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Le Blogue:

Qui suis-je? voilà quelques pistes pour répondre à cette intéressante question.

Ça fait 11 ans que je suis arrivé au québec, importé de France. Je travaille en gestion de la recherche, à l'université Laval de Québec.  Je suis un passionné de BDs, j'aime la photographie, je dessine un peu, je fais aussi des scénarios de BD, mais je ne suis pas assez avancé à mon goût pour m'étendre sur le sujet (si vous voulez en savoir plus, contactez moi:  eric.lamiot@lycos.com).

J'aime aussi voyager, la bonne bouffe, et la bonne bière. Bref, c'est à travers ces pages que vous finirez par me découvrir, si ça vous tente!!

A bientôt.

Éric

http://ericlamiot.site.voila.fr/

Si l'environnement, l'écologie appliquée, et un projet de développement économique socialement conscient vous intéressent, venez participer ici:

http://zone.industrielle.ecologique.over-blog.com/

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Lundi 28 avril 2008

 

 

 

Le troisième concours de la bande dessinée est lancé. Après Zviane et Jessica Samson-Tschimbalanga, qui va être le prochain Lauréat? Je me suis intéressé au promoteur de ce concours, la librairie Monet, et c’est Éric Bouchard, Responsable du secteur bandes dessinées de la Librairie Monet et Responsable éditorial du Concours québécois de bande dessinée qui a gentiment répondu à mes questions.

 

 

Pourriez-vous nous présenter la Librairie Monet?


La Librairie Monet est d'abord une vaste librairie générale, mais elle possède aussi deux spécialités, la littérature jeunesse et la bande dessinée, lesquelles sont les plus importantes dans leurs secteurs respectifs au Québec. C'est une librairie indépendante (donc pas la succursale d'une chaîne), dont la renommée se fonde sur l'expertise de ses libraires de métier, leur service personnalisé et leur travail de conseil sur l'ensemble des fonds d'éditeurs (par opposition à la vente de piles de meilleurs vendeurs). Elle est située dans le quartier Cartierville, au Nord de Montréal, mais le bouche-à-oreille fait que de plus en plus de gens se déplacent enfin hors du strict centre-ville pour venir profiter de la richesse de son inventaire et de la passion de ses libraires.


 

 D’où est venue l’idée du Concours québécois de bande dessinée?


Nous participions à la première édition du défunt festival bdmontréal à l'été 2005, en tant que libraires pour les fonds des diffuseurs Sogides, Dimedia, Fides et Bayard, ainsi que pour l'éditeur Marchand de feuilles, et nous tenions à nous démarquer en initiant des activités à l'intérieur de la programmation. Nous y avons organisé une Impro BD & jazz avec VoRo, Caroline Mérola et Dominique Desbiens ; une édition spéciale du Comix Jam de Montréal (avec Kurt Beaulieu, Stéphane Dumais, Sirkowski, Bruno Laporte, Zviane, Raymond Parent, Richard Suicide, Éric Thériault, Jane Tremblay et plusieurs autres) – laquelle a donné lieu à l'édition d'un fanzine (toujours disponible !) ; et surtout manifesté notre volonté de nous impliquer dans la promotion de la relève de la bande dessinée québécoise en lançant la première édition du Concours québécois de bande dessinée.


 

Comment se passent les sélections puis la décision?


Chaque nouvelle édition du Concours se lance dorénavant au Salon du Livre de Montréal (mi-novembre), simultanément à la sortie officielle du livre du lauréat de l'édition précédente. Les candidats du Concours ont jusqu'à la fin janvier pour nous faire parvenir leur synopsis ainsi que 10% des planches de leur récit. Nous recevons en moyenne une vingtaine de dossiers par année et nous élisons trois finalistes. Les critères de sélection du comité éditorial sont évidemment la qualité, l'originalité, la personnalité et la maturité de chaque projet, la contrainte étant de proposer un récit complet en français ayant le Québec pour cadre... Mais finalement l'imagination est la seule limite, le récit pouvant être historique, de science-fiction, intimiste, etc. Les trois finalistes ont par la suite jusqu'à la fin juin pour remettre leurs projets complétés, en tenant compte des annotations données par le comité éditorial. Le finaliste est élu début juillet, puis s'enclenche le processus de fabrication du livre.



Vous en êtes à la troisième édtion du Concours, quelles sont les réactions?


Tout d'abord, le nombre de projets reçus augmente à chaque année. Des participants des années précédentes peaufinent leurs styles et proposent de nouveaux projets. La qualité des dossiers et de leur présentation s'améliore également. Je crois que c'est un signe le Concours acquiert de plus en plus d'importance symbolique aux yeux de la relève, et que le bien-fondé de notre rôle s'affirme durablement. Comme nous commentons tous les projets reçus, si des auteurs en herbe s'améliorent et proposent de nouveaux projets, c'est un signe que nous contribuons aussi, à petite échelle bien sûr, à un certain «avancement» de ces auteurs.
Nous sommes très heureux du formidable accueil public et critique qu'à reçu la première lauréate du Concours, Zviane (Sylvie-Anne Ménard) pour Le point B, avec notamment de longs articles élogieux dans Le Devoir et La scène musicale. Il faut dire que son blog très achalandé (
www.zviane.com/prout) est un vecteur de diffusion privilégié pour le travail de cette auteure. Avec son deuxième album paru l'année dernière, La plus jolie fin du monde, on peut dire que la carrière de l'énergique Zviane est définitivement sur les rails.
Nous avons été légèrement déçus, bien que peu étonnés que Mémoires de métys de Jessica Samson-Tshimbalanga, la lauréate de la deuxième édition, n'ait pas suscité autant de réactions dans la presse, sans doute pour une question de public-cible. En effet, les œuvres locales destinées aux jeunes trouvent peut-être moins d'écho dans une presse s'adressant aux adultes, quoique la donne puisse changer avec l'impact des Nombrils, de Delaf et Dubuc. Quoi qu'il en soit, nous sommes convaincus que Mémoires d'un métys est un album tout aussi pertinent que Le Point B dans le paysage de la BDQ : il est l'un des premiers albums professionnels publiés au Québec s'adressant aux adolescents (le nouveau public-vedette de l'édition), proposant un dessin et une narration manga de qualité, et mêlant efficacement action et romance dans un Québec historique ; en somme, une des rares BD de genre dans un monde local de BD d'auteur! Jessica Samson-Tshimbalanga est assurément une des futures valeurs sûres de la bande dessinée de genre au Québec.

Nous avons décidé de donner plus de visibilité aux trois finalistes du Concours cette année en présentant leurs projets sur le nouveau blogue de l'Espace BD de la Librairie Monet : http://lesitebd.canalblog.com/ (voir catégorie 3e concours québécois de bande dessinée). Jusqu'à présent, on peut voir en parcourant les commentaires des lecteurs du blogue que ceux-ci sont charmés par la qualité des projets proposés, et que cette troisième édition est déjà emballante !
Finalement, une raison de plus de constater que notre idée de concours était pertinente est que Glénat Québec vient d'en lancer un à notre suite ! C'est donc dire que les gros sous sont eux aussi intéressés par les talents de la relève québécoise...


 

Pourquoi un tel engagement pour la relève en BD?


Premièrement cette action s'effectue dans le même esprit que le lancement de notre spécialité BD en 1998 : nous croyions et croyons toujours que la bande dessinée est un médium extraordinaire qui n'est pas reconnu à sa juste valeur au Québec, et que nous désirons absolument promouvoir.
Deuxièmement, dans notre réflexion sur le rôle social et culturel qu'a à jouer une librairie dans sa communauté, un concours de bandes dessinées donnant l'opportunité à de jeunes talents d'éclore vient concrétiser cette philosophie d'implication que nous nous sommes donnée, et qui est aussi un clin d'œil à celle de la librairie-éditrice au 18e siècle, où le libraire vendait les livres qu'il éditait, dans un domaine où il se spécialisait. Il y a pour nous un côté emblématique au fait que ce soit une librairie, plutôt qu'un organisme culturel par exemple, qui soit à l'origine de ce type d'initiative. Nous tenons également à préciser qu'il ne s'agit pas que d'un investissement pour la relève au sens figuré, car nous ne recevons aucune subvention pour réaliser ce travail éditorial.
Troisièmement, il s'agit d'une action concrète dans notre engagement à promouvoir la multiplicité des voix éditoriales dans un univers de concentration éditoriale, cette fameuse «bibliodiversité» qui nous est chère, et qui est le château-fort des librairies indépendantes.
Et ne négligeons pas de mentionner qu'il y a malheureusement encore trop peu de titres de BD québécoise paraissant annuellement face à l'effarante production européenne francophone, soit environ 1% de la production totale (une quarantaine de titres sur quelques 4000 nouveautés annuelles). Il y a hors de tout doute une attitude protectionniste à adopter face à la création d'ici.

 



Pourquoi vous êtes-vous attelés à éditer les albums lauréats plutôt que de vous associer avec un éditeur?


En fait, notre intention initiale était justement de nous associer à l'expertise d'un éditeur en réalisant les livres des lauréats en co-édition ; nous ne croyions pas pouvoir devenir éditeurs du jour au lendemain (et par ailleurs, spécifions que notre vocation n'est pas de devenir éditeurs, nous sommes fiers d'être libraires !)
Mais la plupart des éditeurs contactés furent réticents à cette idée, arguant principalement le fait qu'elle pourrait signifier pour eux un favoritisme jouant précisément en leur défaveur : en effet, les grosses chaînes régissant l'univers de la vente de livres au Québec allaient-ils acheter des livres produits par des éditeurs «acoquinés» à une librairie «concurrente»? Nous n'avons donc pas eu le choix de mener le projet éditorial à terme par nous-mêmes, et avons heureusement pu bénéficier de tuyaux et conseils avisés de gens d'expérience du milieu qui croyaient en notre projet. Maintenant, je crois que les faits démontrent qu'avec le relais public et médiatique qu'a eu par exemple Le point B, l'éventualité de ne pas tenir les livres de Monet éditeur ne tenait plus... Et en définitive, nous sommes emballés par ces expériences ponctuelles d'édition !


 

Il y a trois sélectionnés et un gagnant, que deviennent les perdants?


Nous avons décidé d'élire trois finalistes pour nous assurer que les auteurs maintiennent leur désir de remporter le Concours jusqu'à la toute fin de leur travail, et qu'ainsi ils maintiennent également la qualité de ce dernier. Nous parons aussi de cette manière à l'éventualité où un finaliste se désiste en cours de route, comme cela s'est produit l'année dernière ; même si les créateurs savent dans quelle aventure ils s'embarquent, il s'agit tout de même d'un travail soutenu que de réaliser un album complet en quelques mois...
Alors quelle est la compensation d'avoir réalisé un album complet qui ne sera pas élu gagnant? Évidemment c'est une déception pour les finalistes, mais après il est plus facile pour eux d'aller démarcher des éditeurs avec un projet complété en main. Nous avons nous-même référé des finalistes ou des participants chez des éditeurs dont la personnalité éditoriale collaient à leur style. Et finalement, bien que cela ne soit pas mentionné dans le règlement, il ne serait pas impossible qu'advenant le cas où nous nous retrouvions avec deux projets de qualité exceptionnelle, devant lesquels il nous semble impossible de départager un gagnant, que nous décidions d'en élire deux.

 



Plus généralement, pourquoi les médias sont si peu intéressés à la BD, et particulièrement à la BD québécoise?


D'une part, parce qu'on accorde très peu de prestige culturel à la bande dessinée au Québec, où l'image, l'illustration, est systématiquement interprétée comme étant inférieure au texte, ou exclusivement destinée à l'usage des enfants, alors que bien sûr il n'en est rien : c'est un préjugé absolu et tenace. D'autre part, le tout est dû à un phénomène de cercle vicieux qui fait que depuis les superstars franco-belges des années 60 (les inévitables Schtroumpfs, Astérix, Tintin et Lucky Luke), et leur déclinaisons en films d'animations, les médias ne se sont pratiquement plus intéressés à la production, et ont donc failli à leur rôle d'éducation du grand public. Celui-ci, confiné dans son ignorance, ne peut nullement s'indigner que les médias ne s'y intéressent guère davantage aujourd'hui, ne sachant même pas lui-même ce qu'est la bande dessinée, à moins de fréquenter les librairies spécialisées. Pourriez-vous vous imaginer que les médias aient cessé par exemple de parler du cinéma depuis 40 ans? C'est pourtant ce qui s'est produit avec la bande dessinée. En conséquence, très peu de gens connaissent les mutations éditoriales que le médium a connu depuis cette époque : avènement de la BD adulte dans les années 70-80, avènement de l'édition indépendante, du roman graphique, des femmes dans la BD, de la bande dessinée japonaise et du renouvellement profond des thèmes et des styles que le tout a entraîné dans les années 90-2000, explosion de la production qui sévit depuis quelques années, etc. Il y a donc un problème très profond d'éducation du grand public et des journalistes. Alors essayez de vous imaginer la représentation médiatique de la BD québécoise, ce fameux 1% de la production de la BD francophone!
On pourrait signaler une troisième grande raison, c'est-à-dire l'immuable principe (appelons-le le principe Céline Dion) régissant les goûts de la masse québécoise, principe édictant qu'on ne chérit un artiste local que s'il a été reconnu en France ou aux États-Unis. Étant donné la petite taille du marché local et les moyens des éditeurs québécois, assurer une diffusion conséquente en Europe par exemple relève du tour de force. Reste donc pour les auteurs locaux à être édités à l'étranger (ou bientôt à être édités chez un éditeur étranger venu établir pignon sur rue au Québec). Comme je l'ai signalé plus haut, les médias locaux se sont intéressés par exemple aux Nombrils : édités – donc reconnus – en Europe (le troisième tome tire de manière faramineuse à 100 000 exemplaires, si mes souvenirs sont bons), ils se conforment au principe de reconnaissance québécoise. Mais ces mêmes médias se seraient-ils intéressés aux Nombrils du temps où ils étaient publiés dans Safarir? Au grand jamais! Il s'agissait pourtant du même objet...
Et pourtant, pour peu qu'on présente une bande dessinée contemporaine de qualité à un adulte néophyte le moindrement curieux, homme ou femme, dans 95% des cas il ou elle s'exclamera « Hein!!! C'est de la bande dessinée, ça?!? », abasourdi devant l'impact de la narration en images ou celui de la nature inattendue (pour lui ou elle) du propos : documentaire, reportage, biographie, etc. On se rend donc facilement compte que le médium est injustement et surtout injustifiablement boudé par les médias, d'autant plus lorsqu'on constate tout l'espace que ceux-ci accordent aux moindres navets du cinéma américain, et de manière plus générale à la musique, au théâtre, à la danse, ou aux expositions.
Je crois qu'un des principaux espoirs à poindre actuellement est la nouvelle génération des jeunes enseignants du primaire, secondaire et cégep, plus ouverts, moins bardés de préjugés, qui découvrent la bande dessinée contemporaine et ont envie de s'en servir comme support pédagogique (parce qu'il y a TELLEMENT de contenu dans une bande dessinée !), initiant ainsi les jeunes d'aujourd'hui au médium, et formant (car il faut éduquer cet œil), on le souhaite, les lecteurs de demain.


Merci Beaucoup pour cette entrevue. Rappelons que
Eric Bouchard est
Responsable du secteur bandes dessinées de la Librairie Monet et Responsable éditorial du Concours québécois de bande dessinée. Les résultats du troisième concours québécois de bande dessinée seront annoncés en juillet.


www.librairiemonet.com / www.lesitebd.com / www.librairiemonet.com/monet-editeur
Blogue : http://lesitebd.canalblog.com



 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Jeudi 17 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Quand je dessine, il me manque les mots et quand j’écris, il me manque les images.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité de Philippe Girard et de PhlppGrrd?

 

Mis à part les différentes nominations pour Danger Public (dont je suis très fier), Phlppgrrd est tranquille ces jours-ci. Par contre, Philippe Girard travaille fort. En plus de l’histoire que j’ai écrite pour Emmanuel Moynot dans le livre ‘Québec, un détroit dans le fleuve’, j’ai aussi scénarisé un album sur la vie de Champlain pour le dessinateur Guy Michel (qui sortira ce printemps) et j’ai mis en images un récit dont je suis très fier sur le voyage que j’ai effectué en Russie avec Jimmy Beaulieu à l’automne dernier. Ce livre s’intitule ‘Les Ravins’ et il devrait être prêt à temps pour le festival de la BD de Québec.

 

 

 

Cette année, il y a beaucoup de choses qui vous concernent, y en a-t-il une dont vous êtes particulièrement fier?

 

Je suis fier de tous les projets mentionnés précédemment, mais j’avoue avoir un petit faible pour les Ravins.

 

 

 

Quelle a été la source d’inspiration pour l’histoire proposée dans le collectif « Québec, un détroit dans le fleuve »?

 

J’ai d’abord essayé de me plonger dans l’univers d’Emmanuel Moynot en lisant ses livres. Par la suite, nous avons discuté un peu au téléphone et j’ai découvert qu’il aimait la musique. C’est à partir de cet élément (la musique) que j’ai élaboré le récit. J’avais également compris qu’il aimait bien les décors sinistres, les ambiances humides et je me suis dit que la ville de Québec des années 50, avec son côté Pays de l’Est, lui plairait.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Un jour que je dédicaçais au Festival de la BD de Québec, un homme est venu me voir avec un exemplaire de Béatrice. Pendant que je lui faisais un petit dessin, il m’a dit qu’il avait baptisé sa fille Béatrice en l’honneur de mon livre.

 

http://philippegirard.blogspot.com/

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=55

 

 

 

 

 

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Jeudi 17 avril 2008

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

Je dirais que je suis toujours en train de chercher à me renouveller. Que j'aime d'abord et avant tout créer des images, inventer des univers, que j'ai la prétention de vouloir faire des belles choses. Je n'aime pas suivre les règles, je veux faire les choses à ma façon.

 

 



Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Catherine Lepage?


Je suis nouvellement installée à Montréal. Je travaille à la pige en graphisme et en illustration. Je commence à travailler sur un nouveau projet de livre, je viens d'ailleurs de déposer une demande de bourse au conseil des arts du Québec. Mon temps de production va dépendre de l'obtention ou non de la bourse. Si c'est possible, j'aimerais prendre quelques mois pour travailler uniquement sur ce projet, à temps plein, plutôt que d'y travailler à temps perdu comme j'ai fait pour 12 mois sans intérêt. On  verra bien....

 

 

 

 Quelle a été la réception de « 12 mois sans intérêts »?

Très bonne. Ce livre semble toucher beaucoup de gens, probablement à cause du sujet, la dépression, très répandue aujourd'hui. D'ailleurs, le livre a reçu de très bonnes critiques, et ce, tant dans la presse spécialisée que dans les médias de masse : à Radio-Canada (Christiane Charette), bazzo.TV, dans le journal de Montréal, le Libération, Elle Québec..... C'est un grand soulagementi, ce livre  n'était pas facile à mettre au monde pour moi. On n'aime jamais trop dire qu'on a fait une dépression, et en sortant ce livre j'avais l'impression de m'exposer et de me rendre encore plus vulnérable!

 

 

 

Il y a un débat sur la place qu’occupe votre livre (entre autres) dans la bande dessinée. Faites vous de la bande dessinée?

Mon point de vue n'est pas encore clair à ce sujet. Pour moi, la définition de la bande dessinée est plus classique, avec des cases et des bulles. Par contre, j'ai eu des discussions avec des gens qui voudraient voir s'élargir cette définition, pour aller chercher un autre public, pour faire évoluer la bande dessinée et la perception qu'en ont les gens. Pourquoi pas? Moi, tout ce que je veux, c'est raconter des histoires en images, à ma façon. Si ça choque les puristes qu'on appelle ça de la B.D., je ne me battrai pas pour le titre. Peu m'importe comment on appelle ça !

 

 

 

Vous illustrez aussi des livres pour enfants. Est-ce que ce public est plus facile que le public adulte?

Les livres pour enfants se vendent bien, et il faut dire qu'en littérature jeunesse, je n'écris pas les textes, alors c'est peut-être plus facile. Mais je ne m'étais jamais posé cette question avant... D'ailleurs je ne veux pas me la poser, car quand je choisis de faire un livre, je ne prends pas la décision en fonction de l'éventuelle réception du public, mais plutôt en fonction du plaisir que j'aurai à y travailler, que ce soit pour les enfants ou les adultes!



 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

Il paraît que je dessine bien.... Ça fait toujours plaisir. Marie-France Bazzo a même dit que j'étais une illustratrice extraordinaire. Ça fait vraiment bizarre à entendre!

 

 

 

http://www.catherinelepage.com/

 

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=108

 

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Jeudi 17 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Je crois que je commencerais par présenter mon cheminement (le baccalauréat à l'UQO en bd, le concours de la Librairie Monet, etc.) et, bien sûr, un exemple de mon travail. Ensuite, je l'expliquerais un peu. Je suis tout à fait consciente de faire de la bande dessinée d'influence manga, mais je considère ma façon de raconter comme entre la bande dessinée européenne et japonaise. Aussi, j'expliquerais quelle technique j'utilise, soit l'encre de chine avec des lavis, et aussi pourquoi je fais de la bande dessinée. J'aime beaucoup raconter des histoires où les personnages ne sont pas parfaitement blancs ou parfaitement noirs. Surtout, peu importe ce qu'ils sont, j'essaie de leur donner une forme d'humanité au travers de leurs qualités et de leurs défauts.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Jessica Samson-Tshimbalanga?

 

 Je termine mon baccalauréat cette semaine, la semaine du 14 avril! Il y a l'exposition des finissants le mercredi 16 avril à partir de 17h et tous les projets synthèse des étudiants autant en bd, en arts visuels qu'en design graphique y seront! Le mien aussi bien sûr! Ça a été beaucoup de travail et j'espère que l'exposition se passera bien!

 

 

 

Quelle a été votre réaction en apprenant que vous aviez été sélectionnée puis retenue pour le concours de BD?

 

 J'ai littéralement sauté de joie. Ma colocataire d'alors en est témoin d'ailleurs. J'étais vraiment très contente d'apprendre que j'avais été sélectionnée comme finaliste. Quand j'ai appris que j'avais gagné le concours, j'étais vraiment heureuse. J'avais beaucoup travaillé et il m'en restait encore un peu à faire, mais c'était génial. Je dirais que c'était un rêve qui se réalisait plus tôt que ce que je n'aurais jamais pensé.

 

 

 

Quelle sont vos projets pour la suite?

 

 J'aimerais continuer à publier. Avec la fin de bac, je n'ai pas eu le temps de me consacrer à autre chose que mon projet synthèse. Si possible, j'aimerais reprendre les personnages de Mémoires de métys pour raconter une autre histoire. Je ne sais pas si ce sera possible, mais je vais travailler là-dessus dès ma sortie de l'université. Sinon, j'ai une autre histoire que j'aimerais raconter, mais je veux m'aguerrir graphiquement avant de m'y mettre, car elle est un défi énorme. Je ne veux définitivement pas arrêter de faire de la bande dessinée, même si je ne m'attends pas à ce que ce soit facile, au contraire.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

Je dois dire que je suis toujours un peu surprise quand les gens ignorent que je travaille à la main pour dessiner. Lors de périodes de dédicaces, ils me regardaient dessiner avec la plume et l'encre diluée et ils étaient surpris quand je disais que toute la bd avait été faite de cette manière. Je trouvais ça un peu comique, mais j'aime bien expliquer comment on fait une bd, alors c'est intéressant de pouvoir en parler. Sinon, on m'a quelques fois dit d'arrêter de dessiner avec une inspiration manga. Ça plaît à certains et ça ne plaît pas à d'autres. J'ai décidé de continuer de le faire, mais de toujours essayer de m'approprier le style et non pas seulement de l'imiter.  Je ne peux pas tenir compte des goûts de tout le monde, alors je fais de mon mieux à la manière qui me satisfait.

 

 

http://www.fbdfq.com/?rub=8&id_artiste=113

 

 

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Jeudi 17 avril 2008

 

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter votre travail à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Copinet Copinot est né le jour où Thomas Bayens (fameux écuyer d’une dynastie éternelle), en nettoyant le blason familial à l’aide d’un coton-tige, aperçut une inscription mystérieuse gravée dans le dos de l’enseigne royale. Cette inscription attira son attention, et il ne pu s’empêcher de la crier à voix haute : « COPINET COPINOT ! ». Il demanda aussitôt à son domestique de rassembler la chambre des Lords. Quand ce fut fait, ils se mirent d’accord pour découvrir le secret de l’inscription. Le baron allait partir à l’aventure comme ses ancêtres des temps chevaleresques.

Au même moment, Brulot était occupé à tenter de maîtriser son Chi avec l’aide d’un maître Tibétain, grand spécialiste de la méditation tantrique. Celui-ci approchait de près le paroxysme de sa quête transcendantale lorsqu’un bruit sourd et long raisonna à l’intérieur de son cortex.  Brulot sentit alors une force venue de loin l’envahir, ce bruit perçant glissa tout le long de ses neurones pour aller finir dans sa bouche, « Copinet Copinot » en résultat. Le maître Tibétain comprit alors toute l’envergure de cet événement, son élève avait su trouver son Chi et était maintenant prêt à affronter la vie avec l’aide de gens qui avaient, eux aussi, atteint leurs sommets spirituels, mais chacun à sa façon.

Julien DC travaillait sur un puits de pétrole au beau milieu de l’Arkansas dans le cadre d’une mission humanitaire. Tout se passait bien, il faisait chaud et la bière était tiède. Mais quelque chose vint perturber cette douce béatitude, le pétrole extrait du puit avait subitement changé de couleur, l’or noir prit des teintes de cyan et de magenta, ce qui provoque un choc à Julien car de douloureux souvenirs jaillirent du passé. En effet, son grand-père lui avait dit, il y a de cela très longtemps, que « el jour oussé que l’noir va dev’nir avec des couleurs de fifs, bah tu va d’voir arprendre l’aventure des Cow Pinets Cow Pinots ». Le missionnaire n’eut d’autre choix que de faire ses bagages et partir vers le Grand Nord, suivant les traces des légendaires cowboys dont son grand-père lui avait tant parlé.

Quelques années plus tard, le Baron Baeyens, Brulot le transcendantal et Jul l’habitant se rencontrèrent au beau milieu d’une vallée hivernale et décidèrent de créer un recueil de bandes dessinées qui allait partager leurs idéologies avec le grand public.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant ce que vous allez nous présenter au Festival?

 

Nous voulons faire découvrir aux gens notre petit fanzine bien sympathique et rempli de dévouement. En effet nous nous sommes « auto-produits » et nous avons confectionné les recueils entièrement, de la conception à l’imprimé et l’assemblage. C’est du « fait maison » bien pur et 100% biologique. C’est aussi le tout premier Copinet Copinot, et nous souhaitons bien en produire d’autres par la suite.

 

 

 

Qu’attendez-vous de votre présence dans l’espace Fanzine du FBDFQ?

 

De s’éclater en masse, rencontrer les autres bédéistes, créer des liens dans la communauté et se faire connaître un peu si possible.

 

 

 

Quels sont les commentaires les plus surprenants que vous ayez reçus de votre travail?

 

-          « Hein fucké! »

-          « Wow c’est différent… »

-          « Ça me rappelle la première fois que mon père à fait du vélo. »

-          « J’ai jamais vu quelque chose d’aussi bien foutu après la face à Thomas. »

-          « J’suis fier de toi mamie. »

-          « Les chiens en raffoleront »

Mais nous en attendons bien d’autres au festival, car c’est le lancement officiel de Copinet Copinot!

 

 

http://jul-zombie.deviantart.com/journal/17554784/

 

  

Note : l’ensemble de notre fanzine est un gros concept, nous avons donc suivit cette optique pour l’entrevue, alors ne vous sentez pas offusqué si les réponses semblent plus ou moins farfelues ou sérieuses. Nous sommes trois étudiants en graphisme et nous faisons cela pour le plaisir!

 

par Eric Lamiot publié dans : Entrevues
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Jeudi 17 avril 2008

 

 

Si vous aviez à vous présenter et présenter ce que vous faites à quelqu’un qui ne vous connait pas, que feriez-vous et que lui diriez-vous?

 

Ce que je réponds habituellement, c’est que je suis un touche-à-tout qui, aussi pradoxal que cela puisse paraître, se spécialise en bande dessinée depuis les dernière années. Ma culture personnelle, mes lectures de jeunesse,  mes expéricences sur le marché du travail on fait en sorte que j’ai développé différents moyens d’exercer mon art : j’ai travaillé pour l’industrie textile en dessinant des modèles d’imprimés pour les vêtements, j’ai baigné dans l’industrie du cinéma d’animation, j’ai fait de la caricature apprêtée à toutes les sauces, j’ai créé de la bande dessinée qui était publiée dans des fanzines et dans des magazines, j’ai aussi touché une fois à l’industrie du comic book américain, j’ai fait des peintures murales pour payer mes études collégiales. Bref, quand j’ai décidé de me lancer en affaires en tant qu’illustrateur-pigiste et que je me cherchais un nom de compagnie pour m’enregistrer, j’ai trouvé que l’illustrotteur avait une résonnance avec le mot globe-trotter. De plus, sachant qu’un globe-trotteur fait le tour du monde en visitant chaque continent, je trouvais qu’il y avait un parrallèle intéressant à faire avec ma propre expérience artistique qui donnait, comme je l’expliquais précédemment, dans plusieurs domaines différents mais quand même tous reliés d’une façon ou d’une autre par le dessin. C’est sous ce nom que j’ai illustré de nombreuses campagnes publicitaires promotionnelles.

 

 

 

Pouvez-vous nous parler de l’actualité concernant Simon Dupuis?

 

Actuellement, je vis une sorte de décallage : Mon premier album vient tout juste de sortir mais ça fait quand même quatre ans qu’il a été initié et deux ans qu’il est terminé! Pour différentes raisons, l’éditeur a plusieurs fois remis la date de sortie. Quand on regarde à la dernière page, on voit que la signature date de 2006. Bref, au moment où j’écris ces lignes, la coloration du deuxième tome vient d’être complétée. Bref, ce que je montre actuellement est déjà loin derrière…et cela donne un sentiment étrange…cela me fait penser aux réalisateurs qui nous parlent de la sortie d’un film quand ils sont déjà occupés à tourner quelquechose de tout à fait différent.

 

 

 

Pouvez-vous nous présenter « la poste d’Ishtar »?

 

La Porte d’Ishtar c’est une série qui s’inscrit dans le genre polar-historique. Un crime est commis. À partir de cet événement, on y découvrira le personnage principal de Taliya, une jeune scribe agée d’une vingtaine d’années, qui sera engagée par la reine Sémiramis

pour mener l’enquête. La Mésopotamie devient donc le décor de cette mise en scène où défileront une brochette de personnages très contrastés.

 

 

 

 

 

 

Comment s’est passée la collaboration avec Alain Paris, le scénariste?

 

Il faut dire que toute notre collaboration tient à une connexion intern car nous ne nous sommes jamais rencontrés physiquement! Tout d’abord c’est lui qui m’a contacté par courriel. Il avait déjà  proposé son scénario à  François Miville-Deschênes, mais celui-ci était déjà occupé à temps plein sur sa série Millénaire. Étant donné que François est un camarade de longue date et qu’il connaissait mon travail, il savais également que je tentais de faire mon entrée dans la BD alors il m’a tout simplement référé à Alain Paris.

Une fois le scénario validé par les Humanos, c’est là que j’ai dû à mon tour commencer le boulot de proposer des esquisses et des planches exemples au scénariste et au directeur de collection. Donc, une fois que j’avais en main un dossier très étoffé (plusieurs mois après nos premiers échanges de courriels), c’est à partir de ce moment que j’ai proposé ma candidature de façon officielle aux Humanos. Après quelques ajustements faits par rapport à mon dossier, je reçu un contrat écrit par la poste…et le scénario en document Word. Par la suite, je soumettais toujours le découpage technique de mes planches au scénariste et au directeur de collection. Ces étapes permettaient de détecter tout de suite ce qui aurait pu être problématique au niveau de la narration ou au niveau d’un possible anachronisme. Ces étapes embryonnaires se sont très bien déroulées grâce à l’envoi de courriels sur une base régulière et presque quotidienne.

 

 

 

Vous travaillez dans l’illustration, le dessin animé et la bande dessinée. Comment approchez vous chacun de ces média?

 

Pour moi, chaque projet sur lequel je suis invité à collaborer devient un nouveau défi à relever…que ce projet soit une commande d’illustration, une pein