Galeries

Le Blogue:

Qu'est-ce que ce Blogue?

 

Ça fait mantenant plus de 15 ans que je suis arrivé au québec, importé de France.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu. J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Ça, c'est pour moi.

 

Pouquoi ce blogue? Aprés avoir découvert la BD du Québec et avoir constaté son intérêt, j'ai décidé d'essayer de partager mes découvertes. Plutôt que de faire de la critique BD, je préfère discuter avec les auteurs. Alors je prépare des entrevues avec eux, avec les éditeurs et avec d'autres acteurs de la BD au Québec, et je les partage avec vous.

 

Alors... bonne lecture et à bientôt.

Éric

 

eric.lamiot@lycos.com

http://ericlamiot.site.voila.fr/

 

 

Pour mes photos et chroniques de voyage:

http://elamiotphoto.over-blog.com

 

Pour mes dessins:

http://elamiotdessins.over-blog.com

Partenariat

Ce site est partenaire de l'association BDE Bulle d'Encre

 

BDE 

  http://www.bdencre.com/

Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 06:01

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je fais de la bande dessinée underground parce que les gens trouvent que j’ai des drôles d’idées. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est ce que je récolte le plus souvent comme commentaire face à ma production.

La bande dessinée rejoint me deux plus grande passion : dessiner et inventer des histoires. J’ai donc approché le médium de la bande dessinée dans la volonté de développer un nouveau moyen d’expression, et non dans le but unique de « faire de la bd ».

Voilà pourquoi mon travail offre une grande diversité de lecture, parce que je procède par exploration.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant ce que vous allez nous présenter au Festival?

 

Chimeris –Sirus- est un récit de science-fiction.

Cette histoire se construit  comme Mandragora et Evagruss en ce sens qu’elle s’apparente un peu à de la tragédie grecque. Le personnage principal tient mordicus à une idée : son identité, alors qu’autour de lui un monde incompréhensible se charge de détruire tout l’édifice de ses conceptions. Le personnage doit donc se reconstruire en modifiant l’espace de ses perceptions : par le sens visuel en majeur partie.

C’est une bd que je viens tout juste de terminer, juste à temps pour le festival de bande dessinée. Je vais aussi avoir l’occasion d’aller la présenter en France à l’automne prochain, au festival Quai des bulles car j’ai gagné un concours de l’OFQJ.

 

 


  

Qu’attendez-vous de votre présence dans l’espace Fanzine du FBDFQ?

 

Beaucoup de plaisir et bien des rencontres.

J’aime beaucoup voir où les autres sont rendus, regarder ce qu’ils ont produit cette année, partager et échanger.

C’est un moment unique car nous nous voyons assez peu souvent. J’ai hâte de récolter les critiques et les commentaires. Même s’ils sont rarement positifs, c’est extrêmement formateur, c’est ainsi que j’apprends le mieux.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Cela me surprend qu’on me compare souvent à Lovecraft ou même un jour au « Vagabond des limbes ». J’ai trouvé cela extrêmement flatteur.

Les gens voient souvent des traces de mes inspirations dans mon travail : Druillet et Andreas.

Mais … Crumb? Oui, cela m’étonne beaucoup mais on y a déjà discerné son influence. Et c’est un peu vrai.

Mon travail serait torturé et troublant. Peut-être, mais ce n’est pas toujours ce que j’en perçois et ce que je désire y exprimer.

Et, pour finir, étant donne que la plupart des gens trouvent que ce que je fais est définitivement trop bizarre, les commentaires positifs ne sont pas légion. Ils me surprennent toujours et sont pour moi la plus grande récompense de mon travail acharné.


 

 http://www.vaar.ca/



 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 06:54

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je suis un dessinateur-humoriste. Depuis environ 30 ans, je conçois et produits des dessins au Québec sous forme de bandes dessinées, de caricatures éditoriales, d'illustrations humoristiques, d'animation web et d'animation télé. Ma spécialité est l'humour, particulièrement le gag rapide. Je travaille pour tous les types de publics.

 

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité de Serge Gaboury?

 

Actuellement, je collabore régulièrement à Safarir, les Débrouillards et La Terre de chez nous pour la bande dessinée. Je fais de la caricature éditoriale pour La Terre de chez nous. Je fais des illustrations humoristiques pour Protégez-vous, Vélomag et Délire. Je travaille aussi sur des projets qui ne sont pas nécessairement des collaborations régulières. Par exemple, je viens de terminer, pour les Éditions du Chien rouge, toutes les illustrations d'un livre destiné à la clientèle touristique, intitulé "Parlure et parlotte Québécoise illustrée". Il devrait paraître d'un jour à l'autre!

 

 

 

 

Est-ce différent de faire « Glik et Gluk » plutôt que les Laterreur, la bande dessinée qui passe dans « la terre de chez nous »?

 

 Glik et Gluk est une bande dessinée destinée aux enfants qui paraît dans le mensuel "Les Débrouillards", et elle consiste en histoires complètes de deux pages. Le monde de Glik et Gluk est imaginaire et absurde. Les Laterreurs, qui paraît dans "La terre de chez nous", un journal hebdomadaire, est une bd de type "strip", destinée à toute la famille, dont les personnages sont une famille de producteurs agricoles aux prises avec des problèmes inspirés de la vie réelle. Les deux bd sont humoristiques.

 

 

 

 

Vous faites aussi de l’animation, est-ce que la BD et l’animation s’influencent l’un l’autre?

  

  Les deux se sont toujours influencés pour moi. En 1979, mes premières pages pour Croc étaient très influencées par les dessins animée de la Warner Brothers. Je travaillais aussi avec des cases de format panoramique, et ça, c'était une référence consciente au cinéma.

 

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Ce qui me surprend toujours, c'est surtout les commentaires des enfants. Toute petite, une de mes fille m'a dit, en regardant mon travail sur ma table à dessin: "Toi, Papa, tu es un genre d'enfant adulte."

C'était le plus beau compliment qu'elle pouvait me faire!

 

 

 

http://www.gabourycartoons.com/

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=51

 

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 06:51

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

Je m'appelle Felix Quednau, je suis un ``excentrique hypersensible`` qui aime dessiner, peintre, sculpter, jouer de la musique, faire des arts martiaux et raconter des histoires mythologiques.
Je suis en train de construire un site pour ma bd 
www.nemexar.com 
J'essaye de raconter des histoires fantastiques remplies d'action, mais qui ne sont pas ``gore``. Un genre de seigneur des anneaux à la Peter Jackson mais accessible à un enfant de moins de 8 ans, dans lequel j'incorpore certains aspects que l'on retrouve dans l'aïkido et le tai-chi.

J'aimerais aussi que ma bédé s'inscrive éventuellement dans un contexte écologique, équitable et de décroissance (encre écolo, papier recyclé, imprimerie coopérative de travail...). Dans la même veine que le soulier ``unswoosher`` de Adbusters.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant ce que vous allez nous présenter au Festival?


Au salon, je vais présenter les 25 premières pages du premier chapitre (qui en compte environ 100). C'est une première partie plutôt lente. Il ne s'y passe pas grand chose. J’expose les différents lieux où va se dérouler l'aventure. Au fur et a mesure que l'histoire va défiler le rythme va s'intensifier...
On y voit même pas encore les personnages principaux, c'est pourquoi j'ai fais un mini poster (pièce jointe). Malheureusement, les personnages sont difficiles a discerner surtout les huit gardiens célestes. Il va falloir que je me fasse des sculptures....
Je vais tenter  de commencer a me monter un ```fanclub`` pour pouvoir vendre mes bds à partir de mon site.
Aussi voir si il y aurait de l'intérêt pour faire des ateliers de créativité ou les gens pourraient venir partager leur connaissance et travailler dans l'entraide, la coopération et la confiance sur leurs projets. (voir
www.djaimox.com/go)

 

 

 

Qu’attendez-vous de votre présence dans l’espace Fanzine du FBDFQ?

 

De me faire connaitre un peu, me faire des contacts, parler à des gens qui comprennent les énormes difficultés d'être bédéiste a Québec. Rencontrer des gens qui partagent mes préoccupations écologiques, et de justice sociale.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?


Que mes œuvres vont juste prendre de la valeur quand je serai mort. Ça fait mal et je refuse de le croire. J'aimerais bien un jour générer un revenu à travers mes habiletés artistiques....

 

 

www.nemexar.com

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 06:31

 




Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un  qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je dirais qu'on est un couple dans la vie comme au travail, et qu'on fait ensemble la série les Nombrils.  C'est une série d'humour mettant en scène trois adolescentes : deux jolies chipies et leur copine, moins mignonne, mais dotée d'un grand cœur.  J'ajouterais qu'il s'agit de gags généralement en une page qui se soudent pour développer une trame narrative, permettant ainsi d'explorer la psychologie des personnages.

 


Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Delaf et Dubuc?

 

Eh bien le tome trois de notre série vient de paraître.  Le tome 2 a reçu le prix des étudiants et étudiantes en bd de l'UQO (merci!).  Et on va se remettre très bientôt au boulot sur le tome quatre !

 

Comment vont « les nombrils »?

 

Super bien !  Jamais on n'aurait pu s'attendre à ce que les choses se passent aussi bien sur cette série, surtout avec l'humour mordant parsemé de 'politiquement incorrect' qu'on s'est permis dès le début, et qu'on continue à utiliser.  Les plus récentes nouvelles sur la série, c'est qu'elle sera publiée en albums en espagnol dès juin 2008, et que les planches sont publiées dans des magazines en France, Belgique, Turquie, Grèce et Chine, en plus du Québec.

 


Vous en êtes au troisième album, est-ce difficile de se renouveler  dans la BD d’humour?

 

Ce l'est sûrement, dans une série classique où les situations et les personnages restent exactement les mêmes d'album en album.  Dans notre cas c'est différent : dès la fin du tome 1, on a cassé un running-gag en permettant à Dan et Karine d'enfin se rapprocher.  La fin du tome 2 modifiait des choses aussi, ce qui fait que le tome 3 est très différent, avec Vicky qui assume les conséquences de sa chute.  Et c'est sans compter le tome 3, où on révèle le mystère de John John !  On se met en danger à la fin de chaque album, sans savoir comment on pourra récupérer au début du suivant.  On ne craint pas trop de se répéter, mais c'est un risque qu'on prend et ça peut parfois être angoissant.

 


Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus  de votre travail?

 

Quand les gens nous disent que le tome 3 est leur préféré !  On s'est vraiment cassé la tête pour arriver à boucler ce tome.  On avait deux trames narratives principales difficiles à combiner, et on avait peur que le dévoilement de ce qui se cache derrière la visière de John John jette de l'ombre sur notre véritable fin.  En plus, comme le dénouement est à l'image du slogan de la série (La vie est cruelle...  et puis après ?), on se disait que peut-être les gens nous en  voudraient d'être aussi durs et injustes envers nos personnages.  

Pendant qu'on se posait mille questions, les pages continuaient à paraître dans Spirou, nous forçant à continuer à avancer et à assumer ce qu'on avait déjà mis en place dans les planches précédentes...  On a sorti l'album en toute humilité, en se disant que c'était le mieux qu'on avait pu faire et que si les gens n'aimaient pas, tant pis, on  assumerait...   C'est vraiment rassurant de voir que les lecteurs nous suivent dans notre envie de raconter une histoire qui s'éloigne totalement de la morale à la walt disney !

 

http://www.lesnombrils.com/

 

http://www.dupuis.com/servlet/jpecat?pgm=VIEW_SERIE&lang=FR&SERIE_ID=1275

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=49

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=45

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 06:25

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu'un qui ne
vous connaît pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

Une image vaut mille mots.  Donc, la première chose que je fais, c'est de présenter l'ensemble de mes titres disponibles (j'en ai douze à mon actif).  Ainsi, on peut voir directement mon travail.  Étant donné qu'une bonne partie de mes ventes se font directement de personne à personne (j'ai toujours des exemplaires de mes albums dans ma voiture), je peux argumenter ou discuter sur les points qui suscitent le plus d'intérêt de la part de mon futur lecteur ou lectrice.  



Pouvez-vous nous parler de l'actualité concernant Louis Rémillard?

J'ai toujours plein de projets qui mijotent sur la table à dessin.  Mon album intitulé Voyage en zone d'exploitation, dont j'ai terminé la réalisation en 2004, vient d'être publié chez les éditions Les 400 coups/zone convective.  C'est un récit sans histoire, sans parole où s'entremêlent art, nature et expérimentation.    J'ai fait en 2007  Le dry putride qui révèle l'existence d'un étrange personnage issu du canot d'eau vive.  Activité sportive, un tantinet extrême dont je suis un friand amateur.  Récemment, j'ai finalisé le tome deux de Spécimens qui est une compilation de bandes dessinées qui présente une galerie de personnages tordus et de situations absurdes.  Actuellement je travaille sur un projet d'envergure qui sera assez différent de mon travail bédéistique habituel.  Ce projet est encore embryonnaire et je préfère ne pas vendre la mèche pour le moment.  Le temps venu, je me ferai un plaisir d'en discuter davantage.  



Ça fait longtemps que vous ¦uvrez dans la bande dessinée québécoise, comment
percevez-vous son évolution?

Lorsque j'ai commencé à publier mes BD, au début des années 70, tout était à construire et les jeunes de mon âge étaient déterminés à le faire.  Sans se connaître, des groupuscules publiaient leurs revues ou fanzines chacun de son côté aux quatre coins de la province.  Nos livres d'histoire nous enseignent que cette époque héroïque s'appelle le printemps de la BD québécoise.  Depuis, les générations de bédéistes se sont succédé, développant ainsi la qualité des BD, le lectorat et par la force des choses, le marché.  Aujourd'hui, je trouve que la bande dessinée québécoise est sur une bonne lancée.  De bons auteurs, de bonnes BD et quelques bons éditeurs.  De plus en plus d'auteurs Québécois se font publier par des éditeurs européens, chose impensable à mes débuts.  Il reste tout de même encore à faire pour atteindre un large public.  Si les journaux à grand tirage publiaient davantage de strips d'auteurs québécois, au lieu des éternelles séries américaine, cela favoriserait grandement la bande dessinée d'ici.



Que devient le général Tidéchet?

Le général Tidéchet s'est fait discret depuis quelques années.  La dernière histoire que Denis Rémillard (scénario) et moi (dessin) avons fait’ s'intitule Branle bas de combat à Cocapabanana et a été publié, par tranches d'épisodes à suivre, dans le fanzine Mensuhell.  À court terme, on n'envisage pas de faire de nouvelles BD du général, mais, on ne sait jamais.  Denis et moi collaborons toujours pour faire des BD et illustrations à caractère politique pour la revue de gauche À Bâbord.  Étant donné que je ne suis pas seul dans la création du général Tidéchet, je laisse le soin à Denis de compléter ma réponse sur ce sujet délicat.  
Tidéchet grenouille toujours pénard dans son Nomansland oublié par l'actualité.  Mais tout continue comme avant.  La dictature de cet infâme personnage persiste.  Dans ce temps de zizanie politique, il en profite pour jouer avec son réseau d'influences et asseoir encore plus de pouvoir et d’avoir entre ses mains.  Mais, il sait qu’il peut à tout moment, revenir au devant des micros et des caméras.  Car, il faut le dire, ce n’est pas parce que l’on en parle pas que son infamie a cessé de se raffiner, de se pervertir.  Il ne faudrait pas que deux auteurs pervertis de vérité risquent encore leurs vies pour remettre à jour ce pernicieux personnage.  Mais, il faut attendre le moment propice.  Il faut aussi comprendre que compromettre un personnage de la taille de Tidéchet, nous jette illico dans la mire de ses services secrets.  Il va de soit que le secret est de rigueur.  Maintenant, après quelques chirurgies plastiques et de multiples voyages à l'étranger sous diverses personnalités et passeports de diverses nationalités, nous avons peut-être brouillé les pistes.  Qui sait ?  Éventuellement, les deux détracteurs que nous sommes de ces dictatures tentaculaires que représente le Nomansland et son dictateur à vie le Général Tidéchet pourraient surprendre encore en sévissant par un autre album dénonciateur sur son régime à tout le moins excessif.  Tous les grands dirigeants politiques veulent imiter son régime.  Bush, Poutine, Sarkozy, Kadhafi et les autres empruntent à Tidéchet. Ils raffinent le truc.  Et le truc s'étend et la plèbe applaudit.  Quand on y pense, ça fait met des services secrets aux fesses tout ça.  Alors ne soyez pas surpris si on a une gueule différente dans l'éventualité de la parution d'un autre album.



Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de
votre travail?

L'absence de commentaires.  Le mutisme est pire que n'importe quel commentaire, bon ou mauvais.  Cela dit, c'est la diversité de ceux ci qui étonnent toujours.  L'un peut trouver qu'une BD est tout à fait géniale et que c'est la meilleure que j'ai jamais faite de ma vie et l'autre la trouver tout à fait nulle.  C'est toujours surprenant et amusant de voir la pluralité des réactions face à ton travail.  Ce qui est rassurant, c'est qu'il y en a pour tous les goûts et que chacun y trouve son intérêt.  Pour ma part, je prends toujours le même soin à confectionner l'une ou l'autre de mes BD.

 

http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/remillard/remilard.htm

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=111

 

 

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 06:58

 




Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Ahhhhhh… Je me le fais souvent demander et je sais jamais quoi répondre!!! J’aime pas trop expliquer ce que je fais, j’ai tout le temps l’impression de me prendre au sérieux, ou de donner l’impression que ce que je fais se prend au sérieux.

En fait, mon livre « Dans mes rellignes » est assez facile à décrire : c’est un journal autobiographique que j’ai tenu quotidiennement au rythme d’une page par jour pendant trois mois, dessiné dans un style spontané et relâché.

Sinon, le projet sur lequel je travaille en ce moment est  un projet de fiction, mais qui raconte le quotidien d’un personnage. Il a y certains points communs avec mon livre autobiographique puisque c’est raconté à la première personne et j’essaie un peu de donner l’impression qu’on lit un histoire qui est vraiment arrivée à quelqu’un. C’est un contexte qui m’amène à aborder des thèmes que j’ai déjà un peu utilisé dans mon livre (ou pas, mais sur lesquels je serais intéressée d’élaborer) comme la solitude, la marginalité, les difficultés des relations humaines, l’aliénation par le travail, etc. (Vous voyez ce que je veux dire par « se prendre au sérieux »? Quelqu’un m’aborde et me demande à quoi ressemble ce que je fais…si je commence à lui parler d’aliénation par le travail, il va revirer de bord assez vite! Hahah…)

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Iris?

 

Je travaille sur la suite de mon projet de fin de BAC, « Justine » pour lequel j’ai eu une bourse… Ça avance pas aussi vite que je le voudrais, mais je fais d’autres trucs en même temps.

 Je viens d’imprimer un fanzine ((« Tear in my beer », le titre est en anglais, mais le contenu en français) qui regroupe les histoires de bar que j’ai mis récemment sur mon blog.

Je suis aussi en train de faire un petit fanzine de recettes/bd avec Pat, un de mes amis très talentueux ( http://www.myspace.com/thiswaystupidbird ). On a choisi cinq recettes chacun qu’on a toutes testées (!!!). Chaque recette va être accompagnée d’une histoire en bd ou d’un dessin.

Ces deux fanzines vont être disponibles à l’OFF-iciel du Festival de BD de Québec.

Je travaille aussi sur un projet d’album avec Pascal Girard (http://www.paresse.ca/paresse/paresse.html et http://www.pascalgirard.com/ ). Ça fait déjà un moment qu’on travaille là-dessus, mais on vient de recommencer à zéro (on était rendus à une trentaine de page, mais on était pas satisfaits). Je n’en dis pas plus pour le moment…

 

A quand un album de fiction?

 

« Justine », c’est de la fiction… Je travaille là-dessus! Mais c’est pas près d’être fini… Comme c’est une série de petites histoires, je compte peut-être les publier au fur à mesure en fanzine, un peu comme les comics américains, mais je suis pas certaine encore…

            Sinon, ben le projet avec Pascal, c’est 100% fiction…encore plus que « Justine »! Mais ça non plus, c’est pas pour bientôt…

 

 Comment vont les chats, et seront-ils un jour en album?

 

Les chats vont (TROP!) bien… Ils sont fous comme d’la marde. Il ne me reste que Blouson et Salopette, la grosse Bottine étant restée à Gatineau avec Etienne. Salopette est toujours aussi névrosé (sinon plus) et Blouson est maintenant un gros chat adulte gras et affectueux (mon coloc l’appelle affectueusement « le bébé phoque »…)

Non, je ne ferai jamais d’album avec mes chats. Ça a trop été fait… Je fais les bd avec mes chats vraiment juste parce que ça m’amuse énormément.

 

 Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Hum….j’ai pas reçu de commentaires si surprenants que ça. Mais j’en ai reçu deux qui concernent la même page de mon livre qui sont pas pire! À propos d’un page ou je raconte que, étant ado, mes amis et moi on se tenait dans une buanderie l’hiver parce qu’on y était au chaud et qu’on pouvait flâner et fumer des cigarettes sans se faire achaler. Un : sur mon blog, une fille suisse m’a dit qu’elle faisait la même chose quand elle était ado! Comme quoi c’est pas typiquement gatinois et encore moins typiquement québécois… Deux : Une femme qui travaillait à l’Université m’a dit que son ado faisait ça aussi et qu’elle aimait pas trop ça… Mais après avoir lu mon livre elle avait un peu compris qu’il faisait pas ça pour faire du trouble et elle l’embêtait moins avec ça.

Il a eu aussi quelques personnes qui m’ont écrit pour me dire que mes bd leur redonnaient le sourire alors qu’ils étaient déprimés…. Ça, ça m’a vraiment vraiment fait plaisir……!

 

http://monsieurleblog.canalblog.com/

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 06:49

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Personnellement, je ne suis pas présentable. B) Pour faire court, disons que je suis un fanboy de six pieds avec un chapeau noir qui s'est échappé du Grand Nord en gardant quelques séquelles mentales.

Quant à présenter mon travail, tout dépends de l'endroit et du public à qui je m'adresse tellement ma production est variée. Le seul point commun dans toute ma production sont mes personnages que je m'efforce de réutiliser le plus possible. Il est donc normal de voir les mêmes personnages de la série Fish Lecan dans des livres pour enfants, des pamphlet éducatifs, des bandes dessinées ou  des fascicules totalement réservés aux adultes.

Ma série principale est Fish Lecan, les aventures d'un humain transformé en homme-chat par l'Imagination. Les histoires tournent autour des conflits qu'entraînent des personnages supposément imaginaires dans le monde réel. C'est surtout une série qui m'a permis de me faire la main et de réaliser des expériences. J'y ai commis pleins d'erreurs et il y a des pages que je revois difficilement, mais en contrepartie par exemple, je suis content d'y avoir réalisé le premier cross-over  de l'histoire de la bd entre une série francophone et anglophone. Dès que les premiers titres seront épuisés, ils ne seront pas réédités mais refaits entièrement.

Ensuite, il y a la série pour enfants Wallaby avec Karine Church. Contrairement à Fish Lecan, Les histoires du Wallaby et de Requin sont ce que je fais de plus conventionnel. Ce sont des histoires simples et amusantes, remplis de petites pointes d'humour avec un gag final inattendu, et surtout qui exploitent au maximum le style très mignon de Karine. Il n'y a rien d'expérimental mis à part que le design de l'album est conçu comme une bande dessinée qui n'aurait qu'une case par page. Wallaby est ce qui marche le mieux dans ma production auprès du public et des médias. Depuis ce temps, ma table à dédicaces est toujours bien occupée.

Entre ces deux séries, il y a plein de projets qui avance plus ou moins vite. Ce qui s'y démarquent le plus sont mes fan-arts (quelques prix de gagnés), car plus qu'un réalisateur de bd, je suis surtout un amateur qui a du plaisir à être des deux côtés de la table de dédicaces.

 

 

 

 



Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Christ Oliver?

 

Du côté des publications régulières, Imagination, la fille adoptive de Fish, continue sa parution mensuelle dans L'Express du Pacifique dans l'Ouest du Canada francophone. Idem pour Maria Dorfinkley, la souris rose lesbienne, qui continue dans le magazine du jardin botanique de Montréal «Quatre Temps».

Côté album, il y a le collectif «Les aventures de Dupa Grave et de sa chatte mimine» qui sortira bientôt et qui réunit plus de cent auteurs des cinq continents. J'y ai conçu une page et les pages de gardes, en plus de m'occuper des contacts anglophones et québécois. J'y ai aussi prêté Imagination qui est un des personnages principaux. Il y a aussi le prochain Fish Lecan. Ces deux titres sont prévus pour octobre 2008.

À part ça, j'ai d'autres projets d'histoires et d'albums mais tout dépends de mon temps disponibles puisque, après plusieurs années j'ai dû me résigner à prendre un travail de bureau. L'histoire qui me tient le plus à cœur de terminer est «Énergie Lachance». Une libraire, collectionneuse de pinballs, qui travaille dans une librairie réunissant tout ce qui concernent les crimes réels et imaginaires.

 

 

Comment vont les chats de la colline parlementaire?

 

Du point de vue de la santé des chats, ils vont très bien. L'obligation de vacciner et opérer les chats depuis dix ans a été très bénéfique (depuis ce temps, le sanctuaire des chats est une attraction touristique officielle). Par contre, pour cette raison, ils ne seront jamais aussi nombreux qu'auparavant. La colonie compte une quinzaine de chats alors qu'auparavant il pouvait facilement y avoir une trentaine. De plus, chaque nouveau venu est testé par les bénévoles afin de savoir s'il peut réussir à s'adapter au sanctuaire. Sinon, il est porté pour adoption à la Humane Society of Ottawa. D'anciens résidents peuvent aussi être portés en adoption s'ils nécessitent des soins spéciaux. Ce qui est le cas de Shadow récemment, un gros chat noir musclé qui n'arrêtait pas de me mendier de l'herbe à chat en roulant à mes pieds. 

Ayant un emploi régulier depuis quelques mois, je n'y vais plus cinq fois par semaine comme avant, mais les chats continuent à me reconnaître et à courir à ma rencontre à chacune de mes visites. Avant, on me considérait comme la possible relève de M. René Chartrand.

 

 



Une prochaine aventure de Fish Lecan s’en vient elle?

 

Le prochain Fish Lecan «Imagination contre les pigeons spammeurs» devrait sortir en novembre 2008 ou au plus tard en mars 2009. Ce sera un recueil des histoires d'Imagination paru dans L'Express du Pacifique avec en complément des histoires de Fish Lecan et d'Imagination réalisées par André Poliquin (et son Tabarnaco), Michel Laframboise, Monsieur Le Chien et Simon Gaudet. 

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Ce qui me surprend ne sont pas les commentaires mais le public qui aime mon travail. J’ai conçu Fish Lecan pour le public ado et adultes qui s'intéressent déjà à la bd... Mais en fait, ceux qui m'accostent pour me féliciter sont les enfants entre 8 et 12 ans et les adultes n'ayant connu que les classiques de la bande dessinée.

Dans les autres commentaires surprenants, il y a ceux qui se voudraient que tous les albums de Fish Lecan aient le même format pour que cela se range mieux dans les bibliothèques. Il y a celui qui a fait remarquer à Moi et Karine, que moi c'est -Christ- et elle c'est -Church- (il a fallu trois ans pour qu'on le remarque). Et il y a ce commentaire d’un critique qui à réussi à résumer parfaitement en une courte phrase chaque album de Fish Lecan «Ce n'est pas mal écrit, loin de là, mais quelle est sa raison d'être?». B)


http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=110


http://www3.sympatico.ca/c.oliver/

http://mariadorfinkley.canalblog.com/
 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 06:34

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelquun qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

Je vous recopie ma bio officielle car je ne sais pas quoi  vous répondre:
Je suis né à Montréal le 8 juin 1965 . Je me rappelle avoir dessiné à 15 ans une publicité pour le salon de coiffure de ma mère, qui était un lieu pittoresque rue st-Denis. Mais  j'ai vraiment commencé à publier mes dessins et mes bandes dessinées vers 1983 dans d'obscures journaux étudiants dont plus aucunes copies n'existent, heureusement. J'ai fait des études en arts, ce qui n'a rien de bien original, et je dessinais, à l'époque, dans des revues qui s'appelaient KRYPTON et aussi SOLARIS. J'ai également dessiné pour des livres scolaires mais cela m'ennuyait énormément. À la fin des années 80,  j'ai commencé à voir, plus clairement,  vers quoi je voulais aller graphiquement ( et disons-le, spirituellement aussi. ) et je me suis mis à travailler  au pinceau. Ce fût une période importante pour moi car j'avais créé mon propre fanzine intitulé STRANGE MEMORIES, fanzine dans lequel je dessinais des histoires de S-F rappelant les vieux EC COMICS des année 50 . Ce modeste fanzine me permit ensuite de m'intégrer à l'équipe de drogués de la revue ICEBERG qui était une bien étrange publication dont je garde un impérissable souvenir. C'est donc dans ICEBERG  que j'ai créé mon personnage de Bob Leclerc qui était le héros d'histoires un peu sombres que je dessinais avec beaucoup de plaisir et qui furent bien accueillis par les lecteurs. Pendant les années 90,  j'ai continué à publier pour différentes publications telles que THE STRANGER, THE MIRROR, CROC et j'ai participé à plusieurs projets publicitaires et télévisuels qui ne m'éloignèrent jamais de ma passion pour la bande dessinée. En 2002, j'ai publié l'album PLANET TWIST, qui racontait l'histoire du plus célèbre groupe yéyé québécois des années 60, les JAGUARS.   Entre 2003 et 2006,  j'ai décidé de me consacrer exclusivement à BOB LECLERC, mon personnage préféré.



Pouvez-vous nous parler de l
actualité concernant Grégoire Bouchard?

Je viens de publier VERS LES MONDES LOINTAINS et je me consacre à une suite que nombres de lecteurs ont réclamé et sur laquelle je pense travailler quelques siècles,( si, bien-sûr, Dieu me garde en santé et vivant pour la faire, restons lucides et humbles mes frères!)
 



Doù est venue lidée de « Vers les mondes lointains »?

C'est un ramassis de tout ce que j'ai aimé au cinéma, en littérature et en bande dessinée depuis mon enfance. J'ai  mis en scènes des trucs que j'aimais, en fait,et que j'ai intégrés à une histoire qui se veut un peu métaphysique, drôle et absurde. Ce n'est pas une idée en tant que telle qui m'est venue, c'est un paquet de plein d'idées que je trouvais intéressantes et amusantes à dessiner et qui se sont mises en place et précisées, peu à peu, dans ma tête.

 

Ça fait un moment que vous n
avez pas sorti dalbum, quest ce qui vous a poussé à revenir à la BD ?

Pendant cette absence je travaillais laborieusement à VERS LES MONDES LOINTAINS et ce long lapse de temps sans publier n'est du qu'à ma lenteur et à mon manque de discipline!

 


Vous êtes dans la BD depuis les années 90, qu’est ce que vous pensez de l’évolution de la BD Québécoise ?

Je suis content que plusieurs dessinateurs deviennent connus mais je suis encore plus content et admiratif envers ceux que personne ne connait et qui continuent à dessiner. Crumb avait raison, les meilleures bd sont souvent faites par des "amateurs". Nous ne manquons pas de bons artistes, ce qui manque, ce sont des structures éditoriales  plus nombreuses, mais je ne suis pas un spécialiste de la question et je ne peux que vous donner des réponses un peu clichés sur ce complexe sujet. Mais il est clair que le professionnalisme ( je parle de l'habilité formelle) des dessinateurs s'est incroyablement améliorée par rapport aux années 70; mais pas par rapport aux années 40 et 50 car on trouvait en ce temps- là au Québec des vieux pros aussi bons, sinon meilleurs qu'aujourd'hui, je pense à Roberto Wilson, Albert Chartier et plein d'autres. Et en plus ces gars-là n'avaient pas besoins de viagra.

 


Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

Une lectrice m'a un jour  demandé: "Pourquoi tout tes personnages sont laids?"


 http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=97

 

http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/gbouchard/gbouchard.htm

 

 

 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 06:57

 




Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

  

Hmm... Une image vaut mille mots. Alors sûrement que je montrerais mes dessins.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Jeik Dion?

 

 Ouais, bien sur…

L’année 2008 à été un peu débile pour moi, J’ai terminé mon contrat avec Ubisoft, j’ai fait la pochette du nouvel album de Cryptopsy, j’ai réalisé un clip d’animation pour Grimskunk et J’ai fait une courte histoire pour le collectif le FRONT

 Présentement je travaille sur une BD avec Bryan Perro. C’est vraiment cool.

C’est publié a chaque mois dans le magazine les Débrouillards !

 

 

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer au collectif « le Front »?

 

Parce que je crois a la cause de Gautier. C’est un mec Intelligent et ouvert d’esprit. C’est aussi un ami.

 

 

 

 



Qu’est-ce qui vous motive dans la BD?

 

La BD est un medium unique. Entre la littérature et le cinema.

Il y à beaucoup à faire et à raconter !

 

 

 

Qu’attendez-vous de votre participation au FBDFQ?

 

 Hmm, j’ai hâte ! je ne sais pas trop a quoi m’attendre mais je sais que je vais faire une séance de dédicace avec Michel Falardeau le 19 avril. Ya aussi le lancement du FRONT à la Ninkasi 2 jours avant, le 17 avril… ca devrait être pas mal cool !

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Quelqu'un m'as deja dit: "Tu es un foetus, un maudit beau foetus, mais un foetus quand même!"

 

 

 

http://jeikdion.blogspot.com/

 
http://www.frontfroid.com/

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=101

 


Nous en profitons pour vous rappeler le lancement de l'album "Le Front" #1 le Jeudi 17 avril, à 20h à La Ninkasi, au 811 rue St Jean


 

Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 06:31

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=109 



Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je lui dirais tout d'abord que je suis de cette génération qui a désiré vivre pleinement de la BD.  Dans les années 60 et 70, on admirait ce qui se publiait ailleurs, en espérant pouvoir le faire un jour.  Nous avons du, les auteurs de cette génération, un peu tout faire pour y arriver; créer des organismes regroupant les auteurs pour faire valoir nos droits, approcher les médias, même créer nos gagne-pains, comme dans mon cas, être dessinateur-fondateur du magazine Safarir.  Les gens de ma génération ont donc dû travailler beaucoup en magazines, et peu en albums, ce qui fait que nous avons beaucoup bossé, mais il ne reste que très peu d'albums pour en être témoins.  Comme les européens et les américains, nous n'avons pas, ou peu de reconnaissance face à nos personnages, comme dans mon cas où la parodie a souvent été mon fer de lance.  Mais les choses sont en train de changer, pour des gars comme moi, et pour la génération qui suit... J'ai quand même la fierté d'avoir plus d'une douzaine d'albums à mon actif, dont certains qui ont vendu 10,000 exemplaires, ce qui est très rare au Québec.  Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur moi, j'ai une page très complète sur l'encyclopédie Wikipedia.  Il n'y a qu'à taper mon nom.

 




Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Mario Malouin?

 

Justement, les choses sont en train de changer.  Si je me fie à ce qui se passe en ce moment pour moi, je ne devrais plus autant travailler dans les magazines, et plus me diriger vers de l'album, pour les mois et années futures.  J'ai présentement signé deux albums avec Glénat Québec, dont L'Astronaute dessiné par mon ami Jean-Philippe Morin, et qui paraîtra à l'automne.  L'autre album doit être gardé confidentiel pour l'instant.

 




Vous êtes dans le milieu de la BD depuis les années 80, comment percevez vous son évolution en général et au Québec en particulier?

 

J'ai un peu entamé la réponse plus haut.  Depuis une dizaine d'années, nous sortons tranquillement de l'ère du magazine pour passer à l'ère de l'album d'auteur.  De plus en plus de mes confrères ont publié des albums importants dans des maisons d'éditions comme Dupuis, Soleil et Glénat.  Ça marche bien pour eux, et en plus, ça semble parti pour un moment.  Dans le fond, la BD québécoise a mis trente à quarante ans pour former une élite d'auteurs, de dessinateurs qui sont de niveau international, et bien en train de le prouver!  Comme vous voyez, je suis assez optimiste face à l'avenir de notre BD.

 




Vous travaillez avec Jean-Philippe Morin, pourriez vous nous parler de cette collaboration?

 

Jean-Philippe est un vieil ami.  Il a lancé son premier album en même temps qu'un des miens; on ne s'est pas perdu de vue depuis ce temps.  À l'époque de Safarir, j'avais gagné le pari d'imposer un supplément BD à l'éditeur.  Ce supplément s'appelait le "SafBD".  J'en signais la ligne éditoriale.  Dans ma page du rédacteur, j'écrivais un texte d'humeur sur la BD, et j'avais envie de l'illustrer avec un petit strip sympathique.  J'ai donc demandé à mon ami Jean-Philippe de dessiner mes petits scénarios sur les aventures d'un astronaute.  Après un certain succès à Safarir, il est passé au format pleine page, et quelques temps plus tard, il a été repris par le magazine Spirou en Europe, pendant une couple d'années.  L'album à paraître à l'automne va reprendre le meilleur de ces collaborations, avec une vingtaine de nouvelles planches inédites.  Cet album sera diffusé dans toute la Francophonie!

 




Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Il y en a eu des surprenants!  Je crois que celui qui m'a touché le plus, et qui est revenu à plusieurs reprises s'est passé à l'époque de mon premier album, "Une saison dans la vie d'Arthur Leroy". C'était un album qui faisait la parodie du travail de l'animateur de radio bien connu à Québec, André Arthur, maintenant député à Ottawa.  L'album a connu un très fort succès, 10,000 exemplaires vendus, dans la seule région de Québec.  Forcément, il y a des gens qui l'ont acheté non pas pour moi, mais pour lire le travail qui avait été fait sur leur animateur favori.  Et il m'est arrivé à plusieurs reprises, pendant des séances de signatures, que ces acheteurs viennent me voir en m'avouant candidement qu'ils n'avaient jamais lu de BD avant...mais qu'ils avaient bien aimé ça!  J'avais, à ma façon, fait découvrir la BD à des gens qui n’en auraient pas lu autrement.  Ça, ça reste un de mes commentaires les plus surprenants, et qui m'a fait le plus chaud au cœur.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Malouin

 

http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/malouin/malouin.htm

 

http://www.safarir.com/

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=109



Par Eric Lamiot - Publié dans : Entrevues
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Éric Lamiot

 

Des entrevues réalisées avec les acteurs de la BD québécoise et des nouvelles de la BD d'ici 

 

Dans les liens ci-contres, le "+" représente une entrevue réalisée avec l'auteur. Pour les lire, allez voir dans la section "entrevues" des catégories.

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