Le monde d'Éric Lamiothttp://www.ericlamiot.org/2006-10-30T22:16:09Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngDes dessins, de la BD, des niouzes sur les entrevues BDs de Bedeka, des billets d'humeur, des photos...http://www.ericlamiot.org/article-19159359.htmlComix Book Day à l'Imaginaire + vente aux enchères2008-04-29T20:55:12Z2008-04-29T20:48:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48//imaginaire2.jpg" />
Le samedi 3 mai est une date à ne surtout pas manquer, la boutique l’Imaginaire célèbre le Free Comic Book Day. Lors de cette journée, de nombreux comics seront distribués gratuitement et
plusieurs activités seront organisées autour de cet événement.
Yanick Paquette, dessinateur sur Ultimate X-Men et
Young X-men, sera présent pour une séance exceptionnelle de dédicace.
Une vente aux enchères débute dès maintenant (28 avril au 3 mai) : 15 artistes québécois, dont Leif Tande, Jimmy Beaulieu, Denis Rodier, Philippe Girard, Voro et
Thierry Labrosse, rendent hommage aux super-héros en offrant un dessin original pour cet encan. Vous pouvez miser sur ces dessins là : http://www.imaginaire.com/indexv2.jsp?url=/fcbd08/fcbd08.jsp
(inscrivez votre nom, #téléphone ainsi
que le montant que vous désirez mettre) et les profits ramassés iront à la fondation Lecture en Cadeau.
Concours de déguisement : L’équipe des comics élira un gagnant dans chacune des catégories suivantes : moins de 18 ans, 18 ans
et plus. Un chèque cadeau d’une valeur de 25$ sera remis au gagnant de la
catégorie moins de18 ans, tandis qu’un chèque cadeau d’une valeur de 50$ sera remis au gagnant de la catégorie
18 ans et plus. Le staff comics prendra en photo tous les gens costumés en super-héros/vilains, ainsi que leurs
coordonnés.
Concours de dessin sur le thème des super-héros et des comics en général : Le staff comics élira un gagnant dans chacune des
catégories suivantes : moins de 10 ans, moins
de16 ans, 16 ans et plus. Chaque gagnant se verra remettre un chèque cadeau de 25$. Les gens peuvent apporter d’avance leur
dessin (1 par personne).
Quiz organisé dans le magasin sur l’univers des comics, plusieurs lots sont à gagner.
Rabais de 15% (hors prix spéciaux) pour tous les clients sur les comics US et français (non applicable sur la
carte privilège), trade paperbacks, encyclopédies sur les super-héros, art book et comics en lot.
Rabais additionnel de +10% pour les clients costumés en super-héros.
Rabais additionnel de +10% sur les hardcover (hors prix spéciaux).
Tous les packs de 25, 50 et 100 comics, ainsi que les comics à 50¢
auront un rabais spécial de 50%.
De nombreux autres rabais, notamment sur les statuettes et bustes de
super-héros.
Venez nombreux et partez à la rencontre de vos super-héros
préférés!
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http://www.ericlamiot.org/article-18605161.htmlEntrevue: Éric Bouchard, Librairie Monet2008-04-28T06:20:04Z2008-04-28T06:20:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48/Entrevues/monet01.JPG" />
Le troisième concours de la bande dessinée est lancé. Après Zviane et
Jessica Samson-Tschimbalanga, qui va être le prochain Lauréat? Je me suis intéressé au promoteur de ce concours, la librairie Monet, et c’est Éric Bouchard, Responsable du secteur bandes
dessinées de la Librairie Monet et Responsable éditorial du Concours québécois de bande dessinée qui a gentiment répondu à mes
questions.
Pourriez-vous nous présenter la Librairie Monet?
La Librairie Monet est d'abord une vaste librairie générale, mais elle possède aussi deux spécialités, la littérature
jeunesse et la bande dessinée, lesquelles sont les plus importantes dans leurs secteurs respectifs au Québec. C'est une librairie indépendante (donc pas la succursale d'une chaîne), dont la
renommée se fonde sur l'expertise de ses libraires de métier, leur service personnalisé et leur travail de conseil sur l'ensemble des fonds d'éditeurs (par opposition à la vente de piles de
meilleurs vendeurs). Elle est située dans le quartier Cartierville, au Nord de Montréal, mais le bouche-à-oreille fait que de plus en plus de gens se déplacent enfin hors du strict centre-ville
pour venir profiter de la richesse de son inventaire et de la passion de ses libraires.
D’où est venue l’idée du Concours québécois de bande
dessinée?
Nous participions à la première édition du défunt festival bdmontréal à l'été 2005, en tant que libraires pour les
fonds des diffuseurs Sogides, Dimedia, Fides et Bayard, ainsi que pour l'éditeur Marchand de feuilles, et nous tenions à nous démarquer en initiant des activités à l'intérieur de la
programmation. Nous y avons organisé une Impro BD & jazz avec VoRo, Caroline Mérola et Dominique Desbiens ; une édition spéciale du Comix Jam de Montréal (avec Kurt Beaulieu,
Stéphane Dumais, Sirkowski, Bruno Laporte, Zviane, Raymond Parent, Richard Suicide, Éric Thériault, Jane Tremblay et plusieurs autres) – laquelle a donné lieu à l'édition d'un fanzine (toujours
disponible !) ; et surtout manifesté notre volonté de nous impliquer dans la promotion de la relève de la bande dessinée québécoise en lançant la première édition du Concours québécois de
bande dessinée.
Comment se passent les sélections puis la décision?
Chaque nouvelle édition du Concours se lance dorénavant au Salon du Livre de Montréal (mi-novembre), simultanément à la sortie
officielle du livre du lauréat de l'édition précédente. Les candidats du Concours ont jusqu'à la fin janvier pour nous faire parvenir leur synopsis ainsi que 10% des planches de leur récit. Nous
recevons en moyenne une vingtaine de dossiers par année et nous élisons trois finalistes. Les critères de sélection du comité éditorial sont évidemment la qualité, l'originalité, la personnalité
et la maturité de chaque projet, la contrainte étant de proposer un récit complet en français ayant le Québec pour cadre... Mais finalement l'imagination est la seule limite, le récit pouvant
être historique, de science-fiction, intimiste, etc. Les trois finalistes ont par la suite jusqu'à la fin juin pour remettre leurs projets complétés, en tenant compte des annotations données par
le comité éditorial. Le finaliste est élu début juillet, puis s'enclenche le processus de fabrication du livre.
Vous en êtes à la troisième édtion du Concours, quelles sont les
réactions?
Tout d'abord, le nombre de projets reçus augmente à chaque année. Des participants des années précédentes peaufinent leurs styles et
proposent de nouveaux projets. La qualité des dossiers et de leur présentation s'améliore également. Je crois que c'est un signe le Concours acquiert de plus en plus d'importance symbolique aux
yeux de la relève, et que le bien-fondé de notre rôle s'affirme durablement. Comme nous commentons tous les projets reçus, si des auteurs en herbe s'améliorent et proposent de nouveaux projets,
c'est un signe que nous contribuons aussi, à petite échelle bien sûr, à un certain «avancement» de ces auteurs.
Nous sommes très heureux du formidable accueil public et critique qu'à reçu la première lauréate du Concours, Zviane (Sylvie-Anne Ménard) pour Le point B, avec notamment de longs
articles élogieux dans Le Devoir et La scène musicale. Il faut dire que son blog très achalandé ( www.zviane.com/prout) est un vecteur de diffusion privilégié pour le travail de cette auteure. Avec son deuxième album paru l'année dernière, La plus jolie fin du
monde, on peut dire que la carrière de l'énergique Zviane est définitivement sur les rails.
Nous avons été légèrement déçus, bien que peu étonnés que Mémoires de métys de Jessica Samson-Tshimbalanga, la lauréate de la deuxième édition, n'ait pas suscité autant de
réactions dans la presse, sans doute pour une question de public-cible. En effet, les œuvres locales destinées aux jeunes trouvent peut-être moins d'écho dans une presse s'adressant aux adultes,
quoique la donne puisse changer avec l'impact des Nombrils, de Delaf et Dubuc. Quoi qu'il en soit, nous sommes convaincus que Mémoires d'un métys est un album tout aussi
pertinent que Le Point B dans le paysage de la BDQ : il est l'un des premiers albums professionnels publiés au Québec s'adressant aux adolescents (le nouveau public-vedette de
l'édition), proposant un dessin et une narration manga de qualité, et mêlant efficacement action et romance dans un Québec historique ; en somme, une des rares BD de genre dans un monde local de
BD d'auteur! Jessica Samson-Tshimbalanga est assurément une des futures valeurs sûres de la bande dessinée de genre au Québec.
Nous avons décidé de donner plus de visibilité aux trois finalistes du Concours cette année en présentant leurs projets sur le nouveau
blogue de l'Espace BD de la Librairie Monet : http://lesitebd.canalblog.com/ (voir catégorie 3e
concours québécois de bande dessinée). Jusqu'à présent, on peut voir en parcourant les commentaires des lecteurs du blogue que ceux-ci sont charmés par la qualité des projets proposés,
et que cette troisième édition est déjà emballante !
Finalement, une raison de plus de constater que notre idée de concours était pertinente est que Glénat Québec vient d'en lancer un à notre suite ! C'est donc dire que les gros sous sont eux aussi
intéressés par les talents de la relève québécoise...
Pourquoi un tel engagement pour la relève en BD?
Premièrement cette action s'effectue dans le même esprit que le lancement de notre spécialité BD en 1998 : nous croyions et croyons
toujours que la bande dessinée est un médium extraordinaire qui n'est pas reconnu à sa juste valeur au Québec, et que nous désirons absolument promouvoir.
Deuxièmement, dans notre réflexion sur le rôle social et culturel qu'a à jouer une librairie dans sa communauté, un concours de bandes dessinées donnant l'opportunité à de jeunes talents d'éclore
vient concrétiser cette philosophie d'implication que nous nous sommes donnée, et qui est aussi un clin d'œil à celle de la librairie-éditrice au 18e siècle, où le libraire vendait les livres
qu'il éditait, dans un domaine où il se spécialisait. Il y a pour nous un côté emblématique au fait que ce soit une librairie, plutôt qu'un organisme culturel par exemple, qui soit à l'origine de
ce type d'initiative. Nous tenons également à préciser qu'il ne s'agit pas que d'un investissement pour la relève au sens figuré, car nous ne recevons aucune subvention pour réaliser ce travail
éditorial.
Troisièmement, il s'agit d'une action concrète dans notre engagement à promouvoir la multiplicité des voix éditoriales dans un univers de concentration éditoriale, cette fameuse «bibliodiversité»
qui nous est chère, et qui est le château-fort des librairies indépendantes.
Et ne négligeons pas de mentionner qu'il y a malheureusement encore trop peu de titres de BD québécoise paraissant annuellement face à l'effarante production européenne francophone, soit environ
1% de la production totale (une quarantaine de titres sur quelques 4000 nouveautés annuelles). Il y a hors de tout doute une attitude protectionniste à adopter face à la création d'ici.
Pourquoi vous êtes-vous attelés à éditer les albums lauréats plutôt que de
vous associer avec un éditeur?
En fait, notre intention initiale était justement de nous associer à l'expertise d'un éditeur en réalisant les livres des lauréats en
co-édition ; nous ne croyions pas pouvoir devenir éditeurs du jour au lendemain (et par ailleurs, spécifions que notre vocation n'est pas de devenir éditeurs, nous sommes fiers d'être libraires
!)
Mais la plupart des éditeurs contactés furent réticents à cette idée, arguant principalement le fait qu'elle pourrait signifier pour eux un favoritisme jouant précisément en leur défaveur : en
effet, les grosses chaînes régissant l'univers de la vente de livres au Québec allaient-ils acheter des livres produits par des éditeurs «acoquinés» à une librairie «concurrente»? Nous n'avons
donc pas eu le choix de mener le projet éditorial à terme par nous-mêmes, et avons heureusement pu bénéficier de tuyaux et conseils avisés de gens d'expérience du milieu qui croyaient en notre
projet. Maintenant, je crois que les faits démontrent qu'avec le relais public et médiatique qu'a eu par exemple Le point B, l'éventualité de ne pas tenir les livres de Monet
éditeur ne tenait plus... Et en définitive, nous sommes emballés par ces expériences ponctuelles d'édition !
Il y a trois sélectionnés et un gagnant, que deviennent les
perdants?
Nous avons décidé d'élire trois finalistes pour nous assurer que les auteurs maintiennent leur désir de remporter le Concours jusqu'à
la toute fin de leur travail, et qu'ainsi ils maintiennent également la qualité de ce dernier. Nous parons aussi de cette manière à l'éventualité où un finaliste se désiste en cours de route,
comme cela s'est produit l'année dernière ; même si les créateurs savent dans quelle aventure ils s'embarquent, il s'agit tout de même d'un travail soutenu que de réaliser un album complet en
quelques mois...
Alors quelle est la compensation d'avoir réalisé un album complet qui ne sera pas élu gagnant? Évidemment c'est une déception pour les finalistes, mais après il est plus facile pour eux d'aller
démarcher des éditeurs avec un projet complété en main. Nous avons nous-même référé des finalistes ou des participants chez des éditeurs dont la personnalité éditoriale collaient à leur style. Et
finalement, bien que cela ne soit pas mentionné dans le règlement, il ne serait pas impossible qu'advenant le cas où nous nous retrouvions avec deux projets de qualité exceptionnelle, devant
lesquels il nous semble impossible de départager un gagnant, que nous décidions d'en élire deux.
Plus généralement, pourquoi les médias sont si peu intéressés à la BD, et
particulièrement à la BD québécoise?
D'une part, parce qu'on accorde très peu de prestige culturel à la bande dessinée au Québec, où l'image, l'illustration,
est systématiquement interprétée comme étant inférieure au texte, ou exclusivement destinée à l'usage des enfants, alors que bien sûr il n'en est rien : c'est un préjugé absolu et tenace. D'autre
part, le tout est dû à un phénomène de cercle vicieux qui fait que depuis les superstars franco-belges des années 60 (les inévitables Schtroumpfs, Astérix, Tintin et
Lucky Luke), et leur déclinaisons en films d'animations, les médias ne se sont pratiquement plus intéressés à la production, et ont donc failli à leur rôle d'éducation du grand public.
Celui-ci, confiné dans son ignorance, ne peut nullement s'indigner que les médias ne s'y intéressent guère davantage aujourd'hui, ne sachant même pas lui-même ce qu'est la bande dessinée, à moins
de fréquenter les librairies spécialisées. Pourriez-vous vous imaginer que les médias aient cessé par exemple de parler du cinéma depuis 40 ans? C'est pourtant ce qui s'est produit avec la bande
dessinée. En conséquence, très peu de gens connaissent les mutations éditoriales que le médium a connu depuis cette époque : avènement de la BD adulte dans les années 70-80, avènement de
l'édition indépendante, du roman graphique, des femmes dans la BD, de la bande dessinée japonaise et du renouvellement profond des thèmes et des styles que le tout a entraîné dans les années
90-2000, explosion de la production qui sévit depuis quelques années, etc. Il y a donc un problème très profond d'éducation du grand public et des journalistes. Alors essayez de
vous imaginer la représentation médiatique de la BD québécoise, ce fameux 1% de la production de la BD francophone!
On pourrait signaler une troisième grande raison, c'est-à-dire l'immuable principe (appelons-le le principe Céline Dion) régissant les goûts de la masse québécoise, principe édictant
qu'on ne chérit un artiste local que s'il a été reconnu en France ou aux États-Unis. Étant donné la petite taille du marché local et les moyens des éditeurs québécois, assurer une diffusion
conséquente en Europe par exemple relève du tour de force. Reste donc pour les auteurs locaux à être édités à l'étranger (ou bientôt à être édités chez un éditeur étranger venu établir pignon sur
rue au Québec). Comme je l'ai signalé plus haut, les médias locaux se sont intéressés par exemple aux Nombrils : édités – donc reconnus – en Europe (le troisième tome tire de manière
faramineuse à 100 000 exemplaires, si mes souvenirs sont bons), ils se conforment au principe de reconnaissance québécoise. Mais ces mêmes médias se seraient-ils intéressés aux Nombrils
du temps où ils étaient publiés dans Safarir? Au grand jamais! Il s'agissait pourtant du même objet...
Et pourtant, pour peu qu'on présente une bande dessinée contemporaine de qualité à un adulte néophyte le moindrement curieux, homme ou femme, dans 95% des cas il ou elle s'exclamera « Hein!!!
C'est de la bande dessinée, ça?!? », abasourdi devant l'impact de la narration en images ou celui de la nature inattendue (pour lui ou elle) du propos : documentaire, reportage, biographie, etc.
On se rend donc facilement compte que le médium est injustement et surtout injustifiablement boudé par les médias, d'autant plus lorsqu'on constate tout l'espace que ceux-ci accordent aux
moindres navets du cinéma américain, et de manière plus générale à la musique, au théâtre, à la danse, ou aux expositions.
Je crois qu'un des principaux espoirs à poindre actuellement est la nouvelle génération des jeunes enseignants du primaire, secondaire et cégep, plus ouverts, moins bardés de préjugés, qui
découvrent la bande dessinée contemporaine et ont envie de s'en servir comme support pédagogique (parce qu'il y a TELLEMENT de contenu dans une bande dessinée !), initiant ainsi les jeunes
d'aujourd'hui au médium, et formant (car il faut éduquer cet œil), on le souhaite, les lecteurs de demain.
Merci Beaucoup pour cette entrevue. Rappelons que Eric Bouchard est Responsable du secteur bandes dessinées de la Librairie Monet et Responsable éditorial du
Concours québécois de bande dessinée. Les résultats du troisième concours
québécois de bande dessinée seront annoncés en juillet.
www.librairiemonet.com / www.lesitebd.com / www.librairiemonet.com/monet-editeurBlogue : http://lesitebd.canalblog.com
http://www.ericlamiot.org/article-18770995.htmlEntrevues FBDFQ 2008: Philippe Girard (PhlppGrrd)2008-04-17T06:55:04Z2008-04-17T06:55:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48/Entrevues/PhGirard01.jpg" />
Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui
diriez-vous?
Quand je dessine, il me manque les mots et quand j’écris, il me manque les images.
Pouvez-vous nous parler de l’actualité de Philippe Girard et de PhlppGrrd?
Mis à part les différentes nominations pour Danger Public (dont je suis très fier), Phlppgrrd est tranquille ces jours-ci. Par contre,
Philippe Girard travaille fort. En plus de l’histoire que j’ai écrite pour Emmanuel Moynot dans le livre ‘Québec, un détroit dans le fleuve’, j’ai aussi scénarisé un album sur la vie de Champlain
pour le dessinateur Guy Michel (qui sortira ce printemps) et j’ai mis en images un récit dont je suis très fier sur le voyage que j’ai effectué en Russie avec Jimmy Beaulieu à l’automne dernier.
Ce livre s’intitule ‘Les Ravins’ et il devrait être prêt à temps pour le festival de la BD de Québec.
Cette année, il y a beaucoup de choses qui vous concernent, y en a-t-il une dont vous êtes particulièrement
fier?
Je suis fier de tous les projets mentionnés précédemment, mais j’avoue avoir un petit faible pour les Ravins.
Quelle a été la source d’inspiration pour l’histoire proposée dans le collectif « Québec, un détroit dans le
fleuve »?
J’ai d’abord essayé de me plonger dans l’univers d’Emmanuel Moynot en lisant ses livres. Par la suite, nous avons discuté un peu au
téléphone et j’ai découvert qu’il aimait la musique. C’est à partir de cet élément (la musique) que j’ai élaboré le récit. J’avais également compris qu’il aimait bien les décors sinistres, les
ambiances humides et je me suis dit que la ville de Québec des années 50, avec son côté Pays de l’Est, lui plairait.
Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?
Un jour que je dédicaçais au Festival de la BD de Québec, un homme est venu me voir avec un exemplaire de Béatrice. Pendant que je lui
faisais un petit dessin, il m’a dit qu’il avait baptisé sa fille Béatrice en l’honneur de mon livre.
http://philippegirard.blogspot.com/
http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=55
http://www.ericlamiot.org/article-18442904.htmlEntrevues FBDFQ 2008: Catherine Lepage2008-04-17T06:45:07Z2008-04-17T06:43:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48/Entrevues/CLepage01.jpg" />
Si vous aviez à vous présenter et présenter
votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?
Je dirais que je suis toujours en train de chercher à me renouveller. Que j'aime d'abord et avant tout créer des images, inventer des
univers, que j'ai la prétention de vouloir faire des belles choses. Je n'aime pas suivre les règles, je veux faire les choses à ma façon.
Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Catherine
Lepage?
Je suis nouvellement installée à Montréal. Je travaille à la pige en graphisme et en illustration. Je commence à travailler sur un nouveau projet de livre, je viens d'ailleurs de déposer une
demande de bourse au conseil des arts du Québec. Mon temps de production va dépendre de l'obtention ou non de la bourse. Si c'est possible, j'aimerais prendre quelques mois pour travailler
uniquement sur ce projet, à temps plein, plutôt que d'y travailler à temps perdu comme j'ai fait pour 12 mois sans intérêt. On verra bien....
Quelle a été la réception de « 12 mois sans intérêts »?
Très bonne. Ce livre semble toucher beaucoup de gens, probablement à cause du sujet, la dépression, très répandue aujourd'hui.
D'ailleurs, le livre a reçu de très bonnes critiques, et ce, tant dans la presse spécialisée que dans les médias de masse : à Radio-Canada (Christiane Charette), bazzo.TV, dans le journal de
Montréal, le Libération, Elle Québec..... C'est un grand soulagementi, ce livre n'était pas facile à mettre au monde pour moi. On n'aime jamais trop dire qu'on a fait une dépression, et en
sortant ce livre j'avais l'impression de m'exposer et de me rendre encore plus vulnérable!
Il y a un débat sur la place qu’occupe
votre livre (entre autres) dans la bande dessinée. Faites vous de la bande dessinée?
Mon point de vue n'est pas encore clair à ce sujet. Pour moi, la définition de la bande dessinée est plus classique, avec des cases et
des bulles. Par contre, j'ai eu des discussions avec des gens qui voudraient voir s'élargir cette définition, pour aller chercher un autre public, pour faire évoluer la bande dessinée et la
perception qu'en ont les gens. Pourquoi pas? Moi, tout ce que je veux, c'est raconter des histoires en images, à ma façon. Si ça choque les puristes qu'on appelle ça de la B.D., je ne me battrai
pas pour le titre. Peu m'importe comment on appelle ça !
Vous illustrez aussi des livres pour enfants. Est-ce que ce public est
plus facile que le public adulte?
Les livres pour enfants se vendent bien, et il faut dire qu'en littérature jeunesse, je n'écris pas les textes, alors c'est peut-être
plus facile. Mais je ne m'étais jamais posé cette question avant... D'ailleurs je ne veux pas me la poser, car quand je choisis de faire un livre, je ne prends pas la décision en fonction de
l'éventuelle réception du public, mais plutôt en fonction du plaisir que j'aurai à y travailler, que ce soit pour les enfants ou les adultes!
Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de
votre travail?
Il paraît que je dessine bien.... Ça fait toujours plaisir. Marie-France Bazzo a même dit que j'étais une illustratrice
extraordinaire. Ça fait vraiment bizarre à entendre!
http://www.catherinelepage.com/
http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=108
http://www.ericlamiot.org/article-18737965.htmlEntrevues FBDFQ 2008: Jessica Samson-Tshimbalanga2008-04-17T06:20:04Z2008-04-17T06:18:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48/Entrevues/monet05.JPG" />
Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne
vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?
Je crois que je commencerais par présenter mon cheminement (le baccalauréat à l'UQO en bd, le concours de la Librairie
Monet, etc.) et, bien sûr, un exemple de mon travail. Ensuite, je l'expliquerais un peu. Je suis tout à fait consciente de faire de la bande dessinée d'influence manga, mais je considère ma façon
de raconter comme entre la bande dessinée européenne et japonaise. Aussi, j'expliquerais quelle technique j'utilise, soit l'encre de chine avec des lavis, et aussi pourquoi je fais de la bande
dessinée. J'aime beaucoup raconter des histoires où les personnages ne sont pas parfaitement blancs ou parfaitement noirs. Surtout, peu importe ce qu'ils sont, j'essaie de leur donner une forme
d'humanité au travers de leurs qualités et de leurs défauts.
Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Jessica
Samson-Tshimbalanga?
Je termine mon baccalauréat cette semaine, la semaine du 14 avril! Il y a l'exposition des finissants le mercredi
16 avril à partir de 17h et tous les projets synthèse des étudiants autant en bd, en arts visuels qu'en design graphique y seront! Le mien aussi bien sûr! Ça a été beaucoup de travail et j'espère
que l'exposition se passera bien!
Quelle a été votre réaction en apprenant que vous aviez été sélectionnée puis
retenue pour le concours de BD?
J'ai littéralement sauté de joie. Ma colocataire d'alors en est témoin d'ailleurs. J'étais vraiment très contente
d'apprendre que j'avais été sélectionnée comme finaliste. Quand j'ai appris que j'avais gagné le concours, j'étais vraiment heureuse. J'avais beaucoup travaillé et il m'en restait encore un peu à
faire, mais c'était génial. Je dirais que c'était un rêve qui se réalisait plus tôt que ce que je n'aurais jamais pensé.
Quelle sont vos projets pour la suite?
J'aimerais continuer à publier. Avec la fin de bac, je n'ai pas eu le temps de me consacrer à autre chose que mon projet
synthèse. Si possible, j'aimerais reprendre les personnages de Mémoires de métys pour raconter une autre histoire. Je ne sais pas si ce sera possible, mais je vais travailler là-dessus dès ma
sortie de l'université. Sinon, j'ai une autre histoire que j'aimerais raconter, mais je veux m'aguerrir graphiquement avant de m'y mettre, car elle est un défi énorme. Je ne veux définitivement
pas arrêter de faire de la bande dessinée, même si je ne m'attends pas à ce que ce soit facile, au contraire.
Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre
travail?
Je dois dire que je suis toujours un peu surprise quand les gens ignorent que je travaille à la main pour dessiner. Lors
de périodes de dédicaces, ils me regardaient dessiner avec la plume et l'encre diluée et ils étaient surpris quand je disais que toute la bd avait été faite de cette manière. Je trouvais ça un
peu comique, mais j'aime bien expliquer comment on fait une bd, alors c'est intéressant de pouvoir en parler. Sinon, on m'a quelques fois dit d'arrêter de dessiner avec une inspiration manga. Ça
plaît à certains et ça ne plaît pas à d'autres. J'ai décidé de continuer de le faire, mais de toujours essayer de m'approprier le style et non pas seulement de l'imiter. Je ne peux pas
tenir compte des goûts de tout le monde, alors je fais de mon mieux à la manière qui me satisfait.
http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=113
http://www.ericlamiot.org/article-18661562.htmlEntrevues FBDFQ 2008 fanzines: Copinet Copinot2008-04-17T06:15:03Z2008-04-17T06:13:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html
Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne
vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?
Copinet Copinot est né le jour où Thomas Bayens (fameux écuyer d’une dynastie éternelle), en nettoyant le blason familial à l’aide
d’un coton-tige, aperçut une inscription mystérieuse gravée dans le dos de l’enseigne royale. Cette inscription attira son attention, et il ne pu s’empêcher de la crier à voix
haute : « COPINET COPINOT ! ». Il demanda aussitôt à son domestique de rassembler la chambre des Lords. Quand ce fut fait, ils se mirent d’accord pour découvrir le secret
de l’inscription. Le baron allait partir à l’aventure comme ses ancêtres des temps chevaleresques.
Au même moment, Brulot était occupé à tenter de maîtriser son Chi avec l’aide d’un maître Tibétain, grand spécialiste de la méditation
tantrique. Celui-ci approchait de près le paroxysme de sa quête transcendantale lorsqu’un bruit sourd et long raisonna à l’intérieur de son cortex.
Brulot sentit alors une force venue de loin l’envahir, ce bruit perçant glissa tout le long de ses neurones pour aller finir dans sa bouche, « Copinet Copinot » en résultat. Le maître
Tibétain comprit alors toute l’envergure de cet événement, son élève avait su trouver son Chi et était maintenant prêt à affronter la vie avec l’aide de gens qui avaient, eux aussi, atteint leurs
sommets spirituels, mais chacun à sa façon.
Julien DC travaillait sur un puits de pétrole au beau milieu de l’Arkansas dans le cadre d’une mission humanitaire. Tout se passait
bien, il faisait chaud et la bière était tiède. Mais quelque chose vint perturber cette douce béatitude, le pétrole extrait du puit avait subitement changé de couleur, l’or noir prit des teintes
de cyan et de magenta, ce qui provoque un choc à Julien car de douloureux souvenirs jaillirent du passé. En effet, son grand-père lui avait dit, il y a de cela très longtemps, que « el jour
oussé que l’noir va dev’nir avec des couleurs de fifs, bah tu va d’voir arprendre l’aventure des Cow Pinets Cow Pinots ». Le missionnaire n’eut d’autre choix que de faire ses bagages et
partir vers le Grand Nord, suivant les traces des légendaires cowboys dont son grand-père lui avait tant parlé.
Quelques années plus tard, le Baron Baeyens, Brulot le transcendantal et Jul l’habitant se rencontrèrent au beau milieu d’une vallée
hivernale et décidèrent de créer un recueil de bandes dessinées qui allait partager leurs idéologies avec le grand public.
Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant ce que vous allez nous
présenter au Festival?
Nous voulons faire découvrir aux gens notre petit fanzine bien sympathique et rempli de dévouement. En effet nous nous sommes
« auto-produits » et nous avons confectionné les recueils entièrement, de la conception à l’imprimé et l’assemblage. C’est du « fait maison » bien pur et 100% biologique.
C’est aussi le tout premier Copinet Copinot, et nous souhaitons bien en produire d’autres par la suite.
Qu’attendez-vous de votre présence dans l’espace Fanzine du
FBDFQ?
De s’éclater en masse, rencontrer les autres bédéistes, créer des liens dans la communauté et se faire connaître un peu si
possible.
Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre
travail?
- « Hein fucké! »
- « Wow c’est
différent… »
- « Ça me rappelle la première fois que
mon père à fait du vélo. »
- « J’ai jamais vu quelque chose d’aussi
bien foutu après la face à Thomas. »
- « J’suis fier de toi
mamie. »
- « Les chiens en
raffoleront »
Mais nous en attendons bien d’autres au festival, car c’est le lancement officiel de Copinet Copinot!
http://jul-zombie.deviantart.com/journal/17554784/
Note : l’ensemble de notre fanzine est un gros concept, nous avons donc
suivit cette optique pour l’entrevue, alors ne vous sentez pas offusqué si les réponses semblent plus ou moins farfelues ou sérieuses. Nous sommes trois étudiants en graphisme et nous faisons
cela pour le plaisir!
http://www.ericlamiot.org/article-18604787.htmlEntrevues FBDFQ 2008: Simon Dupuis2008-04-17T06:05:03Z2008-04-17T06:02:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48/Entrevues/SDupuis01.jpg" />
Si vous aviez à vous présenter et présenter ce que vous faites à quelqu’un
qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?
Ce que je réponds habituellement, c’est que je suis un touche-à-tout qui, aussi pradoxal que cela puisse paraître, se spécialise en
bande dessinée depuis les dernière années. Ma culture personnelle, mes lectures de jeunesse, mes expéricences sur le marché du travail on fait en
sorte que j’ai développé différents moyens d’exercer mon art : j’ai travaillé pour l’industrie textile en dessinant des modèles d’imprimés pour les vêtements, j’ai baigné dans l’industrie du
cinéma d’animation, j’ai fait de la caricature apprêtée à toutes les sauces, j’ai créé de la bande dessinée qui était publiée dans des fanzines et dans des magazines, j’ai aussi touché une fois à
l’industrie du comic book américain, j’ai fait des peintures murales pour payer mes études collégiales. Bref, quand j’ai décidé de me lancer en affaires en tant qu’illustrateur-pigiste et que je
me cherchais un nom de compagnie pour m’enregistrer, j’ai trouvé que l’illustrotteur avait une résonnance avec le mot globe-trotter. De plus, sachant qu’un
globe-trotteur fait le tour du monde en visitant chaque continent, je trouvais qu’il y avait un parrallèle intéressant à faire avec ma propre expérience artistique qui donnait, comme je
l’expliquais précédemment, dans plusieurs domaines différents mais quand même tous reliés d’une façon ou d’une autre par le dessin. C’est sous ce nom que j’ai illustré de nombreuses campagnes
publicitaires promotionnelles.
Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Simon
Dupuis?
Actuellement, je vis une sorte de décallage : Mon premier album vient tout juste de sortir mais ça fait quand même quatre ans
qu’il a été initié et deux ans qu’il est terminé! Pour différentes raisons, l’éditeur a plusieurs fois remis la date de sortie. Quand on regarde à la dernière page, on voit que la signature date
de 2006. Bref, au moment où j’écris ces lignes, la coloration du deuxième tome vient d’être complétée. Bref, ce que je montre actuellement est déjà loin derrière…et cela donne un sentiment
étrange…cela me fait penser aux réalisateurs qui nous parlent de la sortie d’un film quand ils sont déjà occupés à tourner quelquechose de tout à fait différent.
Pouvez-vous nous présenter « la poste
d’Ishtar »?
La Porte d’Ishtar c’est une série qui s’inscrit dans le genre polar-historique. Un crime est commis. À partir de cet
événement, on y découvrira le personnage principal de Taliya, une jeune scribe agée d’une vingtaine d’années, qui sera engagée par la reine Sémiramis
pour mener l’enquête. La Mésopotamie devient donc le décor de cette mise en scène où défileront une brochette de personnages très
contrastés.
Comment s’est passée la collaboration avec Alain Paris, le
scénariste?
Il faut dire que toute notre collaboration tient à une connexion intern car nous ne nous sommes jamais rencontrés physiquement! Tout
d’abord c’est lui qui m’a contacté par courriel. Il avait déjà proposé son scénario à François
Miville-Deschênes, mais celui-ci était déjà occupé à temps plein sur sa série Millénaire. Étant donné que François est un camarade de longue date et qu’il connaissait mon travail, il savais
également que je tentais de faire mon entrée dans la BD alors il m’a tout simplement référé à Alain Paris.
Une fois le scénario validé par les Humanos, c’est là que j’ai dû à mon tour commencer le boulot de proposer des esquisses et des
planches exemples au scénariste et au directeur de collection. Donc, une fois que j’avais en main un dossier très étoffé (plusieurs mois après nos premiers échanges de courriels), c’est à partir
de ce moment que j’ai proposé ma candidature de façon officielle aux Humanos. Après quelques ajustements faits par rapport à mon dossier, je reçu un contrat écrit par la poste…et le scénario en
document Word. Par la suite, je soumettais toujours le découpage technique de mes planches au scénariste et au directeur de collection. Ces étapes permettaient de détecter tout de suite ce qui
aurait pu être problématique au niveau de la narration ou au niveau d’un possible anachronisme. Ces étapes embryonnaires se sont très bien déroulées grâce à l’envoi de courriels sur une base
régulière et presque quotidienne.
Vous travaillez dans l’illustration, le dessin animé et la bande dessinée.
Comment approchez vous chacun de ces média?
Pour moi, chaque projet sur lequel je suis invité à collaborer devient un nouveau défi à relever…que ce projet soit une commande
d’illustration, une peinture, un storyboard ou une commande de BD, je vais me fixer un but à atteindre et je vais tenter d’y parvenir du mieux que je peux. Dans le cas d’Ishtar, j’avais des défis
de taille à relever : Premièrement, il me fallait revenir à un dessin plus réaliste car cela faisait au moins deux ou trois ans qu’on me commandait des illustrations exploitant un style
très caricatural. Pour ce premier album, on voulait que je redevienne plus «classique» en visant un dessin réaliste.Deuxième défi, je devais travailler uniquement la ligne encrée car on désirait
une coloration numérique pour donner un look plus moderne à l’ensemble. Finalement, j’avais à recréer la ville de Babylone, ce qui n’est pas une mince affaire quand on réalise notre premier album
chez les pros!
Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de
votre travail?
Tiens, dernièrement, le commentaire le plus rigolo vient de Philippe Grenier qui tient un site sur lequel il critique des albums bd.
En parlant du dessin de la Porte d’Ishtar, il disait ceci : «Côté dessin, on remarque certaines similarités avec le style de Réal Godbout, l'auteur de la série Red
Ketchup.» Sur le coup je ne m’expliquais pas cette allusion, ensuite, j’ai compris que le «critique» était allé fouiller sur internet. Il
avait déterré une vielle biographie où il était dit que j’avais été influencé par Godbout et son Red Ketchup…cependant, je parlais de son approche scénaristique…pas du dessin! Hé hé.
Dans un autre ordre d’idées, je me souviens d’avoir reçu un courriel provenant d’un étudiant américain qui avait vu mon image de
Pop eyed! (une version personnelle de Popeye…voir sur www.illustrotteur.com) et qui disait être motivé à continuer ses études dans son collège d’art pour être un jour
capable de pondre des images de ce calibre…là j’étais touché droit au plexus!
http://www.illustrotteur.com/
http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=102
http://www.humano.com/accueil/index.php
http://www.ericlamiot.org/article-18792553.htmlEntrevues FBDFQ 2008 fanzines: Marie-Justine Roy et Ludovic Przadka2008-04-16T16:30:21Z2008-04-16T16:19:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48/Entrevues/en_tete_fbdfq2008-copie-1.JPG" />
Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne
vous connaît pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?
Marie-Justine Roy
Je dirais d’abord que mon travail de dessin et la publication de la BD les Globe-Trotters est la réalisation d’un rêve : celui
de voir mes dessins prendre leur envol, sur un support accessible à tous. Déjà en 2006 avec la
publication d’un « strip » dans la revue Equi-libre ce fût une étape. Mais là, en album couleurs, c’est encore plus excitant.
Ensuite, je conseillerais à ceux qui veulent me connaître de voir mon site Internet, le www.mjroy-artiste.com. Mon site est un porte folio électronique. Il
permet de voir l’éventail de mes créations artistiques.
Finalement, je suis l’artiste de l’équipe qui a mis au monde la bd les Folles aventures des
Globe-Trotters. Je ne suis pas spécialiste de la BD, je fais toutes sortes de projets avec le dessin traditionnel ou à l’ordinateur, et aussi
des retouches de photos.
Ludovic Przadka
Je m’appelle Ludovic Przadka. Je suis Français de naissance et Québécois d’adoption depuis plus de 10 ans. J’ai étudié en santé
animale et en agronomie.
Depuis que je suis petit, j’ai l’imagination fertile et ma famille m’a toujours encouragé à mettre mes histoires par écrit. Entre 1999
et 2005 j’ai écrit des pensées poétiques et en 2008 un premier livre est sorti sous le titre « Pensée, des pensées sans compter ». Ces 21 pensées sont un accès, une ouverture sur mon
imaginaire.
Ensuite j’ai écrit les histoires de la bande dessinée « Les folles aventures des Globe-Trotters ». Une BD jeunesse drôle
avec des jeux, des coloriages et un volet éducatif.
Pour avoir une idée exacte du travail produit, le mieux est de lire les livres. Pour des infos complémentaires, il y a mon site sur
Internet :
http://pages.videotron.com/ludoaute/
Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant ce que vous allez nous
présenter au Festival?
MJR
Nous allons lancer officiellement notre bande dessinée à l’espace Fanzine au festival de la BD francophone du Québec, au Salon
international du livre de Québec le 16 avril 2008. Le moment est idéal. C’est notre baptême à nous aussi, notre première expérience dans le domaine
de la publication d’une bande dessinée. Et sûrement pas la dernière ! J’ai du plaisir à travailler avec Ludovic, on rit beaucoup et on se complète bien.
LP
Nous allons présenter au festival une bande dessinée en couleurs jeunesse qui s’intitule « Les folles aventures des
Globe-trotters ». Cette BD résulte de l’association entre une artiste de talent (Marie-Justine Roy et un scénariste (moi-même)). Le lecteur y trouvera 14 aventures drôles, des jeux, des
coloriages, un volet éducatif-apprentissage.
Nous y avons consacré beaucoup de temps afin d’avoir un produit qui nous ressemble, nous tenions à ce que la BD soit conçue et
imprimée au Québec
Qu’attendez-vous de votre présence dans l’espace Fanzine du
FBDFQ?
MJR
J’espère trouver le contact avec les jeunes lecteurs, donner une belle visibilité à l’album et aussi la possibilité d’échanger avec
des gens qui œuvrent dans le domaine du dessin. Je m’attends à une belle expérience.
LP
N’ayant pas la popularité qui ouvre les portes des médias, l’espace fanzine va me permettre de présenter notre travail, faire
découvrir notre style en prenant de l’expérience du contact avec le public. Je vais pouvoir échanger et apprendre avec des personnes plus expérimentées en BD. Finalement vivre de beaux moments
avec des gens, de tout âge, qui vont me donner hâte de revenir l’année prochaine.
Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre
travail?
MJR
Tous les commentaires positifs venant de parents qui témoignent la réaction de leurs enfants à la vue de mes dessins me surprennent.
Dans le sens que ce sont toujours des réactions originales, venant du cœur, authentiques donc très flatteuses.
La dernière anecdote ne vient d’une amie qui a donné le poster de mon dessin de la
jungle à son fils Victor. Elle m’a raconté qu’il l’a pris dans ses mains et a dit « Woooow ! ». Ça peut paraître anodin mais elle a ajouté : « je ne l’avais jamais entendu
dire ce mot là » ce qui m’a fait très plaisir.
LP
En général, le premier commentaire est « je ne savais pas que tu écrivais ». Après avoir découvert mon travail, les
commentaires sont positifs. Les lecteurs sont souvent étonnés « je ne pensais pas que vous pouviez faire un travail aussi professionnel alors que vous êtes amateur ».
Mais ça finit toujours sur une note positive « il est pour quand le prochain livre ».
http://pages.videotron.com/ludoaute/
http://www.mjroy-artiste.com/
http://www.ericlamiot.org/article-18741168.htmlEntrevues FBDFQ 2008: Félix Laflamme2008-04-16T07:00:03Z2008-04-16T06:56:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48/Entrevues/06NoControl.jpg" />
Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne
vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?
Mon travail doit surement être une forme d’exutoire car, contrairement à ce que mes dessins peuvent laisser paraître, je suis
quelqu’un de très simple, calme et positif alors qu’on croit souvent que je suis weird. Quoi? Ça vous arrive à vous aussi? Mes illustrations sont plutôt Dark et tournent souvent autour d’idées
morbides. En contrepartie, j’attaque la chose avec un style cartoony et des couleurs flamboyantes. Pour moi, à la base, l’idée est simplement de m’amuser comme un petit fou chaque fois que
j’empoigne mes crayons. Je travail surtout avec des groupes de musique, des compagnies de skateboards, de fringues et autres.
Pouvez-vous nous parler de l’actualité de Félix Laflamme?
Au moment où l’on se parle, ma toute première exposition est présentée aux Foufounes Électriques à Montréal. Je suis très satisfait du
résultat et agréablement surpris par les réactions et les commentaires qui en sont ressortis jusqu’à maintenant. Tout s’enligne pour que je répète l’expérience dans un futur non-lointain, mais
pour l’instant, vous pouvez observer mes nouvelles œuvres du 5 Avril au 3 Mai 2008.
Avril c’est aussi le lancement du collectif « le Front » auquel je suis très
heureux d’avoir été invité à participer. Je serai présent le dimanche 20 avril au festival de la BD francophone de Québec pour griffonner dans les exemplaires de qui veut bien.
Sinon, je suis toujours caché derrière ma table à dessin à dessiner pour divers projets.
À surveiller :
- Le Livre Kustom Graphics (Éditions Korero Books) ose présenter 6 pages sur mon
travail.
- Le Dernier Album (Greatest Hits) des Ghoulunatics qui sont présentement en tournée d’adieu et dont j’ai illustré la
couverture.
- Un masque d’halloween édition limitée, travaillé conjointement avec un réalisateur d’effets spéciaux Gore, sera bientôt disponible
en ligne.
Pour tout savoir, le mieux est de visiter felix.laflamme.org ou www.myspace.com/laflam
Qu’est-ce qui vous a motivé à participer au collectif « le
Front »?
Quand on m’a contacté pour participer au Front, cela faisait déjà quelque temps que je n’avais pas travaillé sur une planche de BD. Je
voyais ceci comme une bonne occasion de m’y remettre et puis de renouer avec la bande dessinée en général. Le projet semblait sympathique et Gautier, l’instigateur du projet, l’était tout autant.
J’ai donc accepté sans trop d’hésitation. De plus, cela m’a permis de collaborer avec Martin Roy, avec qui j’avais envie de travailler depuis quelque temps, et aussi de faire parti d’un projet
regroupant des artistes motivés. Jeik Dion et Fred Jourdain sont des artistes dont je respecte énormément le travail et je suis honoré d’être publié à leurs côtés. Merci encore pour
l’opportunité, Gautier.
Les illustrations que vous proposez composent un univers assez
« noir », quelles sont vos sources d’inspiration?
Hummm dur à dire, une grosse mixture provenant de pleins de domaines différents comme la musique, les films d’horreur, la BD, Fine and
LowBrow Art, Kustom Graphics Culture, tatouage etc. L’art qu’on retrouvait sur les skateboards durant les années 80 et le travail de Jim Phillips sont aussi une grande source
d’inspiration.
Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre
travail?
Ahahah, le genre de réplique surprenante comme : Coudonc qu’est-ce que tu prends?
Mais bon, je trouve cela plutôt comique. Et puis les vieux mononcles et les vieilles matantes qui ne comprennent pas trop que je
gagnes ma vie à dessiner des crânes et des zombies!!
Hummmm dessiner des Zombies, la belle vie quoi.
http://www.myspace.com/laflam
http://felix.laflamme.org/
http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=106
Rappel : Lancement du Front #1 demain le Jeudi 17 avril, à 20h à La Ninkasi,
au 811 rue St Jean
http://www.frontfroid.com/
.
http://www.ericlamiot.org/article-18426648.htmlEntrevues FBDFQ 2008: Denis Rodier2008-04-16T06:50:04Z2008-04-16T06:47:00ZEric Lamiothttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-136532.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/47/72/48/Entrevues/DRodier01.jpg" />
Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui
ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?
Je me définis comme un artiste, il n'y a pas d'autre façon. Cela dit sans aucune prétention.
Voici pourquoi :
Je fais principalement de la BD ces temps-ci, mais ma production artistique prend plusieurs détours. ;-)
J'expose régulièrement mes toiles, je continue à faire de l'illustration et je suis aussi musicien.
Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Denis
Rodier?
Mon premier album pour un éditeur européen, Égide (Delcourt), sera sur le marché québécois le 11
avril.
Le tome 2 de Égide (fait avec l'aide de Gabriel Morrissette) paraîtra cet été.
Mon deuxième (non, ce n'est pas une charade), L'Ordre des Dragons (Soleil) le sera le 3 juin.
Je construis actuellement le site web qui s'y rattache. www.ordredesdragons.com, en ligne très bientôt.
Possibilité d'une exposition à Montréal cet été.
Mon groupe, Specimen13, un duo en fait, est à peaufiner la composition de son premier CD. Nous enregistrons cet
été.
Construction du site web qui s'y rattache. www.specimen13.com (des mp3 en ligne bientôt.)
Et présentement, je dessine le tome 2 de L'Ordre des Dragons
OUF!
« L’ordre des dragons » est une collaboration, comment se passe
cette collaboration au niveau pratique?
Le scénariste, Jean-Luc Istin, m'envoie un scénario et je fais le reste. ;-)
Non, sérieusement, y'a pas grand-chose d'autre à dire. À part quelques très courtes discutions sur le look des personnages, le
découpage et le matériel de documentation, je fais mon boulot dans mon coin.
Vous maitrisez de nombreux styles graphiques. Comment choisissez-vous
celui que vous utilisez pour chaque projet?
C'est le sujet qui m'inspire en premier. La BD d'aventure par exemple, a certaines demandes qui sont différentes de la BD d'humour. Du
même coup, dans la BD d'aventure, un univers Kafkaien aura des demandes différentes d'un univers Spielbergien. C'est peut-être aussi le fait que j'aime beaucoup de genres et de styles d'art et
qu'ils m'influencent tous. Et c'est peut-être aussi que je m'ennuie facilement et je veux me surprendre moi-même. ;-)
En fait, ce qui me pousse le plus pour la création artistique, tout médium confondu, c'est l'envie de lire, voir ou entendre quelque
chose qui ne m'est pas disponible. Un musicien dira souvent qu'il essaie de traduire ce qu'il entend dans sa tête. Moi, c'est plutôt l'acouphène, mais bon. ;-)
Vous travaillez beaucoup dans le comics américain et maintenant dans la BD
plus européenne. Dans le cadre de votre travail, quelles sont les spécificités de caque?
Nonobstant les genres et les traditions, la plus grande différence c'est le rythme de publication. Il y a un monde de différence entre
dessiner (à 4 mains, avec ce que ça comporte de compromis) 22 pages par mois et en dessiner, seul, 46 par an (ou presque). La BD US donne beaucoup de liberté, mais le créateur doit utiliser des
personnages qu'il n'a pas créés. La BD européenne a un avantage à ce niveau malgré que beaucoup de séries soient reprise par d'autres dessinateurs, ce qui revient au même.
Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de
votre travail?
Ce qui me surprend le plus sont les commentaires positifs. ;-)
On a déjà dit que j'étais un "Renaissance man". Ce qui est une façon un peu bidon pour les anglophones de classifier l'artiste
multidisciplinaire, mais la référence aux artistes de la renaissance comme Léonard DeVinci est franchement embarrassante.
http://www.rodierstudio.com/fran/introfr.html
http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=112