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Le Blogue:

Qu'est-ce que ce Blogue?

 

Ça fait mantenant plus de 15 ans que je suis arrivé au québec, importé de France.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu. J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Ça, c'est pour moi.

 

Pouquoi ce blogue? Aprés avoir découvert la BD du Québec et avoir constaté son intérêt, j'ai décidé d'essayer de partager mes découvertes. Plutôt que de faire de la critique BD, je préfère discuter avec les auteurs. Alors je prépare des entrevues avec eux, avec les éditeurs et avec d'autres acteurs de la BD au Québec, et je les partage avec vous.

 

Alors... bonne lecture et à bientôt.

Éric

 

eric.lamiot@lycos.com

http://ericlamiot.site.voila.fr/

 

 

Pour mes photos et chroniques de voyage:

http://elamiotphoto.over-blog.com

 

Pour mes dessins:

http://elamiotdessins.over-blog.com

Concours

Entrevues

Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 04:38

Entrevues FBDFQ 2007 : Yuio

 

 

 

Yuio n’est pas encore très connu au Québec. Il sera avec la délégation de Belgique, et nous aurons donc le plaisir de découvrir cet auteur.

 

 

 

EL : Peux-tu nous présenter qui est Yuio?

Yuio : Yuio est avant tout et surtout mon nom professionnel. J'ai d'ailleurs commencé à signer toutes mes couleurs avec mon nom de baptême, Etienne Simon. Le glissement vers un surnom vient de la banalité du nom Simon et par extension, de l'attribution ou du vol de travaux appartenant à d'autres Simon déjà présent depuis plus longtemps que moi dans le milieu.

Je suis un auteur de BD officiant en partie pour spirou magazine (Trikäär avec Dav et plusieurs histoires courtes ou animations) et en autre partie pour d'autres éditeurs mais avec un statut variable: coloriste pour certains (Dupuis, Delcourt, Soleil,...)  et dessinateur pour d'autre (Glénat - Caravelle).

En Belgique et en France, j'ai aussi réussi à travailler pour pas mal de maisons d'éditions pour enfants en tant qu'illustrateur ou créateur de visuel de communication.

 

 

 

EL : Que vas-tu nous proposer au Festival?

Yuio : Normalement, je viens avec une association belge qui a pris la charge de prendre des affiches de Trikäär et d'autres petites affiches. Si les gens le désirent, j'accompagnerai ces images d'un petit dessin - dédicace.

Je sais aussi que je vais à plusieurs reprises parler de mon travail de coloriste avec des jeunes. Benbk, autre belge, sera - sauf erreur - avec moi pour parler lui aussi de couleurs. J'ignore encore quelle est l'infrastructure exacte qui va accueillir les échanges mais on aura tout notre matériel avec nous pour faire des vraies démonstrations si l'occasion se présente.

 

 

 

EL : Peux-tu nous parler un peu de ta méthode de travail?

Yuio : Je crois que si je dis que j'ai une méthode de travail, mes scénaristes vont soit se moquer de moi ou soit devoir corriger. Je crayonne des formes à la jetée, j'encre en obtenant des surprises et je colorise la case finie que je désire. Si personne me guide ou me donne de deadline, je peux avoir un album en chantier mais pas une page de finie et avoir un grand final en livrant quasi les 46 pages en 15 jours.

Sinon, en règle générale, je crayonne et j'encre quasi en même temps. 

Le crayon me sert juste d'appel pour encrer. Après tout se passe sur ordinateur et je réalise la couleur, je pose la typo, crée des cadres, redessine les bulles et mets en page comme de plus en plus d'auteur. L'informatique facilite beaucoup le travail.

 

 

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récolté sur ton travail?

Yuio : Les meilleurs commentaires sont parfois les pires. L'éternel "sympa"  et le coutumier "c'est bien" peuvent parfois me faire sourire et parfois me plomber la journée. Tout dépend du kilo de tripes que j'ai mis dans le dessin et des litres de sueur dépensés à le mettre en couleur.

En tout cas, je n'ai pas fixé de choses extrêmement positives ou négatives pour le moment. En même temps, je n'ai rien inventé de neuf non plus.

 

 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Yuio : J'irai principalement pour rencontrer les gens et observer le milieu outre-atlantique. J'ai pas de chiffres à faire et des kilos d'albums à vendre. Bref, mes attentes sont principalement sociales et la rencontre sera au centre des objectifs du festival. Comme festival, je ne connais qu'Angoulême ou Andenne et on m'a déjà prévenu de l'énorme différence de public: la bd est moins suivie par votre population qu'en Belgique par exemple.

 

 

 

Yuio au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=82

 

 

Yuio sur internet : http://chairafauteuil.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 04:31

Entrevues FBDFQ 2007 : Djief

 

Djief est l’auteur de la série « Tokyo Ghost » sortie chez Soleil et prépare actuellement « Le crépuscule des dieux », toujours en partenariat avec le scénariste Jarry.

 

EL : Quel est ton bilan après « Tokyo Ghost »?

Djief : Tokyo Ghost restera pour moi le projet qui m’a donné ma première chance en publication sur le marché européen et j’en suis reconnaissant aux éditions Soleil sur ce point. Cependant, il m’est apparu clair que l’on performe mieux avec un sujet qui nous passionne. En acceptant d’illustrer ce diptyque, je m’étais lancer le défi d’aborder un thème pour lequel je n’avais pas nécessairement d’atomes crochus. J’étais curieux de savoir jusqu’où je pourrais amener le récit graphiquement. C’est pourquoi je me suis employé à le réaliser avec le plus grand des professionnalismes dans ce cadre initial, mais il reste néanmoins que je me serais abstenu de signer si le projet m’avait demandé plusieurs années de collaboration.      

 

EL : Qu’est-ce que t’a apporté cette série en terme évolution personnelle et professionnelle?

 

Djief : Outre les points rapportés ci-dessus, le simple fait de dessiner tous les jours m’a fait grandement progresser. La meilleure façon d’avancer dans ce métier, reste la pratique régulière et constante… et d’être en mesure de se remettre en question objectivement. Après la publication d’un projet comme Tokyo Ghost, il est bon de prendre un peu de recul et considérer ce qui a marché et ce qui n’a pas marché pour ensuite se réajuster.  

 

EL : Quels sont les commentaires que tu as récoltés sur cette série?

 

Djief : Du bon comme du tiède. Je ne m’attendais pas a un accueil délirant du public compte tenu du contexte de réalisation décrit plus haut, mais pour ma part il en ressort que le résultat fut honnête et que certaine personnes l’on remarqué.

 

EL : Peux-tu nous parler un peu du « crépuscule des dieux »?

 

Djief : C’est un projet qui a été signé deux semaines après la signature de Tokyo Ghost, donc au début 2006 et dont j’avais hâte d’illustrer les pages, ce que j’ai enfin pu faire à la fin de juillet l’an dernier. Pour faire une histoire courte, ce récit qui sera publiée chez Soleil Celtic et qui est scénarisée par Nicolas Jarry, est une adaptation de l’Anneau du Nibelung, le mythe nordique qui a inspiré entre autre Richard Wagner pour son opéra du même nom. Le mythe fait aussi partie des inspirations de la littérature contemporaine, avec J.R.R. Tolkien et son épopée du seigneur des Anneaux.
Le récit tournera autour de la malédiction qui bouleversera le monde des dieux nordiques. C’est une histoire à saveur légendaire qui alterne entre le monde des dieux et celui des hommes en suivant une partie des protagonistes au temps des Grandes invasions barbares en Europe (donc quelque part au Ve-VIIe siècle ap. J-C). Ce n’est pas un récit à caractère historique cependant et mon style de dessin reste semi-réaliste. Malgré son aspect tragique, la série reste divertissante et grand publique avec des moments épiques en perspectives. L’avenir nous dira si elle enflammera ou non l’imaginaire des gens.

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

 

Djief : Je ne peux pas qualifier cela d’attente, disons que ce sera l’occasion de rencontrer les lecteurs, de découvrir des auteurs intéressants et surtout de revoir les copains dessinateurs et scénaristes.

 

Djief au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=47

 

Djief sur internet : http://www.djief.com/

 

Djief en entrevue sur : http://www.bedeka.org/djief.htm

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 04:00

Entrevue FBDFQ 2007 : Jean-Philippe Morin (Gyzmo)

 

Jean-Philippe Morin est le dessinateur de « Dr Big Love », trois tomes à ce jour sortis chez Vents d’ouest, et aussi de « L’astronaute », publié dans Spirou magazine.

 

EL : Le tome 3 du Dr Big Love vient de sortir, quelle est la réaction des lecteurs??

Jean-Philippe Morin : L’album vient en effet de sortir.  Je n’ai donc pas, pour l’instant, encore eu de réactions de lecteurs, puisque je n’ai pas encore eu l’occasion de les rencontrer et d’échanger avec eux.  Le FBDFQ sera une excellente occasion pour le faire, ce dont j’ai d’ailleurs très très hâte. 

 

EL : Qu’est-ce que t’a apporté cette série en terme évolution personnelle et professionnelle?

Jean-Philippe Morin : Personnellement ce fut une grande joie de me remettre à la bande dessinée, après avoir bifurqué pendant quelques années en dessins animés.  Malgré que ces années en dessins animés furent très stimulantes et enrichissantes sur plusieurs points, nous ne pouvons toutefois pas oublier pour toujours notre premier amour.  Professionnellement, ce fut la première fois que je travaillais à temps plein en bd, devant me contenter de temps partiel jusqu’à ce moment.  Ce fut excellent comme expérience pour découvrir le plaisir et la discipline de bédéiste au quotidien.

 

EL : L’Astronaute, avec Mario Malouin, est publié dans Spirou. Un jour en album?

Jean-Philippe Morin : Pas de décision prise sur ce sujet pour l’instant  … mais rien n’est impossible.

 

EL : Quels sont les meilleurs et les pires commentaires que tu as récoltés sur ton travail?

Jean-Philippe Morin : Je crois que le meilleur commentaire qu’on puisse recevoir, quand on fait de la bande dessinée humoristique, c’est le rire provoqué par une de nos planches.  Lorsque pris à l’insu de la personne et venant de bon cœur, il n’y a pas de commentaires meilleurs ou plus sincères.  Pour les pires commentaires, forcément certains gens en auraient à formuler, mais en général, ils les gardent pour eux.  Il est rare que les gens viennent te voir pour te dire qu’ils te trouvent mauvais !  Hihi !  Si les gens aiment ton travail, ils viendront te voir et te le diront.  Si ils n’aiment pas, ils t’ignoreront tout simplement. 

 

EL : Quelles sont tes attentes au FBDFQ?

Jean-Philippe Morin : Simplement faire de belles rencontres, que ce soit en échangeant avec les lecteurs, en revoyant les copains ou en faisant de nouvelles connaissances. 

 

Jean-Philippe Morin au FBDFQ 2007 : http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=59

 

Jean-Philippe Morin sur internet : http://morin.canalblog.com/

 

Jean-Philippe Morin en entrevue sur www.ericlamiot.org avant la fin de l’année si tout va bien. Venez voir de temps en temps.

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 05:02

Rappel

 

Dés le lundi 9 avril, et jusqu'au vendredi 13, en exclusivité pour vous, venez découvrir les auteurs du FBDFQ 2007. 5 questions pour vous donner le goût d'en savoir plus et de venir au festival les rencontrer.

Entre autres:

Jacques lamontagne

Niko Henrichon

Line Arsenault

Djief

Tristan Demers...

Une vingtaine d'auteurs au total, rien que pour vous sur www.ericlamiot.org !!!

Au plaisir de vous y voir.

Éric

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 01:00

Christophe Blain est auteur de bandes dessinées (Isaac le pirate, Donjon, Socrate…). Invité par le Festival de la Bande Dessinée Francophone de Québec en 2006, il est venu au Québec au début de l'été pour des séances de dédicaces et des rencontres. A son retour en France, il a gentiment accepté de se prêter au jeu de l'entrevue pour nous parler de son séjour et de ses projets. Cette entrevue date de l’automne dernier, et certaines informations peuvent donc être un peu dépassées.

EL : Comment s'est passée votre voyage au Québec?

Christophe Blain : Merveilleusement bien.

 

 

EL : Vous avez eu l'occasion de rencontrer quelques auteurs québécois. Avez vous  eu l'occasion de lire leur production, et si oui, qu'en avez vous pensé ?

Christophe Blain : Le peu que j'ai pu lire m'est apparu très intéressant. J'ai l'impression que le courant de création majoritaire chez les auteurs québécois tourne autour de l' autobiographie, l'auto-fiction, les histoires intimes, L'absurde etc... C'est-à-dire une bande dessinée que l'on appelle, par  commodité, "alternative", courageuse et expérimentale.

Peut-être ai-je eu cette sensation parce qu'il n'y a que des auteurs de ce style qui sont venus vers moi.  En tout cas, je les ai trouvés passionnés, battants et inventifs. Et leurs bouquins, même pour des tirages restreints, avaient une présentation remarquable.

 

 

EL : Vous avez eu quelques rencontres, l'une à la bibliothèque Gabrielle Roy de Québec, ouverte. Et une plus « discrète » a Montréal avec des auteurs. Sur quoi ont porté les discussions ?

Christophe Blain : Je me souviens qu'on a beaucoup parlé (j'ai eu une extinction de voix), que j'ai dit beaucoup de conneries, qu'on a bien ri mais j'aurais bien du mal à faire la synthèse de tout ça.

 

 

EL : Que vous apportent ces rencontres ?

Christophe Blain : Parfois, j'ai beaucoup de plaisir à parler avec des gens que je ne connais pas.

 

 

EL : Comment se sont passé les séances de dédicaces, sont elles différentes au Québec par rapport à celles en France ?

Christophe Blain : Je fais très peu de séances de dédicaces en France. Encore moins de festivals. Généralement ça se passe pas mal mais c'est beaucoup plus amusant d'aller à l'étranger. Les dédicaces que j'ai pu faire au Québec avaient la particularité d'être intimes et très décontractées. Peu de  lecteurs venaient me voir mais ils me faisaient dédicacer beaucoup de bouquins, restaient à discuter, boire des verres. Ils étaient réservés, charmants et prévenants. C'était touchant et très chaleureux.

 

 

EL : Avez vous pu profiter un peu du Québec, et si oui, avez vous aimé ?

Christophe Blain : Je me suis pas mal baladé dans Québec et surtout Montréal. J'adore. J'y ai très bien mangé.

 

 

EL : Dans votre "production", quelles sont vos préférences et pourquoi ?

Christophe Blain : Je préfère les bouquins que je fais seul. Il y a plus d'enjeu. C'est plus passionnant. D'ailleurs, je ne fais plus que ça. Avec une exception pour la série Socrate (avec Joann Sfar).

 

EL : Quels sont vos autres projets ?

Christophe Blain : J'écris et je dessine une nouvelle histoire (sans doute 3 tomes) Qui paraîtra chez Dargaud début 2007. Je travaillerai sur les prochain Isaac en même temps.

 

 

EL : Quand vous travaillez sur une nouvelle histoire, d'ou vous viennent vos idées ?

Christophe Blain : Lorsque je travaille sur une histoire, il m'est très difficile de me souvenir exactement de la nature de l'étincelle de départ qui m'a donné envie de m'y atteler. L'idée de départ change de forme et de direction tous les jours. Je ne me rappelle pas plus des idées que j'ai abandonnées. A moins d'en retrouver les traces par hasard dans un vieux carnet.

 

 

EL : Pourriez vous nous décrire un peu votre méthode de travail, depuis l'idée jusqu'à l'album ?

Christophe Blain : Je n'ai pas de méthode. J'ai une idée dont je ne me rappelle pas le cheminement exact, je prends des notes, j'ai très envie d'en faire une histoire dans un album que je crois toujours court au début puis qui finit par donner 5 ou 6 tomes parce que mon éditeur ne peut pas publier 250 pages d'un coup. Sinon je fais des story boards griffonnés mais lisibles, je crayonne mes pages et je les encre comme tout le monde.

 

EL : Vous avez fait des études en art. Comment ont elles influencées votre méthode de travail ?

Christophe Blain : Mes études d'art n'avaient rien à voir avec la bande dessinée et ne m'ont donné aucune méthode dans ce domaine et c'est heureux parce que c'est une expression à mon sens très personnelle, individuelle, empirique, bricolée dont on fait ce qu'on veut, où on suit qui nous plait, on ressemble à ce qu'on veut ou ce qu'on peut. On n'a besoin que d'un crayon et du papier, après à chacun de se demmerder. C'est ça qui est passionnant.

 

EL : Lors d'une autre entrevue, vous avez dit que vous aimeriez sortir plus de bandes dessinées en noir et blanc. Avez vous des projets dans ce domaine ?

Christophe Blain : Il se peut que je fasse de plus en plus d'albums qui soient édités en couleurs puis en noir et blanc. Je n'ai pas de projets directement en noir et blanc pour l'instant.

 

 

EL : La publication de bande dessinée augmente beaucoup en ce moment, est-ce difficile de s'y tailler une place ?

Christophe Blain : Je ne sais pas. Sans doute. La seule chose à faire est de faire ses albums et de voir ce que ça donne.

 

 

EL : En attendant de lire votre prochain ouvrage, pourriez vous nous proposer vos « coups de cœur » ?

Christophe Blain :

"La fille du savant fou" de Mathieu sapin chez Delcourt.

"Pascal Brutal" de Riad sattouf chez Fluide Glacial.

 

 

EL : Que pourriez vous conseiller aux jeunes auteurs qui voudraient se lancer dans la bande dessinée ?

Christophe Blain : Il m'est impossible de donner des conseils généraux à des gens que je ne connais pas. Voire donner des conseils tout court. C'est un chemin très très personnel. Il y a trop de voies possibles et inconnues. C'est ça qui est bon.

 

 

EL : Merci beaucoup d'avoir accepté cette entrevue. Nous espérons avoir la chance de vous revoir de temps en temps au Québec.

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 18:51

Eva Rollin, peintre, scénariste et dessinatrice de « Mademoiselle », à illustré des nouvelles pour le magazine « Ici » à Montréal. Avec la sortie du tome 3 de « Mademoiselle », Je l’ai contacté pour lui demander de nous parler d’elle même et de ses projets.

EL : Actuellement, vous illustrez des nouvelles pour le magazine montréalais Ici, et Mademoiselle, tome 3, vient de sortir. Pourriez vous nous parler de vos projets (ceux là et les autres) ?

 

Eva Rollin : Bien sûr, avec plaisir ! Tout d’abord concernant le magazine Ici : Tout s’est déroulé très vite, j’étais en vacances en France quand j’ai reçu un email de Michel Vézina me demandant de faire quelques croquis sur un personnage spécifique m’expliquant que c’était très pressé. J’ai fais quelques sketchs que j’ai envoyé par email, et à mon retour encore sous le coup du décalage horaire j’avais un rendez-vous pour le lendemain, ainsi l’aventure commençait !

En fait pendant chaque semaine pendant la période estivale un auteur écrit une nouvelle sur Daniel le personnage, nouvelles indépendantes chaque semaine mais en forme de feuilleton d’été, et je dois illustrer celles-ci.

C’est  une magnifique expérience de travailler des textes de très bons écrivains, et avec une équipe aussi formidable que celle du Ici. J’ai eu entière liberté sur les illustrations, pas une seule fois on ne m’a demandé de changer quoique se soit dans mes dessins. J’adorerai renouveler l’expérience et continuer sur du plus long terme avec eux.

Quant à Mademoiselle, je prends plus de temps à la finaliser cette année. Une subvention du conseil des arts du canada m’a été accordée (Et je les en remercie beaucoup !) ce qui me donne le loisir de la travailler plus longuement, d’une manière moins improvisée.

J’aimerai que mon style narratif ainsi que le personnage évolue, aller peut-être plus en profondeur, même si le personnage reste ce qu’il est, la forme devrait changer avec une histoire et non plus sous formes de scénettes.

Sinon, j’ai d’autres projets en cours dont je ne peux pas trop parler actuellement, les contrats n’étant pas signés encore et superstitieuse que je suis ! Néanmoins si tout se déroule comme prévu, un projet avec une amie scénariste devrait voir le jour pour un album, un autre avec une autre scénariste pour un magazine féminin adolescent ( normalement je devrais pouvoir vous en parler plus d’ici septembre !).

Un album personnel est prévu pour l’année prochaine avec un éditeur Européen si je ne prends pas trop de retard.

Cette année sont sortis deux collectifs auxquels j’ai participé : Et Vlan aux éditions la Pastèque , et Plan cartésien aux éditions mécanique générale.

De temps en temps on peut voir quelques planches dans le magazine français Psikopat, et courant 2007 le deuxième tome des « fantômes bleus sont les plus malheureux »  roman jeunesse de Roger Desroches paru aux éditions Québec Amérique que j’illustre, devrait paraître.

Ouf ! En faisant cette liste exhaustive, je m’aperçois que 2006 est une bonne année !  J'en suis très heureuse :-)

 

 

 

 

EL : Comment est née Mademoiselle ?

 Éva Rollin : Mademoiselle est née en France, je voulais créer un personnage un peu fofolle, futile mais que j’espérais néanmoins attachante .Je l’ai proposée à une maison d’édition française mais je n’étais pas prête à ce moment là, j’ai préféré attendre de me sentir plus à l’aise avec mon personnage. Le livre s’est concrétisé tout naturellement à Montréal et j’en suis très heureuse, tout d’abord pour l’accueil qu’il a reçu et les deux albums édités ainsi que la promotion eue au Québec ont été de grands atouts pour présenter d’autres projets en Europe.

 

 

 EL : Vous êtes éditée par un éditeur qui ne fait pas beaucoup de BD (Marchand de feuilles, est-ce un problème coté distribution ?

Éva Rollin : En ce qui concerne la distribution Québécoise (ainsi que la promotion), marchand de feuilles a fait un très bon travail, et le fait qu’il ne soit pas spécialisé en Bd n’a rien changé, au contraire je pense que cela m’a servi puisqu’on ne peut pas dire que mademoiselle soit une « vraie bd » de par son format et sa construction (On pourrai plus parler d’un livre d’humour illustré peut-être...).

Maintenant concernant la distribution Européenne, je ne saurai dire, je ne suis pas trop au courant, mais ne passant pas par un distributeur spécialisé Bd, et la gestion à distance effectivement cela doit être un peu plus difficile.

 

 

 

 

EL : Vous faites aussi beaucoup de peinture, est-ce que la BD et votre peinture s’influencent mutuellement ?

Éva Rollin : Je ne saurais dire si ils s’influencent mutuellement,  je ne me pose pas vraiment la question, tout ce que je peux dire c’est que j’ai autant besoin de l’un comme de l’autre, je ne pourrais pas me restreindre à un seul mode d’expression. La diversité est essentielle pour moi, m’enlever l’un ou l’autre de ces modes d’expression reviendrait à m’amputer d’une main :-), différentes émotions passent par ces médiums, et ils sont assurément complémentaires pour mon équilibre :-)

 

 

EL : Les beaux arts, à Angoulême, ça vous a apporté quoi ?

Éva Rollin : La première année des beaux arts d'Angoulême est un tronc commun un peu touche à tout, ce n’est qu’a la deuxième année qu’on s’oriente dans une spécialisation. Je voulais me diriger vers la section Bd mais j’ai été refusée, mes professeurs pensaient que j’avais plus d’aptitudes en Art. J’avoue avoir été assez frustrée de cet échec, néanmoins avec du recul, je les en remercie. Grâce à cela j’ai pu expérimenter d’autres médiums, et m’ouvrir à d’autres modes d’expression (photos, vidéo, montages) qui me servent maintenant dans mon dessin. Mon projet de diplôme est totalement différent de ma production dessinée, plus sombre, mais il a été une étape décisive dans ma formation .De plus les 3 ans de beaux arts ou je n’ai quasiment pas touché un crayon m’ont permis de faire une pause, de remettre en question ma production graphique afin de mieux rebondir par la suite avec un style plus personnel. L'observation et le fait d’être entouré de nombreuses personnes talentueuses ont favorisé un environnement d’expérimentation et de création plus varié. Sur le moment je le voyais comme une contrainte mais après coup, je m’aperçois que ces années ont été très enrichissantes tant au niveau graphique que pour mon ouverture d’esprit.

 

 

EL : Qu’est-ce qui vous a amenée à la bande dessinée ?

 

Éva Rollin : En fait depuis très longtemps je fais satellite autour du milieu de la bande dessinée, déjà par mon insatiable appétit de lecture  depuis ma tendre enfance, et par la suite je me suis pas mal occupée en tant que bénévole de festivals bd, j’ai eu la chance de rencontrer beaucoup d’auteurs extraordinaires qui ont toujours pris le temps de regarder mes carnets de croquis et de m’encourager dans cette voie. Seulement comme dit précédemment, je n’étais pas prête à ce moment là, j’ai donc opté pour un parcours plus lent mais je pense plus constructif. Ma devise est «  qui va piano va sano » ! De plus je ne voulais pas faire de choses que j’aurais regretté plus tard par leur éventuelle médiocrité.

EL : Il y a beaucoup de choses différentes sur votre blogue, mais toujours avec une bonne touche d’ironie. Faut-il avoir ce type de recul pour vivre dans le monde actuel ?

Éva Rollin : Oulâ ! :-) Grande question à laquelle je ne me permettrais pas de répondre sérieusement :-) , tout ce que je peux en dire est que personnellement je ne pourrais fonctionner autrement je pense . Une bonne dose d’ironie et d’autodérision m’est nécessaire, afin de me remettre constamment en cause et ainsi essayer d’évoluer. Faire son travail sérieusement mais se prendre le moins possible au sérieux :-)

 

 

 

 

 

 

 

EL : Pourriez vous nous parler un peu de votre technique de travail ?

Éva Rollin : Elles sont assez différentes selon les modes d’expression, en fait j’aime bien expérimenter plusieurs techniques et la plupart du temps elles résultent d’accidents :-).

 

Le matériau utilisé influence beaucoup le style graphique, si je fais un crayonné ou pas, mais la plupart du temps j’avoue que j’aime bien dessiner direct à la plume ou au stylo bic, la technicité s’en ressent peut être mais j’y gagne en expression. En gros donc je me sers un peu de tout et je mélange les techniques (Pentel, stylo, feutres, acryliques, gouaches, couleurs ordinateurs). Comme pour la peinture et la bd, je suis une touche à tout, je n’aime pas me scléroser dans un médium et un style précis.

 

 

EL : Vous vous mettez souvent en scène sur votre blogue. Êtes-vous une bonne source d’inspiration ?

Éva Rollin : Ha, ha ! Vous avez remarqué :-) c’est parce que je suis très égocentrique :-).

 

Blague mise à part, il est toujours plus facile de parler de ce que l’on connaît le mieux, mais évidemment même si je me sers des mes bagages personnels, au bout du compte tout est quand même extrapolé, étiré, réapproprié !

J’ai des périodes où je pose le crayon pendant plusieurs semaines et j’observe, prend des notes, ces petites pauses sont essentielles

Ma plus grande peur effectivement est de plus rien vivre pour ne plus avoir rien à raconter...

 

 

 

 

EL : Est-ce qu’on aura un jour un album compilation de ces planches, style « ma vie par moi même » ?

Éva Rollin : Mon nombrilisme exacerbé aimerait ça :-) Néanmoins je ne pense pas que cela puisse avoir un intérêt éditorial à l’état brut. Il faudrait sûrement remodeler la matière première :-).

De plus j'aimerai m’éloigner dans le futur d’une production autobiographique pour des projets fictions. J'ai pas mal de manuscrits entassés dans mon atelier mais que je n’ose pas présenter : des récits graphiques, des projets jeunesses. J’ai très peur d’être cataloguée dans un style car comme dit  précédemment, j'aime expérimenter différents médiums et styles narratifs.

 

 

EL : Pourquoi faire un blogue ?

Éva Rollin : J’avoue que j’ai découvert les blogues très tardivement ainsi que l’univers informatique (depuis janvier 2006 en fait ).Je suis assez retardée de ce coté là et en plus je n’ai pas du tout l’esprit cartésien alors c’est une bataille constante entre mon pc et moi :-)

 

Néanmoins avec la découverte des blogues, j’ai vu là un autre moyen d’expression extraordinaire en plus d’un vaste champ d’expérimentation .Un dessinateur passe quand même une large partie de son temps de travail seul, le blogue permet aussi d’avoir une interaction et un retour direct .De plus on peut mettre plein d’essais  graphiques et le fait de s’en occuper quasi quotidiennement  aide beaucoup le sens de la narration, chose qui me manquait. C’est du plaisir qui sert le travail :-)

 

 

 

EL : Comment s’est passé la réalisation des histoires pour « Et vlan ! », l’album sorti chez « La pastèque » en collaboration avec « Juste pour Rire » et « BD Montréal » ?

Éva Rollin : Personnellement, je trouve l’idée de départ de réunir humoristes et dessinateurs très sympa et originale, quant au résultat, je ne peux être objective ayant pris plaisir à participer à cette aventure, à vous de me le dire :-) !

En fait le projet s’est fait très rapidement à partir du moment ou la Pastèque m’a contactée. J’ai reçu quelques extraits du spectacle de Julie Caron, je pouvais couper dans le texte mais non le modifier, et je devais faire 10 planches couleurs. J'ai travaillé dessus environ 3 semaines, et je me suis beaucoup amusée, (pour ce qui est des coulisses du livre, je ne pourrais vous en parler, les éditeurs seraient mieux placés pour vous expliquer la naissance du projet). Je ne dis pas qu’adapter un texte d’humoriste n’a pas été sans difficultés, mais j'ai trouvé que c’était là un beau défi de faire se rencontrer deux formes d’humour. Je n’ai pas rencontré l'auteur avant la sortie du livre et je n’avais jamais vu son show, mais je pense que c’était une bonne chose, je n’ai pas été influencée de cette manière par les images du spectacle. J'ai rencontré Julie par la suite et il était très étonnant de constater qu’en fin de compte nous avions un peu le même univers et on a vraiment accrochées ensemble. Peut-être un futur projet en commun qui sait ?

 

 

EL : On trouve plus d’auteurs masculins que féminins en BD. La bande dessinée réalisée par les femmes est-elle différente ?

Éva Rollin : Hé, hé, question délicate ...je ne sais pas vraiment si la BD féminine est différentes de la BD masculine, je ne me pose pas la question en ces termes en fait .Les choses ont tout de même beaucoup changées, et le simple fait de parler de BD féminine en fait une catégorie à part, la pose comme quelque chose de particulier, la marginalise (ce qui n’est plus le cas). Actuellement , beaucoup d’auteurs masculins ont un trait et une sensibilité toute féminine .La seule chose que je peux constater, est que quand une femme met un personnage féminin en scène, il est beaucoup moins idéalisé, peut–être sommes nous plus réalistes ou plus dures avec nous mêmes .

 

 

 

 

 

 

 

EL : Vous êtes allée à Angoulême, pourriez vous nous en parler ?

Éva Rollin : Ha, ha, que vous dire sur le festival d’Angoulême à part que c’est un lieu de débauche ! :-) placez quelques centaines d’auteurs qui passent 8 mois sur 12 en moyenne enfermés chez eux à bosser et lâchez les en festival :-) Vous verrez le résultat !

Non sans rire, il est toujours agréable de revoir des gens qu’on ne voit justement qu’une fois par an, mais en dehors de ça, pour avoir vécu 3 ans à Angoulême, Les gros festivals restent quand même des grandes foires commerciales. On peut faire effectivement de bons contacts éditoriaux mais il ne faut pas se leurrer ce n’est pas dans ces circonstances que l’on signe un contrat. On est la pour se faire voir certes  mais après il faut concrétiser ces contacts.

 

 

 

EL : En attendant « Mademoiselle », que nous conseillez vous ?

Éva Rollin : Que conseillez en attendant mademoiselle ? Heu ... Oulâ, j’ai une liste « gigantissime » de livres à lire absolument mais ça me prendrait des jours à vous la communiquer ! Vous pouvez me laisser réfléchir à ça encore un chti peu ?

Tout ce que je peux conseiller c’est LISEZ ! Fouinez, osez des lectures qui ne sont pas forcément dans vos habitudes, faites rentrer la BD chez vous, il y a tellement de bons et beaux livres! Suivez aussi l’essor de la BD Québécoise aussi foisonnant qu’intéressant !

De la BD plus commerciale à des récits graphiques poétiques, il y a une diversité phénoménale dans la BD alors profitons –en !!

 

 

 

 

EL : Y a t’il une question que je n’ai pas posée et a laquelle vous voudriez répondre (avec la réponse, bien sur) ?

Éva Rollin : Euh je ne suis déjà pas très à l’aise dans les entrevues si je dois en plus me poser des questions cela risque de partir en vrille haha vous n’avez pas peur de me laisser les rênes ! Mais voyons... réfléchissons ... « Que voudriez vous faire quand vous serez grande peut-être :-) »

Je ne peux répondre pour l’instant, avec un âge mental de 10 ans je suis encore trop jeune pour décider, j’ai plein de temps devant moi :-) !

 

 

EL : Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, et pour tous ceux qui souhaitent en savoir plus, nous conseillons la lecture de « Mademoiselle », de « Et vlan ! » et bien sur, une visite de votre site : http://www.evarollin.com/

 

 

 Copyrignt: Les illustrations de cet article appartiennent à leur auteur

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 17:11

Niko Henrichon a sorti récemment Pride of Baghdad, sur un scénario de Brian K. Vaughan, et travaille actuellement pour un album pour l’Europe. Je me suis intéressé à son travail, j’ai voulu en savoir plus et je l’ai contacté afin qu’il nous en parle par lui même.

 

 

 

 

EL : Pride of Baghdad vient de sortie en anglais et est maintenant disponible en Français, pourriez vous nous en parler?

Niko Henrichon : Pride of Baghdad est un "graphic novel" de 136 pages écrit par l'américain Brian K. Vaughan et dessiné, encré et coloré par moi. Le scénario est inspiré d'une histoire vraie: Suite aux bombardements américains, plusieurs animaux se sont échappés du zoo de Baghdad dont une troupe de 4 lions. Les fait réels se limitent à ça, le reste est le fruit de l'imagination de Brian. En gros Pride of Baghdad décrit les aventures de ces lions fraîchement "libérés". L'histoire est en fait une métaphore sur le concept général de la libération et en plus particulier sur le cas actuel de l'Irak. C'est le principe de base des fables: parler d'un sujet sérieux en utilisant des animaux pour passer un message. Les animaux créent facilement ce lien de sympathie avec les lecteurs. Disons que ce qui se rapprocherait le plus de Pride c'est le roman de George Orwell, La Ferme Aux Animaux, qui est une superbe fable sur le totalitarisme.

 

 

 

 

 

 

EL : Pride of Baghdad, d’après son titre se passe en Irak et sort chez Vertigo aux Etats-Unis. La guerre en Irak étant un sujet sensible là-bas, n’avez vous pas peur de la polémique ?

Niko Henrichon : Pas vraiment, notre histoire ne traite pas du tout de la légitimité de l'invasion et occupation américaine de l'Irak. Notre sujet, c'est les gens, comment la population irakienne peut vivre cette libération qui leur tombe dessus sans qu'ils l'aient vraiment cherché.

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Est-ce que vos lions s’en tirent mieux que la population actuelle de l’Irak?

Niko Henrichon : C'est difficile de répondre à ça. Je ne voudrais pas gâcher la surprise. Disons qu'il y a de l'espoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Je viens de lire cette nouvelle sur le site de BD Québec: "Selon le site d'information et d'analyse de la BD américaine « ICv2 », le meilleur vendeur au rayon des "graphic novels" de septembre 2006, serait Pride of Baghdad de Brian K. Vaughan et Niko Henrichon. Au cours de ce mois, les ventes de cet album publié par Vertigo, une filiale de DC Comics, auraient atteint le nombre de 10,734 copies." Qu'est-ce que ça vous fait comme effet?

Niko Henrichon : C'est très plaisant de voir que l'album plait et qu'il fait des bonnes ventes pour le moment. Disons que cette première position est très prometteuse pour l'avenir. Les "graphic novels" et les "trade paperbacks" contrairement au comic books, peuvent vendre pendant longtemps. J'ai hâte de voir comment Pride tient la route à plus long terme.

 

 

 

 

 

 

EL : Pourriez vous aussi nous parler du projet « Unleash » ?

Niko Henrichon : C'est mon premier album en Europe. Une série en quatre tomes qui sera publiée chez Dupuis. Après Pride, j'ai voulu aller mettre un pied du côté de l'Europe parce-que le marché là-bas est très intéressant et les possibilités sont grandes. Unleash est scénarisé par Sylvain Runberg. On lui doit aussi quelques autres projets chez Dupuis comme Orbital et Les Colocataires. En gros, c'est un triller de science-fiction assez sérieux qui parle entre autre de terrorisme international.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Encore une fois une thématique proche des préoccupations actuelles. Est-ce que l’actualité en général vous intéresse?

Niko Henrichon : Bien sûr, j'essaie de me tenir informé. Aujourd'hui avec internet on peut facilement avoir accès plusieurs interprétations du même évènement.

 

 

 

 

 

 

EL : Comment s’est fait le contact pour ce projet?

Niko Henrichon : Un jour, par hasard, j'ai écrit à mon ancien éditeur chez DC avec qui j'avais travaillé sur Barnum. Il m'a laissé savoir qu'il cherchait quelqu'un pour dessiner Pride of Baghdad. En lisant le premier synopsis, ça m'a tout de suite accroché.

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Il y a de plus de plus de « bédéistes » du Québec publiés en Europe et aux États-Unis, est-ce que c’est un bon signe pour la BD québécoise en général?

Niko Henrichon : Je pense que oui. En ce moment, la BD Européenne ouvre grand les portes à énormément de nouveaux projets, plus que jamais. La manne est là. Les Québécois en profitent bien sûr, mais il n'y a pas qu'eux. Il y a de plus en plus de sorties d'albums à chaque année. Il faudra voir ce que ça va donner sur le long terme. Mais tout ça ce n'est pas vraiment de la BD québécoise. Le plus souvent il n'y a que le dessinateur qui est québécois. J'aimerais voir plus de scénaristes québécois publiés en Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Comment êtes vous arrivé à la bande dessinée ?

Niko Henrichon : Comme beaucoup de dessinateurs professionnels, j'ai dessiné très jeune et la passion est restée. La décision même de gagner ma vie en bande dessinée est relativement récente. Ça s'est passé pendant mon CEGEP en arts visuels, période pendant laquelle j'ai découvert les bandes dessinées européennes et américaines. En voyant les grandes possibilités du médium, j'ai décidé que je devais aussi être de la partie.

 

 

 

 

 

 

EL : Est-ce possible actuellement, pour un jeune qui débute, d’espérer vivre de la BD ?

Niko Henrichon : Tout à fait. Si ce jeune est prêt à faire les efforts nécessaires. Il ne faut pas espérer avoir beaucoup de sécurité d'emploi, de plan de retraite, d'avantages sociaux, etc. C'est un travail exigeant, il faut être bon à tous les jours et sur toutes les pages. Mais actuellement, c'est une bonne période pour être publié en Europe. Comme j'ai dit plus tôt, les portes sont grandes ouvertes. Nous sommes probablement à une période charnière dans la BD européenne puisque les auteurs de la période de l'âge d'or de la BD franco-belge sont en train de nous donner leurs dernières oeuvres et malheureusement à chaque année qui passe plusieurs d'entre eux décèdent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Pourriez vous nous décrire votre façon de travailler ?

Niko Henrichon : J'ai changé souvent ma façon de travailler. Dans mes premiers boulots, je focusais beaucoup sur le dessin et l'encrage en laissant quelqu'un d'autre colorer les pages. En travaillant pour le studio Grafik Sismik à Québec, j'ai pu améliorer ma technique de coloration digitale. C'était une possibilité que je n'avais pas vraiment envisagée avant et il m'a semblé que mon travail prenait plus de force lorsque je faisais moi-même la couleur. Je trouvais qu'il y avait plus d'unité dans le résultat. Alors j'ai décidé de travailler ainsi pour mes projets suivants. J'aime bien renouveler ma façon de travailler alors j'imagine que ce que je ferai dans 5 ans sera encore différent de ce que je fais aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

EL : Travaillez vous le tout en digital, ou commencez vous aux « crayons »?

Niko Henrichon : Je fais encore crayonnées et encrages à la main. Un jour peut-être j'irai dans le 100% digital mais pour le moment j'aime bien avoir un original devant moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Comment se passe au niveau pratique l’interaction avec vos scénaristes ?

Niko Henrichon : Ça dépend toujours des scénaristes. Le moment où l'on parle le plus, c'est à l'étape des découpages. Tous les scénaristes avec qui j'ai travaillé jusqu'à aujourd'hui ont voulu s'impliquer pour discuter des découpages. C'est bien, parce que ça permet de vraiment donner le ton au récit. L'idéal c'est de se parler régulièrement pendant le projet pour être certain d'être sur la même longueur d'onde.

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Vous semblez aimer le fantastique, quelles sont vos références en ce domaine ?

Niko Henrichon : J'aime bien le genre fantastique mais pas spécialement plus que les autres genres en BD. En plus, je trouve que le fantastique a été abordé tellement souvent que ça devient difficile de traiter ce genre d'une façon originale. Je n'ai pas vraiment de référence en fantastique à part des romans comme Le Seigneur des Anneaux et des séries de BD comme Thorgal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL: J’ai vu sur votre site que vous aviez un projet personnel intitulé « Fantastico », quelles sont vos sources d’inspiration pour ce projet ?

Niko Henrichon : Dur à dire. Fantastico c'est un projet très vague, très improvisé ou je ne fais que m'amuser pendant que je travaille sur d'autres projets plus sérieux. Je n'ai pas beaucoup de temps à y consacrer mais quand je travaille dessus, c'est de la récréation pure. Je m'inspire de dessinateurs qui viennent de partout. Je ne peux pas dire exactement ce qui a inspiré Fantastico mais de façon générale j'ai été très inspiré par Moebius, Hugo Pratt, Mandrafina, Carlos Nine, Katsuhiro Otomo, Hayao Miyazaki et plusieurs autres. La liste est longue.

 

 

 

 

 

 

EL : Quels sont vos autres projets ?

Niko Henrichon : J'ai quelques idées d'histoire pas encore bien ordonnées pour le moment. Malheureusement, rien qui ne soit vraiment intéressant à mentionner à ce stade-ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Pourriez vous partager avec nous vos « coups de cœur », tous domaines confondus ?

Niko Henrichon :

--En BD: j'en ai déjà mentionné plusieurs, je pourrais ajouter Paul Pope, Blutch, Nicolas de Crécy, Alan Moore, Neil Gaiman, Chris Ware, Charles Burns, Taiyou Matsumoto, Nihei Tsutomu.

--En films: Les films de Stanley Kubrick, Akira Kurosawa, Sergio Leone, Martin Scorcese, Terry Gilliam et Marcel Pagnol.

--En musique: Frank Zappa, Miles Davis, The Beatles, Stereolab, Amon Tobin. C'est difficile de choisir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Y a t’il une question que je n’ai pas posée à laquelle vous aimeriez répondre?

Niko Henrichon : Non. Tout a été dit.

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : Merci beaucoup de nous avoir accordé cette entrevue, et nous allons attendre avec impatience vos prochaines sorties

Niko Henrichon : Merci à vous!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Site internet : http://www.nikohenrichon.com/

Toutes les images de cet article sont propriété exclusive de Niko Henrichon

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 17:37

 

Tristan Demers est l’animateur de l’émission télévisuelle BD-cités, il est également l’auteur de Gargouille et de Cosmos Café, et s’implique dans des ateliers permettant aux jeunes de découvrir l’univers de la BD , entre autres. Nous lui avons demandé comment il arrive à gérer toutes ses activités, et de nous faire découvrir son travail.

 

 

 

 

 

   EL : BD cités (canal évasion)  est une des rares incursions de la BD dans le paysage télévisuel. Penses tu qu’il y aurait moyen de faire plus ?

 Tristan Demers : Sûrement, en comprenant bien  que les diffuseurs veuillent d’abord de l’audience ( la guerre est féroce !) et en acceptant aussi de faire quelques compromis. Une association entre l’univers de la BD et celui des voyages, de la musique ou du cinéma, par exemple. La bande dessinée est, pour la plupart des décideurs, un médium non-rassembleur au public trop ciblé. Malheureusement, les livres et les arts de la scène n’ont pas la cote en ce moment, et rien ne changera  bientôt, avec la convergence et la montée de la télé-réalité. Il faut donc adapter le produit à la tendance, et faire passer la pilule dans un emballage attrayant!

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 EL : Quelles ont été les rencontres les plus marquantes que tu as fait ?

 Tristan Demers : Jean-Pierre Talbot ( qui personnifiait Tintin au cinéma)- accessible et fort sympathique, Coyotte ( quelle gentillesse), Voro, toute l’équipe du journal Spirou, Michel Plessix ( qui travaille dans son grenier datant du moyen âge !) et Tébo, un éternel ado !

 

 

 

 

 

 

 

   EL : Cosmos café, c’est quoi, c’est quand, c’est où ?

   Tristan Demers : C’est un snack-bar nouveau genre qui se trouve à des années lumières de la terre !  Spout et Maïla, les propriétaires, ne ménagent rien pour user de concurrence déloyale et revendiquent leur statut du plus populaire restaurant de la galaxie! Il y a longtemps que je voulais raconter autre chose que Gargouille en utilisant un univers à l’imaginaire plus éclaté, pour une clientèle  moins enfantine. Boomerang  éditeur jeunesse m’a suivit dans ma folie et a accepté de produire un album cartonné à l’Européenne, ce que je revendiquais !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  EL : Pourquoi ce choix du « cartonné à l’Européenne » ? Voulais-tu prouver qu’on pouvait faire ça au Québec ?

   Tristan Demers : J’y tenais,  pour être dans la norme lors de mes tournées de promotion en Europe. Et en négociant avec les imprimeurs, il est possible pour l’éditeur, en acceptant bien sûr de réduire la marge de profit, de produire  une BD cartonnée à un coût raisonnable, en misant sur la rentabilité d’une collection à long terme.

 

 

 

 

 

 

  EL : Un nouveau gargouille pour l’été ou l’automne 2007, rumeur ou réalité ?

 

 

 Tristan Demers : Réalité, à moins d’un changement de calendrier de l’éditeur. Je remettrai les planches colorées en février, et j’aurai alors 8 mois pour faire le Cosmos 2, prévu pour l’automne ! Heureusement, j’ai maintenant mon studio de création et un peu d’aide, ce qui me permet de faire la tournée en Europe et avancer d’autres projets de télévision ou de gérer les licences et les produits dérivés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EL : D’autres projets de télévision ?

   Tristan Demers : Quelques chroniques ici et là, une émission jeunesse pour dessiner en studio, une autre où la musique côtoie la BD. Je travaille avec différents producteurs. On verra bien !

 

 

 

 

  EL : Illustrateur, Bédéiste, présentateur, animateur (tu as donné des ateliers lors du festival d’été de Québec), ou trouves tu le temps de tout faire ?

  Tristan Demers : Je travaille avec un coloriste ( Claude Dupras), un graphiste ( Bruno Ricca) et un assistant ( Jocelyn Jalette), une agente pour la télé, un autre pour les tournées de festivals, en plus d’avoir une relation privilégiée avec mes éditeurs et plusieurs partenaires. Je suis passionné de mon travail et comme je visite plus de 70 écoles par année, je connais mes lecteurs et je reste à l’écoute de ces derniers pour m’ajuster artistiquement et commercialement. Je me sens vivant quand je travaille beaucoup, mais comme j’ai un studio, je me garde mes week-ends pour être à la maison avec mes enfants et je fais maintenant une coupure entre mon travail et ma vie de famille, ce qui n’est pas évident ! Bref, c’est à moi d’être discipliné et de respecter mon calendrier de production !

 

 

 

 

 

  EL : Ton passage dans les écoles, qu’en retires-tu, et penses-tu que ça amènera un jour une nouvelle génération de bédéistes ?

   Tristan Demers : Je le souhaite ! La bande dessinée est de plus en plus utilisée comme outil de pédagogie dans les classes primaires et secondaires. Une ouverture à ce médium est évidente et notre expertise en matière d’animations est unique, vu la petitesse du marché et le besoin des créateurs d’ici de vivre de leur art. Je rencontre près de 27 000 jeunes chaque année et j’aime savoir que j’éveille en eux le besoin de créer, ça me nourrit énormément et me permet de savoir à qui je m’adresse lorsque je travaille sur mes planches.

 

 

 

   EL : La BD québécoise est en pleine expansion, tu en penses quoi ?

  Tristan Demers : Bravo ! Et je souhaite une formidable diversité. Il y a de la place pour nous tous dans ce petit milieu et nous travaillons tous pour la même cause, à mon avis. Plusieurs d’entre nous regardons du côté de l’Europe et les grandes maisons sont plus à l’écoute du talent québécois qu’il y a quelques années, ce qui veut dire beaucoup. Mais nos publications ne nous offrent pas encore assez de véhicules pour le travail «  made in Québec » et sans visibilité, il est impossible de créer une habitude de lecture dans le public. La convergence des publications empêche la publication de nos planches alors que tous ces magazines pourraient servir de levier pour les ventes d’albums, un peu comme les passages radio des extraits de disques des chanteurs d’ici. Il faut savoir promouvoir notre talent et je crois qu’il y a beaucoup de travail à faire à ce niveau là. La même réflexion a été faite il y a quelques années pour le cinéma québécois et on en voit le résultat aux guichets !

 

 

 

  EL : Quand tu pars en tournée dans d’autres pays, connaissent ils la BD d’ici ?

  Tristan Demers : Pas beaucoup. Rabagliati , Delaf et Dubuc, certains se font une place mais comme les québécois ont bonne presse, on peut jouer là dessus pour piquer la curiosité mais il faut assurer ensuite et plaire artistiquement. Dans mon cas, comme je m’adresse aux jeunes, c’est le personnage qui accroche ou non, car ils se foutent bien de savoir d’où je viens !

 

 

 

 

  EL : Plus terre à terre, pourrais tu nous parler de ta façon de travailler ?

   Tristan Demers : Je ramasse des idées pour éventuellement en faire des gags. Ensuite, je sélectionne et prépare un premier découpage, suivi d’un crayonné plus en détails. Suivent l’encrage au pinceau-feutre, directement sur la planche que je scanne et la couleur à l’ordinateur par mon coloriste, avec Photoshop.

 

 

 

 Je me donne un calendrier d’une planche par semaine car j’ai deux albums à faire en 2007. je suis à mon studio 2 jours par semaine, je travaille aussi 2 jours dans les écoles et je me garde une autre journée pour travailler pour des clients sur divers projets ou pour des tournages. Il faut compter aussi une dizaine de séjours dans les Salons du livre entre septembre et juin.

 

 

 

 

 

 

 

 

  EL : Si tu avais un rêve BD, quel serait-il ?

   Tristan Demers : Pour moi, c’est la traduction de mes BD et une éventuelle adaptation en dessins animés. Pour la BD en général, c’est une réelle implication des éditeurs d’ici et l’installation d’une infrastructure permettant à plus d’auteurs d’émerger et à une commercialisation plus adéquate.

 

 

 

 

 

 

  EL : A ton avis, qu’est-ce qu’il faudrait faire pour y arriver ?

   Tristan Demers : Une collaboration entre les intervenants du milieu de la lecture, de l’éditeur au libraire, en passant par le bibliothécaire, des évènements pour faire connaître au grand public la BD de chez nous, des associations avec les entreprises privées pour établir des promotions et des mises en marché adéquates… Et surtout des éditeurs prêts à prendre des risques et à investir dans la publication de BD, en se trouvant un créneau bien à eux et en assumant la rentabilité à long terme, seulement. Le succès des éditions de La pastèque est un bon exemple, dans ce sens.

 

 

 

 

  EL: Quels sont tes « coups de cœurs » ?

   Tristan Demers : Tabary ( que j’aime depuis l’enfance), Les Colocataires chez Dupuis, par Runberg et Christopher ( quoi que le deuxième volume était plus faible, à mon avis), Michel Plessix pour le côté « aérien » de ses illustrations ( Le vent dans les saules), Delaby ( le gars, car je commence à peine à lire sa série Muréna) et Rabagliati ( j’ai lu le dernier Paul en une nuit !) Et bien sûr Franquin et tous les autres vétérans de la BD  !

 

 

 

 

 

  EL : Voudrais tu rajouter quelque chose ?

   Tristan Demers : La création de sites comme le vôtre est essentiel pour la promotion de la BD québécoise. Il ne faut pas lâcher, Bravo !

 

 

 

 

 Merci beaucoup pour cette entrevue et ton implication dans le monde de la BD.

 

 

 

 

  Site Internet : http://www.bdgargouille.com/

 

 

 

 

 Toutes les images de cet article appartiennent à Tristan Demers ou à ses collaborateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 20:14

Bonjour

 

J'ai le plaisir de vous annoncer d'une nouvelle entrevue réalisée par mes soins est enfin publiée sur le site Bedeka. Il s'agit de celle réalisée avec Éric Thériault, créateur de Veena. Allez donc y jeter un oeil, c'est ici:

http://www.bedeka.org/nouvelles/images/etheriault/etheriault.htm

 

 

Bonne lecture.

 

Éric

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 18:52

Bonjour

 

Une nouvelle entrevue est en ligne sur le site Bedeka.org, Jacques Lamontagne réponds à quelques questions pour la sortie de "Is la Blanche", le deuxième tome de sa superbe série "les druides", scénarisée par Istin et Jigourel.

Jacques lamontagne assure son lancement pour ce livre ce soir, 18h30 à 21h00, à la librairie l'Imaginaire, Place Laurier, à Québec.

 

 

Une autre entrevue parue à l'occasion de la sortie du premier tome est disponible ICI.

 

Bonne lecture.

 

Éric

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Éric Lamiot

 

Des entrevues réalisées avec les acteurs de la BD québécoise et des nouvelles de la BD d'ici 

 

Dans les liens ci-contres, le "+" représente une entrevue réalisée avec l'auteur. Pour les lire, allez voir dans la section "entrevues" des catégories.

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