir devenir éditeurs du jour au lendemain (et par ailleurs, spécifions que notre vocation n'est pas de devenir éditeurs, nous sommes fiers d'être libraires !)
Mais la plupart des éditeurs contactés furent réticents à cette idée, arguant principalement le fait qu'elle pourrait signifier pour eux un favoritisme jouant précisément en leur défaveur : en effet, les grosses chaînes régissant l'univers de la vente de livres au Québec allaient-ils acheter des livres produits par des éditeurs «acoquinés» à une librairie «concurrente»? Nous n'avons donc pas eu le choix de mener le projet éditorial à terme par nous-mêmes, et avons heureusement pu bénéficier de tuyaux et conseils avisés de gens d'expérience du milieu qui croyaient en notre projet. Maintenant, je crois que les faits démontrent qu'avec le relais public et médiatique qu'a eu par exemple Le point B, l'éventualité de ne pas tenir les livres de Monet éditeur ne tenait plus... Et en définitive, nous sommes emballés par ces expériences ponctuelles d'édition !


 

Il y a trois sélectionnés et un gagnant, que deviennent les perdants?


Nous avons décidé d'élire trois finalistes pour nous assurer que les auteurs maintiennent leur désir de remporter le Concours jusqu'à la toute fin de leur travail, et qu'ainsi ils maintiennent également la qualité de ce dernier. Nous parons aussi de cette manière à l'éventualité où un finaliste se désiste en cours de route, comme cela s'est produit l'année dernière ; même si les créateurs savent dans quelle aventure ils s'embarquent, il s'agit tout de même d'un travail soutenu que de réaliser un album complet en quelques mois...
Alors quelle est la compensation d'avoir réalisé un album complet qui ne sera pas élu gagnant? Évidemment c'est une déception pour les finalistes, mais après il est plus facile pour eux d'aller démarcher des éditeurs avec un projet complété en main. Nous avons nous-même référé des finalistes ou des participants chez des éditeurs dont la personnalité éditoriale collaient à leur style. Et finalement, bien que cela ne soit pas mentionné dans le règlement, il ne serait pas impossible qu'advenant le cas où nous nous retrouvions avec deux projets de qualité exceptionnelle, devant lesquels il nous semble impossible de départager un gagnant, que nous décidions d'en élire deux.

 



Plus généralement, pourquoi les médias sont si peu intéressés à la BD, et particulièrement à la BD québécoise?


D'une part, parce qu'on accorde très peu de prestige culturel à la bande dessinée au Québec, où l'image, l'illustration, est systématiquement interprétée comme étant inférieure au texte, ou exclusivement destinée à l'usage des enfants, alors que bien sûr il n'en est rien : c'est un préjugé absolu et tenace. D'autre part, le tout est dû à un phénomène de cercle vicieux qui fait que depuis les superstars franco-belges des années 60 (les inévitables Schtroumpfs, Astérix, Tintin et Lucky Luke), et leur déclinaisons en films d'animations, les médias ne se sont pratiquement plus intéressés à la production, et ont donc failli à leur rôle d'éducation du grand public. Celui-ci, confiné dans son ignorance, ne peut nullement s'indigner que les médias ne s'y intéressent guère davantage aujourd'hui, ne sachant même pas lui-même ce qu'est la bande dessinée, à moins de fréquenter les librairies spécialisées. Pourriez-vous vous imaginer que les médias aient cessé par exemple de parler du cinéma depuis 40 ans? C'est pourtant ce qui s'est produit avec la bande dessinée. En conséquence, très peu de gens connaissent les mutations éditoriales que le médium a connu depuis cette époque : avènement de la BD adulte dans les années 70-80, avènement de l'édition indépendante, du roman graphique, des femmes dans la BD, de la bande dessinée japonaise et du renouvellement profond des thèmes et des styles que le tout a entraîné dans les années 90-2000, explosion de la production qui sévit depuis quelques années, etc. Il y a donc un problème très profond d'éducation du grand public et des journalistes. Alors essayez de vous imaginer la représentation médiatique de la BD québécoise, ce fameux 1% de la production de la BD francophone!
On pourrait signaler une troisième grande raison, c'est-à-dire l'immuable principe (appelons-le le principe Céline Dion) régissant les goûts de la masse québécoise, principe édictant qu'on ne chérit un artiste local que s'il a été reconnu en France ou aux États-Unis. Étant donné la petite taille du marché local et les moyens des éditeurs québécois, assurer une diffusion conséquente en Europe par exemple relève du tour de force. Reste donc pour les auteurs locaux à être édités à l'étranger (ou bientôt à être édités chez un éditeur étranger venu établir pignon sur rue au Québec). Comme je l'ai signalé plus haut, les médias locaux se sont intéressés par exemple aux Nombrils : édités – donc reconnus – en Europe (le troisième tome tire de manière faramineuse à 100 000 exemplaires, si mes souvenirs sont bons), ils se conforment au principe de reconnaissance québécoise. Mais ces mêmes médias se seraient-ils intéressés aux Nombrils du temps où ils étaient publiés dans Safarir? Au grand jamais! Il s'agissait pourtant du même objet...
Et pourtant, pour peu qu'on présente une bande dessinée contemporaine de qualité à un adulte néophyte le moindrement curieux, homme ou femme, dans 95% des cas il ou elle s'exclamera « Hein!!! C'est de la bande dessinée, ça?!? », abasourdi devant l'impact de la narration en images ou celui de la nature inattendue (pour lui ou elle) du propos : documentaire, reportage, biographie, etc. On se rend donc facilement compte que le médium est injustement et surtout injustifiablement boudé par les médias, d'autant plus lorsqu'on constate tout l'espace que ceux-ci accordent aux moindres navets du cinéma américain, et de manière plus générale à la musique, au théâtre, à la danse, ou aux expositions.
Je crois qu'un des principaux espoirs à poindre actuellement est la nouvelle génération des jeunes enseignants du primaire, secondaire et cégep, plus ouverts, moins bardés de préjugés, qui découvrent la bande dessinée contemporaine et ont envie de s'en servir comme support pédagogique (parce qu'il y a TELLEMENT de contenu dans une bande dessinée !), initiant ainsi les jeunes d'aujourd'hui au médium, et formant (car il faut éduquer cet œil), on le souhaite, les lecteurs de demain.


Merci Beaucoup pour cette entrevue. Rappelons que
Eric Bouchard est
Responsable du secteur bandes dessinées de la Librairie Monet et Responsable éditorial du Concours québécois de bande dessinée. Les résultats du troisième concours québécois de bande dessinée seront annoncés en juillet.


www.librairiemonet.com / www.lesitebd.com / www.librairiemonet.com/monet-editeur
Blogue : http://lesitebd.canalblog.com



 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Éric Lamiot

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